{"id":805,"date":"2015-08-31T17:07:47","date_gmt":"2015-08-31T16:07:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=805"},"modified":"2015-08-31T23:03:56","modified_gmt":"2015-08-31T22:03:56","slug":"montevideo-une-brise-oceane-du-vieux-monde-souffle-sur-la-rive-du-rio-de-la-plata","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=805","title":{"rendered":"Mont\u00e9video : une brise oc\u00e9ane du \u00ab vieux monde \u00bb souffle sur la rive du Rio de la Plata"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><em>Belle, \u00e9l\u00e9gante, r\u00e9put\u00e9e s\u00fbre, pleine d&rsquo;urbanit\u00e9, la capitale de l&rsquo;Uruguay dresse sur un promontoire marin et fluvial toute la grandeur d&rsquo;une architecture et d&rsquo;une culture inspir\u00e9es par ses racines europ\u00e9ennes. Une l\u00e9g\u00e8re brise oc\u00e9ane de po\u00e9sie et de culture flotte sur la ville, apport\u00e9e par les souvenirs de Saint-Exup\u00e9ry, Malraux, Supervielle, Laforge, Lautr\u00e9amont, ou encore de l&rsquo;Argentin francophile Jorge Luis Borges.\u00a0<\/em><strong>Par Christian Sorand<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">&#8211;<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">L&rsquo;Uruguay tient une place particuli\u00e8re parmi les pays d&rsquo;Am\u00e9rique du Sud. C&rsquo;est d&rsquo;abord le plus petit \u00c9tat ind\u00e9pendant apr\u00e8s le Surinam. Peu peupl\u00e9 (environ 3.3M d&rsquo;habitants), c&rsquo;est aussi le pays le plus d\u00e9mocratique du continent, le plus stable, et celui qui d\u00e9tient le plus haut niveau de vie et le meilleur art de vivre. Hispanophone, moderne et souvent d&rsquo;avant-garde\u00a0; \u00e0 titre d&rsquo;exemple c&rsquo;est le premier pays d&rsquo;Am\u00e9rique latine \u00e0 avoir adopt\u00e9 la politique du mariage pour tous (2013) ou \u00e0 avoir l\u00e9galis\u00e9 le cannabis. La revue britannique The Economist l&rsquo;a d&rsquo;ailleurs d\u00e9sign\u00e9 \u00ab\u00a0pays de l&rsquo;ann\u00e9e 2013\u00a0\u00bb. Blotti entre deux g\u00e9ants continentaux, le Br\u00e9sil et l&rsquo;Argentine, c&rsquo;est un micro-\u00c9tat dont on parle assez peu. On l&rsquo;a surnomm\u00e9 \u00ab\u00a0la Suisse de l&rsquo;Am\u00e9rique du Sud\u00a0\u00bb pour ses paysages verdoyants o\u00f9 paissent vaches, chevaux et moutons.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Mont\u00e9video (1.9M), la capitale, abrite \u00e0 elle seule plus de la moiti\u00e9 de la population du pays. A l&rsquo;instar de sa voisine argentine, Buenos Aires, elle offre une \u00e9l\u00e9gance et une urbanit\u00e9 dignes des plus grandes villes europ\u00e9ennes. C&rsquo;est une cit\u00e9 d&rsquo;art, ch\u00e8re au c\u0153ur des Fran\u00e7ais puisqu&rsquo;elle y vit na\u00eetre trois de nos grands po\u00e8tes\u00a0: Lautr\u00e9amont (1846-1870) (Chants de Maldoror), Jules Laforgue (1860-1887) et Jules Supervielle (1884-1960) (D\u00e9barcad\u00e8res, L&rsquo;Homme de la Pampa).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00ab\u00a0Dans l&rsquo;Uruguay sur l&rsquo;Atlantique<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"> L&rsquo;air \u00e9tait si liant, facile,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"> Que les couleurs de l&rsquo;horizon<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"> S&rsquo;approchaient pour voir les maisons.\u00a0\u00bb<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"> <em>\u00ab\u00a0Mont\u00e9video\u00a0\u00bb, extrait d&rsquo;un po\u00e8me de Jules Supervielle<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Mont\u00e9video est avant tout une escale maritime majeure de l&rsquo;Atlantique sud, ancr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de l&rsquo;estuaire du Rio de la Plata. La vieille ville a \u00e9t\u00e9 construite sur une presqu&rsquo;\u00eele ayant au nord les plages oc\u00e9anes et au sud les installations portuaires de l&rsquo;estuaire fluvial.