{"id":916,"date":"2015-11-03T21:33:40","date_gmt":"2015-11-03T20:33:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=916"},"modified":"2015-11-03T21:35:57","modified_gmt":"2015-11-03T20:35:57","slug":"buenos-aires-un-sud-tout-parisien-de-style-et-delegance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=916","title":{"rendered":"Buenos Aires : un sud tout parisien de style et d&rsquo;\u00e9l\u00e9gance"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><em>Souvent les plus belles cit\u00e9s fleurissent au bord de l&rsquo;eau\u00a0: que ce soit la mer ou l&rsquo;oc\u00e9an, un lac ou un fleuve. Parfois, la beaut\u00e9 d&rsquo;une baie ajoute une dimension suppl\u00e9mentaire \u00e0 la palette\u00a0: Rio, Sydney, San Francisco, Istanbul&#8230; Blottie\u00a0<\/em><em>tout au fond de l&rsquo;estuaire du Rio de la Plata, Buenos Aires semble presque vouloir cacher au monde son univers de sud lointain. Envo\u00fbtante comme une belle sir\u00e8ne dont la musique rev\u00eat des airs de tango, elle est \u00e0 la fois cosmopolite, fluviale et oc\u00e9ane comme New York et surtout parisienne \u00e0 l&rsquo;exc\u00e8s sur la rive m\u00e9ridionale d&rsquo;un fleuve \u00e0 la connotation espagnole de \u00ab\u00a0rio\u00a0\u00bb.<\/em> <strong><em>Par Christian Sorand<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Les voyageurs disent souvent de Paris qu&rsquo;il n&rsquo;existe aucune autre cit\u00e9 fluviale semblable \u00e0 la \u00ab\u00a0ville lumi\u00e8re\u00a0\u00bb. Alors c&rsquo;est peut-\u00eatre ce que les Argentins ont voulu contredire. Car nulle part ailleurs au monde, ne peut-on se sentir plus \u00e0 Paris qu&rsquo;\u00e0 Buenos Aires\u00a0! Si le hasard veut que l&rsquo;on y arrive par la gare routi\u00e8re ou ferroviaire (Estacion Retiro), cette impression tenace vous saisit d&#8217;embl\u00e9e. Est-ce un r\u00eave\u00a0? On est sans doute mal r\u00e9veill\u00e9 apr\u00e8s une longue nuit de voyage\u00a0! Il faut pourtant vite se r\u00e9signer \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Le taxi file vers l&rsquo;h\u00f4tel et le chauffeur parle espagnol. Yeux \u00e9carquill\u00e9s, il faut bien convenir aussi que la signalisation est \u00e9crite dans la langue de Cervant\u00e9s\u00a0!<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">L&rsquo;incommensurable impression de se trouver sur les grandes art\u00e8res bord\u00e9es d&rsquo;\u00e9l\u00e9gantes b\u00e2tisses, si caract\u00e9ristiques de Paris-sur-Seine, restera dominante envers et contre tout\u00a0! Certes, ce n&rsquo;est pas une illusion. Bienvenue \u00e0 la cit\u00e9 des \u00ab\u00a0Bons Vents\u00a0\u00bb, le Paris du Rio de la Plata\u00a0! Vamos\u00a0amigo!<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>La plus europ\u00e9enne des villes d&rsquo;Am\u00e9rique latine<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Sur le chemin lointain de l&rsquo;a\u00e9roport international Ezeiza, on n&rsquo;a pas du tout la m\u00eame impression cette fois. On \u00e9pouse surtout les proportions de cette m\u00e9galopolis. Car c&rsquo;est une surprise\u00a0: Buenos Aires d\u00e9tient la troisi\u00e8me place du palmar\u00e8s des Am\u00e9riques pour le nombre d&rsquo;habitants apr\u00e8s Sao Paulo et Mexico. Si la ville historique compte 3.1M d&rsquo;habitants, le grand Buenos Aires totalise une population de 14.5M de Buenos-Airiens (Bonaerenses, en espagnol). Aux portes des \u00e9tendues de la pampa argentine, cette ville ne cesse de surprendre. Alors, voici le Centro dont l&rsquo;avenue du 9 Juillet (Avenida 9 de Julio) d\u00e9voile soudain l&rsquo;ob\u00e9lisque monumental (Obelisco, haut de 67.5m) caract\u00e9risant la cit\u00e9 des \u00ab\u00a0Bons