Culture

Le mois d’avril à Parenthèses

Comme tous les mois, découvrez l’actualité de la librairie francophone Parenthèses. Coup de projecteur sur le mois d’avril.

Par Catya Martin (avec parenthèses)

Vendredi 10 avril de 18h00 à 19h00
Rencontre et signature avec Sandrine Chenivesse pour la présentation de son livre :
« La Forteresse des âmes mortes. Voyage initiatique dans les montagnes taoïstes » (343HKD).

A propos : Et si la fin était un commencement ? Et si la mort ouvrait la porte d’une aventure extraordinaire, inédite pour une ethnologue de vingt-cinq ans qui ose briser les tabous de la Chine des années 1990, enfermée dans ses secrets ?

Intrépide et délicate, la jeune Française nous plonge au coeur d’une enquête sur la mort selon la tradition taoïste, dans un univers où les mondes s’entremêlent et se révèlent au fil d’un récit fascinant.

Depuis sa chambre de la Pension des Cadres du Parti, dans un village isolé au pied du mont Fengdu, on découvre la cité fantomatique de la malemort.
Vestiges d’une histoire millénaire, où les villageois restent souvent muets, les lieux et rituels précipitent la jeune femme dans un vertige accidentel, physique et existentiel.

Tout bascule. Du secret au sacré, visible et invisible, de l’indicible au sensible, social et politique, ce journal – tel un roman initiatique – dévoile alors des dimensions insoupçonnées de l’être, parmi les vivants et les morts, démasquant les recoins les plus enfouis des voix de la Terre, des mémoires ancestrales et collectives.


Mercredi 22 avril de 18h00 à 19h00
Rencontre et signature avec Julie Moulin pour la présentation de son livre :
« L’insulation, nouvelles de Singapour » (252HKD).


A propos : Les quinze nouvelles de ce recueil sont nées à Singapour où Julie Moulin s’est installée en 2020.
L’insulation est un livre sur les liens et sur les transformations.
Quand on s’éloigne de chez soi, de ses habitudes, il y a un moment de bascule où le quotidien prend des allures fantastiques. On se met à regarder les choses et les êtres sous un angle différent. On porte sur le monde un regard neuf. On se laisse aussi plus facilement traverser par l’extérieur.
Il y a des robots qui s’aiment et des hommes qui se prennent pour des perroquets, des femmes obsédées par l’humidité et d’autres qui font reculer les frontières du réel. Il y a un singe esseulé, un fantôme affamé, une petite table qui rêve et une enfant naufragée. Il y a un chauffeur de taxi qui se prend pour un capitaine de navire. Des détritus un peu partout et l’actualité qui se transforme en parasites.
Ce sont des textes dans lesquels se côtoient le comique et l’angoisse, le banal et l’insolite, le réel et l’incertitude, voire l’absurde. Ce sont des textes un peu étranges, comme est étrange tout ce qui nous bouscule et nous décentre.
L’insulation, parce que cela renvoie à la notion d’isolement. C’est aussi un néologisme inventé par l’autrice pour sa proximité sonore avec les mots insolation et insularité.
Ces nouvelles trouvent un écho tout particulier en nous, habitants éphémères de l’île de Hong Kong.
« Ses nouvelles sont inspirées par Singapour mais ne s’y résument pas. Elles sont surtout le fruit de son imagination. Elles disent aussi, quelque chose de notre époque ».
Écrivaine française établie à Singapour, Julie Moulin anime le podcast Marcher entre les lignes consacré à la littérature singapourienne. Elle a signé deux romans publiés chez Alma Editeur et un recueil de nouvelles, L’insulation, nouvelles de Singapour, paru en janvier 2026 aux éditions Thierry Marchaisse.