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Les origines<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Avant l&rsquo;arriv\u00e9e des Europ\u00e9ens, le territoire \u00e9tait peupl\u00e9 par les Indiens Guarani, mais surtout aussi par les Charruas. L&rsquo;Uruguay tire son nom d&rsquo;un mot guarani d\u00e9signant le fleuve qui s\u00e9pare le pays de l&rsquo;Argentine. Les Espagnols d\u00e9couvrent le territoire en 1516 et le d\u00e9laissent pendant plusieurs d\u00e9cennies. Les Portugais fondent alors une ville, Colonia del Sacramento (1680-1683), au fond de la baie, en face de Buenos Aires. Le site de Colonia est aujourd&rsquo;hui class\u00e9 sur la liste de l&rsquo;UNESCO. Pour contrer les Portugais, les Espagnols fondent alors Mont\u00e9video en 1724 par le biais du conquistador Bruno Mauricio de Zabala. En 1807, la ville subit bri\u00e8vement une invasion britannique. Elle devient la capitale du pays \u00e0 son ind\u00e9pendance, en 1811.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Peuplement et francophonie<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les \u00e9migrants europ\u00e9ens arrivent par vagues successives\u00a0: ils sont principalement espagnols ou italiens. Or, de nombreux Fran\u00e7ais du sud-ouest arrivent \u00e9galement. En 1850, l&rsquo;immigration pyr\u00e9n\u00e9enne prend un nouvel essor. Les Pyr\u00e9n\u00e9ens sont surtout agriculteurs, \u00e9leveurs ou artisans. Les Basques, quant \u00e0 eux, sont laitiers ou fromagers. Les B\u00e9arnais occupent les m\u00e9tiers de l&rsquo;artisanat, du commerce ou de la petite industrie.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Ceci explique donc la pr\u00e9sence francophone mont\u00e9vid\u00e9enne. Hormis Isidore Ducasse dit comte de Lautr\u00e9amont, Jules Laforgue et Jules Supervielle, la ville a vu na\u00eetre \u00e9galement L\u00e9o Beker (1946- ), auteur de bandes dessin\u00e9es (s\u00e9rie \u00ab\u00a0Les Tribulations de Louison Cresson\u00a0\u00bb, \u00e9ditions Dupuis).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Aujourd&rsquo;hui, Mont\u00e9video dispose d\u2019une Alliance fran\u00e7aise et d\u2019un lyc\u00e9e fran\u00e7ais qui porte le nom de Jules Supervielle.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Une position strat\u00e9gique<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Mont\u00e9video continue \u00e0 \u00eatre un port important de l&rsquo;Atlantique sud. Situ\u00e9 dans la partie nord du vaste estuaire du Rio de la Plata, il en commande l&rsquo;entr\u00e9e. A l&rsquo;\u00e9poque de l&rsquo;A\u00e9ropostale, c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;une des principales escales a\u00e9riennes en Am\u00e9rique du Sud. Il est \u00e0 noter que Mont\u00e9vid\u00e9o est aussi la capitale la plus septentrionale du continent sud-am\u00e9ricain. Car Buenos Aires, situ\u00e9e tout au fond de l&rsquo;estuaire, est l\u00e9g\u00e8rement plus au nord. C&rsquo;est \u00e9galement le cas de Santiago du Chili. De nos jours, Mont\u00e9video est le si\u00e8ge du Mercosur (Mercado Comun del Sur) et d&rsquo;ALADI (Asociacion Latinoamericana de Integracion). La ville joue le r\u00f4le de Bruxelles en Am\u00e9rique du Sud. Or, comme Mont\u00e9video d\u00e9tient le record de la meilleure qualit\u00e9 de vie du continent et qu&rsquo;elle offre une image d&rsquo;avant-garde, la capitale demeure donc un lieu strat\u00e9gique de premi\u00e8re importance pour toute l&rsquo;Am\u00e9rique latine.