Les canelés d’Antonin : le goût de Bordeaux au cœur de Hong Kong
À Hong Kong, ville-monde où les cuisines se croisent, se répondent et se réinventent, Bertrand Jubault a choisi de défendre une gourmandise française à la fois simple, élégante et terriblement technique : le canelé. Fondateur d’Antonin Catering, maison spécialisée dans l’événementiel, les repas d’entreprise, les mariages et les expériences gastronomiques sur mesure, l’entrepreneur culinaire lance aujourd’hui un site dédié à cette spécialité bordelaise : Les canelés d’Antonin, disponible sur canelés.hk.
Par Catya Martin

Derrière ce petit gâteau caramélisé à l’extérieur et moelleux à l’intérieur, il y a une histoire personnelle, un savoir-faire artisanal et une ambition : faire du canelé un cadeau d’affaires premium, une signature française et, pourquoi pas, une nouvelle institution gourmande à Hong Kong.
De Bordeaux à Hong Kong, un parcours de passion
Installé à Hong Kong depuis plus de trente ans, Bertrand Jubault n’est pas arrivé dans la gastronomie par un chemin tout tracé. Logiciels d’information, assurance, vente de vin… son parcours professionnel l’a mené vers différents univers avant qu’il ne reprenne, il y a bientôt dix ans, l’activité de catering fondée par le chef Christian Cuvelier, ancien chef du Lycée Français de Hong Kong.
À l’origine, l’activité était centrée sur les cantines spécialisées pour de petites écoles françaises. Puis Antonin Catering s’est développé autour d’une cuisine artisanale, sur mesure, pensée pour les entreprises comme pour les particuliers. Le Covid a bien sûr bousculé les habitudes, mais le cœur du métier est resté le même : proposer une restauration de qualité, à taille humaine, loin des contraintes d’un restaurant classique.
« J’ai toujours voulu faire du catering et de la nourriture à ma façon, selon mes valeurs », confie Bertrand Jubault. Sans dépendre d’un loyer commercial ni d’un modèle trop lourd, il revendique une approche libre, artisanale, fondée sur le plaisir, la recherche des produits et l’attention portée à la nutrition.
Le canelé, une madeleine bordelaise
Si Bertrand Jubault s’intéresse aujourd’hui au canelé, ce n’est pas un hasard. Originaire de Bordeaux, il renoue avec une spécialité de son enfance, mais aussi avec un produit chargé d’histoire.

Le canelé est intimement lié au patrimoine bordelais. Selon la tradition, son origine remonterait à l’époque où les châteaux utilisaient des blancs d’œufs pour clarifier le vin lors du processus de collage. Les jaunes, alors inutilisés, auraient été récupérés par des religieuses, qui y ajoutaient sucre, farine, vanille et rhum — deux produits arrivés à Bordeaux grâce au commerce maritime — pour confectionner un gâteau destiné aux plus modestes.
Pour Bertrand, cette histoire fait partie de la force du produit. Le canelé n’est pas seulement une pâtisserie : c’est un récit, une culture, un symbole de la cuisine française. « C’est un gâteau qui a une histoire qu’on peut raconter », explique-t-il.
Un produit simple en apparence, exigeant en réalité
Farine, lait, œufs, sucre, rhum, vanille : la recette du canelé semble presque évidente. Pourtant, sa réussite repose sur une maîtrise technique redoutable. Pour Bertrand Jubault, le véritable secret tient en un mot : la cuisson.
L’appareil, proche d’une pâte à crêpes sucrée et parfumée, doit reposer longuement. Mais c’est au four que tout se joue. Pour obtenir cette fine coque caramélisée et ce cœur tendre si caractéristique, il faut un choc thermique puissant, idéalement dans des moules en cuivre, comme le veut la tradition bordelaise.

« Si on veut caraméliser, le cuivre est impératif », insiste-t-il. Les moules en silicone peuvent convenir à d’autres usages, notamment des versions salées, mais pour un canelé sucré authentique, la cuisson en cuivre reste la référence.
Le résultat ? Un équilibre entre croustillant et moelleux, intensité du caramel, parfum du rhum et rondeur de la vanille. Un petit gâteau que l’on croit connaître, mais qui demande précision, patience et savoir-faire.
Une gourmandise française à offrir
Avec Les canelés d’Antonin, Bertrand Jubault souhaite aller plus loin que la simple vente d’une pâtisserie. Son objectif est de faire du canelé un véritable cadeau d’affaires, élégant et différent, capable de séduire les entreprises, les banques, les compagnies d’assurance, les marques de luxe ou encore les hôtels.
À Hong Kong, où le soin apporté au packaging est essentiel, l’enjeu est aussi visuel. Les canelés d’Antonin se présentent dans des coffrets sobres et premium, pensés pour valoriser l’artisanat sans tomber dans l’excès. L’idée : proposer un cadeau raffiné, français, gourmand, et facile à partager.
Le site canelés.hk s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises. On peut y commander une boîte pour soi, un assortiment pour un événement, ou envisager des commandes plus importantes, de quelques coffrets à plusieurs centaines.