vents\u00a0\u00bb sur la place de la R\u00e9publique (Plaza de la Rep\u00fablica). Le chauffeur pr\u00e9cise qu&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;avenue la plus large existant au monde. Longue d&rsquo;environ un kilom\u00e8tre, elle comm\u00e9more l&rsquo;ind\u00e9pendance de l&rsquo;Argentine, le 9 juillet 1816. Ici, les chauffeurs de taxis sont prolixes \u00e0 souhait. Ils aiment parler de leur cit\u00e9 avec le tutoiement caract\u00e9ristique des Sud-Am\u00e9ricains. \u00ab\u00a0Ah si tu es Frances, muy bueno se\u00f1or\u00a0\u00bb&rsquo; Sur le chemin de l&rsquo;h\u00f4tel, le taxi passe alors devant l&rsquo;incontournable Teatro Col\u00f3n, joyau culturel de cette ville monumentale. Si ce n&rsquo;\u00e9tait pas pour la multitude de tous les jacarandas en fleurs, on en serait presque \u00e0 se demander si l&rsquo;illusion n&rsquo;est point vaine. Car les premi\u00e8res impressions perdurent. En marchant dans les rues du Mini Centro, les fa\u00e7ades du Rio de la Plata sont une r\u00e9plique parisienne. Larges portes d&rsquo;entr\u00e9e en bois vernis, rehauss\u00e9es de heurtoirs dor\u00e9s, magnifiquement ouvrag\u00e9s. De la superbe Plaza San Martin aux grands arbres s\u00e9culaires, on descend alors Florida, la rue pi\u00e9tonne du centre jusqu&rsquo;aux Galer\u00edas Pac\u00edfico, un \u00e9tonnant centre commercial b\u00e2ti sur le mod\u00e8le du Bon March\u00e9 de Paris. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Quelle est-donc l&rsquo;histoire de cette ville monumentale dont la prestance rivalise avec celle des grandes capitales europ\u00e9ennes\u00a0? Les rues en damiers t\u00e9moignent n\u00e9anmoins d&rsquo;un urbanisme colonial espagnol semblable \u00e0 celui des Romains ou des Chinois.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>Naissance et \u00e9volution de la ville<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">La premi\u00e8re fondation de Buenos Aires date du XVIe. Elle explique l&rsquo;origine du nom. En 1536, le navigateur espagnol Pedro de Mendoza (1487-1537), natif de Cadix, \u00e9tablit la colonie et la baptise Notre-dame-du-bon-vent (en espagnol\u00a0: Nuestra Se\u00f1ora Santa Maria del Buen Ayre) en l\u2019honneur de la Vierge de Cagliari, en Sardaigne, protectrice des navigateurs. Or, il fallut une seconde impulsion pour asseoir la p\u00e9rennit\u00e9 de Buenos Aires. Ce fut l&rsquo;\u0153uvre du conquistador basque, Juan de Garay (1528-1583) en l&rsquo;an 1580. Cette \u00e9poque marque le v\u00e9ritable essor de la ville\u00a0: place de mai (Plaza de Mayo, 1580, comm\u00e9morant l&rsquo;ind\u00e9pendance du pays, le 25 mai 1810) et autour de laquelle se trouvent la Maison rose (Casa Rosada, 1594, palais de la pr\u00e9sidence argentine), le Cabildo (1608), la Cath\u00e9drale m\u00e9tropolitaine (Catedral Metropolitana de Buenos Aires, 1791) et enfin la Banque de la nation argentine (Banco de la Naci\u00f3n Argentina, 1891). Gr\u00e2ce \u00e0 son port et au commerce du cuir provenant des troupeaux de bovins sauvages, la ville attire alors une forte immigration d&rsquo;Espagnols et d&rsquo;Italiens. Les troupes anglaises y d\u00e9barquent \u00e0 deux reprises\u00a0: en 1806 et 1807. Puis \u00e0 la fin du XIXe, la construction du chemin de fer favorise l&rsquo;essor industriel de l&rsquo;Argentine. Ce sont d&rsquo;ailleurs les Britanniques qui construisent la gigantesque gare ferroviaire de Retiro. Au d\u00e9but du XXe, Buenos Aires \u00e9difie les plus hauts gratte-ciel d&rsquo;Am\u00e9rique du Sud, ouvre de larges avenues et se dote d&rsquo;un m\u00e9tro (en 1913). On conna\u00eet ensuite les vicissitudes politico-militaires et l&rsquo;av\u00e8nement du p\u00e9ronisme. L&rsquo;histoire