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Ville d&rsquo;art et de culture<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En d\u00e9ambulant dans les rues de la capitale, on se sent tout de suite \u00e0 l&rsquo;aise. On consid\u00e8re souvent Mont\u00e9video comme la plus europ\u00e9enne des villes des Am\u00e9riques.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">La ville d&rsquo;aujourd&rsquo;hui offre deux sections distinctes. D&rsquo;une part, il y a la vieille cit\u00e9 (Ciudad Vieja) et de l&rsquo;autre, une agglom\u00e9ration plus moderne (Centro). L&rsquo;imposante place de l&rsquo;ind\u00e9pendance (Plaza Independencia) fait office de trait d&rsquo;union.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">L&rsquo;avenue du 18 Juillet est l&rsquo;art\u00e8re la plus importante du Centro. Elle comm\u00e9more la date de la premi\u00e8re constitution de l&rsquo;Uruguay, le 18 juillet 1830. Entrecoup\u00e9e de squares, elle est bord\u00e9e d&rsquo;immeubles dont l&rsquo;architecture plonge dans le monde de l&rsquo;art d\u00e9co. Portes majestueuses\u00a0; maisons cossues et boutiques de luxe jalonnent son parcours d\u00e9bouchant sur la place de l\u2019ind\u00e9pendance.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">On atteint alors v\u00e9ritablement le c\u0153ur de la ville. Cette place monumentale (Plaza Independencia) est le point n\u00e9vralgique de la capitale. Elle a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue dans les ann\u00e9es 1830 par l&rsquo;architecte italien Carlo Zucchi, inspir\u00e9 par la rue de Rivoli \u00e0 Paris. La statue et le mausol\u00e9e de Jos\u00e9 Artigas (1764-1850) sont au centre. Ce h\u00e9ros local est souvent consid\u00e9r\u00e9 comme le \u00ab\u00a0p\u00e8re de la nation urugayenne\u00a0\u00bb. De l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la place, dans l&rsquo;alignement de l&rsquo;avenue du 18 Juillet, se dresse la porte de Ciudadela marquant l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la vieille ville. Cette porte remarquable \u00e9tait autrefois celle de la forteresse aujourd&rsquo;hui disparue. C&rsquo;est sur cette place \u00e9galement que l&rsquo;on voit le palais Est\u00e9vez (Palacio Est\u00e9vez) dont l&rsquo;architecture classique (1873) abritait autrefois le bureau des pr\u00e9sidents. C&rsquo;est aujourd&rsquo;hui devenu un mus\u00e9e. L&rsquo;immeuble moderne qui jouxte le b\u00e2timent, la tour de l&rsquo;ex\u00e9cutif (Torre Ejecutiva) est dor\u00e9navant le lieu de travail du pr\u00e9sident en exercice et de son \u00e9quipe. Mais c&rsquo;est surtout au coin de l&rsquo;avenue du 18 Juillet que se dresse le palais Salvo (Palacio Salvo). Ce gratte-ciel d&rsquo;un style quasi rococo est devenu l&#8217;embl\u00e8me de la ville. Construit en 1925 par Mario Palanti, un architecte \u00e9migr\u00e9 italien, il domine la place de ses 100m de haut. Cet immeuble a longtemps \u00e9t\u00e9 le plus haut de l&rsquo;Am\u00e9rique du Sud.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">A l&rsquo;autre extr\u00e9mit\u00e9 de la place de l&rsquo;ind\u00e9pendance, on entre alors dans l&rsquo;enceinte de la vieille ville. \u00c9difi\u00e9e sur un promontoire, elle est entour\u00e9e par les eaux de l&rsquo;Atlantique et du Rio de la Plata. La Ciudad Vieja est devenue le quartier le plus touristique de la capitale. Un grand nombre de rues y sont pi\u00e9tonnes. Ainsi en est-il de sa principale art\u00e8re\u00a0: la rue Sarandi. Au tout d\u00e9but de cette rue pi\u00e9tonne il y a une extraordinaire librairie de style art d\u00e9co (Mas Puro Verso). Immense, elle pr\u00e9sente des ouvrages en espagnol, en anglais et m\u00eame en fran\u00e7ais dans un cadre prestigieux. Le grand escalier central surmont\u00e9 