Chronique

Blason marin,

L’autre moitié du soleil. (I)

Par Sven Larsonn (www.sauvesparlekong.com)

« Après une de ces nuits sans rêve qui nous rendent presque amoureux de la mort » 

Oscar Wilde 

Elle, nue, fond jour.

Métonymie du détail anatomique,

Ma main, sa nuque. Hic, nunc. 

Ses yeux-mi-clos 16/9,

Ta bouille t’es belle.

Pauvre. Rime pauvre. 

Pleine de grâce,

Seize neuvaines

Amour. Immense.

Tu effaces les chagrins,

Patenôtres,

Ta nuque et tes courbes 

Dessinent les matins, apôtres,

Ton ventre dessinera un destin,

Le nôtre.

Les cils qui bruissent ton œil crapaud,

Marie-Madeleine,

C’est une belle du bois dormant 

Dans le glauque des couettes, Anna, hic.

Une gueule de bois qui à rien ne mène, 

Et pourtant c’est bien toi, anadyomène.

Ciels.

Et le Soleil les vagues. Au très Haut.

Nos draps ton coquillage, veinent,

Et ton réveil appareillage – 

qui a inventé le réveil ? 

Ce criminel… Hypocrite hypallage. Soleilles.

S’embuent mes yeux de rogomme, ces morts d’amour. 

Miels.

Et le Soleil les vagues. Vitraux.

Toujours en lisière du lit, du Tendre,

Toujours au bord Amour, trop tôt, 

Tes petits cris, de l’air de rien autour,

Et de l’amour à revendre. 

C’est Juin, ses hits – 

Rayons arborent, lumières fugit. 

Et le Soleil les vagues. In Utero.