moderne du pays est marqu\u00e9e par une d\u00e9monstration de force instigu\u00e9e par Juan P\u00e9ron (1895-1974) le 17 octobre 1945 sur la place de mai. Les ann\u00e9es 70 sont celles de la \u00ab\u00a0guerre sale\u00a0\u00bb (entre 10.000 et 30.000 enl\u00e8vements politiques) ponctu\u00e9e par les marches silencieuses des m\u00e8res des disparus. La d\u00e9faite de la guerre des Malouines en 1982 marque alors la fin de la dictature et un retour \u00e0 la d\u00e9mocratie. La crise \u00e9conomique surgit ensuite provocant le ch\u00f4mage entre 1998 et 2002.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">L&rsquo;activit\u00e9 \u00e9conomique a repris depuis. Et les Buenos-Airiens conservent le premier pouvoir d&rsquo;achat d&rsquo;Am\u00e9rique latine par habitant. Surtout, la plus europ\u00e9enne des villes d&rsquo;Am\u00e9rique du Sud demeure un haut lieu de culture.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>Une vie culturelle riche et diverse<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Buenos Aires b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une vie artistique et culturelle intense\u00a0: mus\u00e9es, th\u00e9\u00e2tres, biblioth\u00e8ques et galeries d&rsquo;art. On y trouve pas moins de 140 mus\u00e9es. Le mus\u00e9e national des Beaux-Arts (Museo Nacional de Bellas Artes, 1895) \u00e0 Recoleta conserve des \u0153uvres de Goya, Renoir, Manet, Van Gogh, Monet et Picasso. La vedette revient toutefois au Teatro Col\u00f3n (Th\u00e9\u00e2tre Colomb), l&rsquo;un des op\u00e9ras les plus fr\u00e9quent\u00e9s du monde. Class\u00e9 troisi\u00e8me, c&rsquo;est l&rsquo;un des plus c\u00e9l\u00e8bres op\u00e9ras. Il est situ\u00e9 au c\u0153ur de la ville, sur l&rsquo;avenue du 9 juillet. L&rsquo;ing\u00e9nieur, Charles Pellegrini (1800-1875) \u00e9tait franco-argentin n\u00e9 \u00e0 Chamb\u00e9ry. Il construisit la premi\u00e8re version du th\u00e9\u00e2tre inaugur\u00e9e en 1857. Une deuxi\u00e8me construction a \u00e9t\u00e9 entreprise \u00e0 la fin du XIXe. Elle a dur\u00e9 vingt ans pour \u00eatre achev\u00e9e en 1908. Entre 2006 et 2010, l&rsquo;\u00e9difice a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement restaur\u00e9. Il peut accueillir aujourd&rsquo;hui 3.000 spectateurs. Son acoustique exceptionnelle le classe au 5\u00e8me rang des meilleures salles de concerts du monde apr\u00e8s Berlin, Vienne, Amsterdam et Boston. Sa visite s&rsquo;impose et sa somptuosit\u00e9 le place au m\u00eame rang que le palais Garnier de Paris. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Buenos Aires \u2013 comme Montevideo &#8211; est aussi la ville du tango, qui a d&rsquo;abord gagn\u00e9 le quartier de San Telmo \u00e0 la fin du XIXe. De nos jours, le quartier de La Boca, haut en couleurs, peupl\u00e9 \u00e0 l&rsquo;origine par une colonie g\u00e9noise, rappelle l&rsquo;ambiance de Montmartre ou du Quartier latin. Caminito (petit chemin en espagnol) est un paradis touristique o\u00f9 l&rsquo;on entra\u00eene les visiteurs sur des airs de tango. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">C&rsquo;est aussi et surtout une ville de tradition litt\u00e9raire. Jorge Luis Borges (1899-1986) y est n\u00e9. Sa prose et sa po\u00e9sie sont devenues des classiques de la langue espagnole bien qu&rsquo;il n\u2019ai jamais \u00e9t\u00e9 laur\u00e9at du prix Nobel de litt\u00e9rature. Borges passa une partie de son enfance \u00e0 Lugano et \u00e0 Gen\u00e8ve o\u00f9 il choisit de mourir des suites d&rsquo;un cancer. Julio Cort\u00e1zar (Bruxelles, 1914-Paris, 1984) est n\u00e9 en Europe de parents argentins retourn\u00e9s \u00e0 Buenos Aires lorsqu&rsquo;il avait quatre ans. En 1951, Julio Cort\u00e1zar \u00e9migre en France o\u00f9 il passera le reste de sa vie apr\u00e8s avoir obtenu la nationalit\u00e9 fran\u00e7aise en 1981.