Chronique

Blason marin, L’autre moitié du soleil. (II)

Par Sven Larsonn (www.sauvesparlekong.com)

Toujours en lisière du lit, du Tendre,
Toujours au bord Amour, trop tôt,
Tes petits cris, de l’air de rien autour,
Et de l’amour à revendre.
C’est Juin, ses hits –
Rayons arborent, lumières fugit.

Des clochers en pâmoison, jazz, croches, double croches, syncope,
Malt et bruissant,
Malt et brisant,
La lune sur ton nombril
Comme une Anicroche;

Et le Soleil les vagues.
Au très Haut. Rires,
Mon verre s’est brisé comme un éclat de myrrhe.

Spectre lumières les arrièrées, ta cuisse,
Onde, vitrail.
Il y a des rayons de soleils vénérés,
Tu deviens Christ, tu deviens Aime,
Deviens Elle.

Il y a le drame d’une vie sans toi,
Ta nuque cendres, enveloppée de bon matin quand je comprends que les murs sont cendres, ton fémur, le fendu, nos gémir, l’imputrescible du verbe jouir et quelques notes de Chopin. Vitrail. Lumière. Verre cassé.

Mon rêve s’est brisé comme un éclat de mort.

Lune contre jour, 7h du mat
Abbayes leffe, vitraux sans fin, de l’autre côté de ta langue, la réponse c’est la guerre.

Et de mourir de faim,
Mais de mourir de faim dans tes bras pleins de veines et de vrai, comme après une de ces nuits sans rêve qui nous rendent presque amoureux de la mort.

Blason marin, le mien, l’autre moitié du soleil, la mosaïque bénie d’une éternité de sommeil.