Pour les événements, les marques et les hôtels
Déjà très présents dans les buffets et événements d’Antonin Catering, les canelés se sont naturellement imposés comme l’une des signatures de la maison. Bertrand Jubault observe depuis longtemps leur succès auprès des invités. C’est d’ailleurs cet enthousiasme qui l’a convaincu de leur consacrer une offre spécifique.
Pour les entreprises, les possibilités sont nombreuses : coffrets personnalisés, cadeaux clients, lancements de produits, événements privés, collaborations en marque blanche ou encore créations sur mesure. Antonin Catering a déjà réalisé des présentations originales, comme des montagnes de canelés ou des mises en scène adaptées à des marques premium.
L’univers hôtelier représente également un marché prometteur. Bertrand imagine volontiers quelques canelés déposés dans une chambre à l’arrivée d’un client, comme une attention française, élégante et gourmande. La maison peut d’ailleurs livrer rapidement à Hong Kong, un atout important pour les conciergeries et les services haut de gamme.
Le canelé, futur classique hongkongais ?
À Hong Kong, le canelé n’est pas totalement inconnu. Certains grands hôtels l’ont déjà mis à leur carte, et une clientèle curieuse l’a adopté. Mais il reste encore loin d’être un produit de masse.
Pour Bertrand Jubault, c’est justement là que réside son potentiel. Dans une ville ouverte aux cuisines du monde, habituée aux tendances pâtissières — des macarons aux mooncakes revisités —, le canelé peut trouver sa place durablement. Il rêve même d’un slogan : « Dites-le avec des canelés ».
Son ambition n’est pas de créer une mode passagère, mais d’installer le canelé comme un classique, à l’image de l’éclair, du macaron ou de la galette des rois. Un produit que l’on offre, que l’on partage, que l’on retrouve dans les paniers garnis, les cafés, les événements et les cadeaux d’entreprise.
Et pourquoi pas, un jour, inventer le “mooncanelé”, clin d’œil gourmand au célèbre mooncake hongkongais ?
Tradition aujourd’hui, variations demain
Pour l’instant, Bertrand Jubault mise avant tout sur le canelé traditionnel. À sa grande surprise, le public local apprécie beaucoup cette version classique, sans adaptation particulière. Mais des évolutions sont déjà envisagées.
Parmi les pistes : un canelé avec un cœur fondant au chocolat, ou une version au thé matcha, pensée pour séduire les palais asiatiques et les amateurs de saveurs plus contemporaines. L’idée n’est pas de trahir le produit, mais de l’ouvrir à de nouvelles expériences tout en conservant son identité.
Autre format à développer : le mini-canelé, parfait avec le café, en remplacement d’un chocolat ou d’un biscuit. Une bouchée élégante, idéale pour les hôtels, restaurants, bureaux ou événements d’entreprise.

Comment déguster un canelé ?
Pour Bertrand Jubault, le canelé se savoure idéalement en fin de repas, avec un café. Il peut aussi accompagner certains vins de dessert, s’intégrer à un panier gourmand ou compléter un coffret de bouteilles.
Côté conservation, les canelés d’Antonin sont livrés frais et se gardent plusieurs jours au réfrigérateur. Pour retrouver toute leur texture, il suffit de les réchauffer quelques secondes au micro-ondes à puissance moyenne, ou quelques minutes au four doux. Le cœur redevient tendre, la coque retrouve son relief, et le plaisir opère.
Un conseil toutefois, glissé avec humour par Bertrand : « Y aller mollo, parce que c’est addictif. »
L’artisanat français comme signature
Avec Les canelés d’Antonin, Bertrand Jubault affirme une vision : celle d’une gastronomie française accessible, artisanale, premium sans être prétentieuse. Une gourmandise enracinée dans l’histoire bordelaise, mais parfaitement adaptée à l’énergie cosmopolite de Hong Kong.
À travers ces petits gâteaux dorés, Antonin Catering propose plus qu’un dessert : une attention, une histoire, un moment de partage. Qu’ils soient servis lors d’un événement, offerts à un client ou dégustés avec un café, les canelés d’Antonin ont cette ambition simple et rare : faire voyager en une bouchée.
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Informations et commandes : canelés.hk