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">D&rsquo;autres \u00e9crivains ont \u00e9galement v\u00e9cu \u00e0 Buenos Aires, comme le dramaturge am\u00e9ricain Eugene O&rsquo;Neill (1888-1953) ou le pilote-\u00e9crivain Antoine de Saint-Exup\u00e9ry (1900-1944). Ren\u00e9 Goscinny (1926-1977) y passe son enfance avant de devenir le c\u00e9l\u00e8bre auteur de la bande dessin\u00e9e fran\u00e7aise Ast\u00e9rix. Une autre c\u00e9l\u00e9brit\u00e9, Aristote Onassis (1906-1975), y a v\u00e9cu. C&rsquo;est \u00e9galement le lieu de naissance du p\u00e8re j\u00e9suite Jorge Mario Bergoglio, \u00e9lu pape Fran\u00e7ois en 2013, et du footballeur Diego Maradona.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">La culture est souvent l&rsquo;apanage des grandes cit\u00e9s. Toutefois, le visiteur ne peut rester insensible \u00e0 l&rsquo;irr\u00e9sistible charme de cette ville des bords du Rio de la Plata.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>Une irr\u00e9sistible beaut\u00e9<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Buenos Aires se compose de 48 quartiers (barrios)\u00a0: quartiers portuaires de La Boca et de Puerto Madero, quartiers touristiques et anim\u00e9s de San Telmo et Monserrat, quartiers \u00e9l\u00e9gants et r\u00e9sidentiels de Belgrano, Palermo ou Recoleta.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Son port, situ\u00e9 \u00e0 l&#8217;embouchure atlantique du Rio de la Plata, est un des plus actifs au monde. Les anciens bassins de Puerto Madero ont \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9s. Les docks ont laiss\u00e9 la place \u00e0 des boutiques, des caf\u00e9s et des restaurants le long d&rsquo;une superbe promenade devenue un lieu hant\u00e9 par les Port\u00e8gnes (porte\u00f1os, les habitants du port) et les touristes en qu\u00eate de l&rsquo;air du large ou d&rsquo;un lieu de sortie branch\u00e9. En 1998, l&rsquo;architecte espagnol Santiago Calatrava y \u00e9difia un superbe pont pi\u00e9tonnier de 170m de long, appel\u00e9 Puente de la Mujer (le pont de la femme).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">On a d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9 les centres historiques proches de Monserrat et de San Telmo en mentionnant la place de mai et le berceau du tango argentin. Ici, l&rsquo;Avenida de Mayo (l&rsquo;Avenue de Mai) est souvent surnomm\u00e9e l&rsquo;axe civique, \u00e9tant donn\u00e9 qu&rsquo;elle relie le palais de la pr\u00e9sidence (&lsquo;Casa Rosada&rsquo;) au palais du Congr\u00e8s de la nation argentine (1906) construit dans le style des Beaux-Arts. Bord\u00e9e de majestueux immeubles, dont certaines fa\u00e7ades sont dans le style de l&rsquo;art nouveau, cette magnifique avenue rappelle Paris ou Barcelone.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Recoleta et les quartiers voisins de Palermo et de Retiro sont des quartiers chics et r\u00e9sidentiels offrant une ressemblance frappante avec la ville de Paris. Recoleta demeure l&rsquo;un des plus beaux quartiers de la capitale argentine. Ambassades, h\u00f4tels de luxe et immeubles cossus jalonnent de belles avenues souvent ombrag\u00e9es et parsem\u00e9es d&rsquo;un grand nombre de parcs et de places. En fait, Recoleta doit son nom au couvent des R\u00e9collets, ordre franciscain fran\u00e7ais, qui fonda ici une \u00e9glise au XVIIIe si\u00e8cle. Construite dans le style colonial et datant de 1732, Nuestra Se\u00f1ora de Pilar (N-D-du-Pilier) est aujourd&rsquo;hui une basilique dot\u00e9e d&rsquo;une crypte et d&rsquo;un clo\u00eetre. Cet ordre a \u00e9galement construit le cimeti\u00e8re voisin\u00a0: le cimeti\u00e8re de Recoleta, dessin\u00e9 par un Fran\u00e7ais, Prosper Catelin, et mis en service en 1822. Ce cimeti\u00e8re argentin est devenu aussi c\u00e9l\u00e8bre que ceux de Montparnasse ou du P\u00e8re-Lachaise \u00e0 Paris. Panth\u00e9ons et caveaux, rehauss\u00e9s parfois de statues, sont les s\u00e9pultures d&rsquo;\u00e9crivains, d&rsquo;hommes politiques, de militaires ou d&rsquo;artistes c\u00e9l\u00e8bres. On vient le visiter. Certaines tombes sont fran\u00e7aises, comme celle d&rsquo;Alfred Molet (1850-1917), ing\u00e9nieur et industriel expatri\u00e9 en Argentine. Plusieurs pr\u00e9sidents y sont \u00e9galement enterr\u00e9s et on continue \u00e0 se recueillir sur la tombe de Maria Eva Duarte de Per\u00f3n (1919-1952) qu&rsquo;il faut chercher dans un d\u00e9dale de s\u00e9pultures monumentales. L&rsquo;\u00e9glise et le cimeti\u00e8re sont construits sur une colline o\u00f9 se trouve la Plaza del Pilar. Il y a des caf\u00e9s, des restaurants renomm\u00e9s, des boutiques de luxe et des centres commerciaux tout autour de cette immense place anim\u00e9e de jour comme de nuit.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Buenos Aires est donc une de ces villes-mus\u00e9es, faite non seulement de monuments grandioses et d&rsquo;une foule d&rsquo;attractions diverses, mais aussi et surtout empreinte d&rsquo;un insolite multiple et subtil d\u00e9couvert chemin faisant en explorant \u00e0 pied cette ville d&rsquo;exception. C&rsquo;est le cas par exemple de l&rsquo;ambassade de France (Palacio Ortiz Basualdo). Sise depuis 1939 dans un h\u00f4tel particulier du style des Beaux-Arts, elle a \u00e9t\u00e9 construite en 1912 par un architecte fran\u00e7ais, Paul Pater, pour le couple Ortiz Basualdo. La capitale argentine, comme la capitale fran\u00e7aise est donc un des lieux o\u00f9 il fait bon se promener ou s&rsquo;asseoir \u00e0 la terrasse d&rsquo;un caf\u00e9. Buenos Aires jouit d&rsquo;un climat subtropical humide permettant \u00e0 de nombreuses essences exotiques de s&rsquo;\u00e9panouir dans les espaces verts. Alors on convient tout simplement qu&rsquo;il fait bon vivre dans l&rsquo;ambiance latine de cette cit\u00e9 du grand sud.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><em><span style=\"text-decoration: underline;\">Sources:<\/span> <\/em><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\">Ambassade de France \u00e0 Buenos Aires \/ Wikipedia \/<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\">www.argentina-excepcion.com\/guide-voyage \/ <\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\">Personnalit\u00e9s\u00a0: www.larousse.fr\/encyclopedie\/personnage\/<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Souvent les plus belles cit\u00e9s fleurissent au bord de l&rsquo;eau\u00a0: que ce soit la mer ou l&rsquo;oc\u00e9an, un lac ou<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":917,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[20],"tags":[],"class_list":["post-916","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-evasion"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/916","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=916"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/916\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":918,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/916\/revisions\/918"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/917"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=916"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=916"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=916"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}