d&rsquo;un vitrail \u00e0 motif floral m\u00e8ne \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage, o\u00f9, au milieu d&rsquo;autres livres, se trouve un magnifique caf\u00e9 invitant le lecteur \u00e0 une pause culturelle propice \u00e0 la r\u00e9flexion. Un fabuleux concept que l&rsquo;on retrouve dans d&rsquo;autres villes sud-am\u00e9ricaines. Le th\u00e9\u00e2tre Solis (Teatro Solis), construit en 1856 lui aussi par Carlo Zucchi, n&rsquo;est pas tr\u00e8s loin. Peu apr\u00e8s, on d\u00e9bouche alors sur une jolie place coloniale ombrag\u00e9e (Plaza de la Constitucion) o\u00f9 se trouvait le Cabildo au temps des conquistadors espagnols. Il y a une \u00e9l\u00e9gante fontaine au centre et c&rsquo;est ici \u00e9galement que s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve la cath\u00e9drale M\u00e9tropolitaine (Catedral Metropolitana de Montevideo). B\u00e2tie en 1804 dans le style n\u00e9o-classique, elle offre toutefois assez peu d&rsquo;int\u00e9r\u00eat. En fait, tout le charme de la vieille ville r\u00e9side dans son ambiance surann\u00e9e \u00e0 travers laquelle le calme et l&rsquo;attrait semblent transporter le visiteur dans un autre monde. Ici encore, on y trouve de vieilles maisons coloniales aux portes et aux heurtoirs superbes. Outre quelques restaurants et caf\u00e9s de charme, cette section urbaine est le royaume des magasins d&rsquo;antiquit\u00e9s et des galeries d&rsquo;art. Parfois, l&rsquo;inattendu vous surprend au coin d&rsquo;une rue. Ici, ce panneau qui indique la place de la diversit\u00e9 sexuelle (Plaza de la Diversidad Sexual)\u00a0! Et l\u00e0, en haut d&rsquo;une rue, on y distingue l&rsquo;oc\u00e9an\u00a0ou encore le port sur le Rio de la Plata. Certaines maisons basses aux couleurs vives rappellent malgr\u00e9 tout l&rsquo;Am\u00e9rique du Sud. Encore quelques monuments publics, encore plusieurs vieilles \u00e9glises et voil\u00e0 que l&rsquo;on d\u00e9bouche sur les installations portuaires et l&rsquo;\u00e9tonnant d\u00e9cor du march\u00e9 du port (Mercado del Puerto). D&rsquo;anciens docks ont \u00e9t\u00e9 emm\u00e9nag\u00e9s pour abriter des restaurants, des bars et quelques boutiques de souvenirs dans une ambiance r\u00e9tro baign\u00e9e par un halo de lumi\u00e8re appartenant au monde souterrain. Le visiteur avide de produits du cru pourra ici d\u00e9guster la viande du pays et go\u00fbter ses vins, berc\u00e9 en m\u00eame temps par la musique ambiante d&rsquo;un tango.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Montevideo offre bien d&rsquo;autres attraits touristiques. Des mus\u00e9es, bien s\u00fbr, mais aussi d&rsquo;anciens forts espagnols, des parcs et surtout une \u00e9tonnante avenue c\u00f4ti\u00e8re, appel\u00e9e la Rambla. Longue de 13km, elle longe une s\u00e9rie de plages de sable sur la rive atlantique. L&rsquo;Uruguay a propos\u00e9 de l&rsquo;inscrire sur la liste des sites UNESCO, mais cela n&rsquo;a pas encore \u00e9t\u00e9 retenu.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00ab\u00a0La pointe de la ville baigne dans les eaux jaunes du rio de la Plata. A\u00e9r\u00e9e, r\u00e9guli\u00e8re, Mont\u00e9video est entour\u00e9e par un collier de plages et un boulevard maritime qui me paraissent beaux\u00a0\u00bb. Albert Camus, 1949.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">A l&rsquo;instar de Buenos Aires, Montevideo est une ville superbe. L&rsquo;une des plus belles du continent. Elle est aussi class\u00e9e comme l&rsquo;une des trente villes les plus s\u00fbres du monde. Un parfum de po\u00e9sie flotte sur cette ville qui vit na\u00eetre trois po\u00e8tes fran\u00e7ais. D&rsquo;autres \u00e9crivains modernes l&rsquo;ont visit\u00e9e \u00e9galement\u00a0: Antoine de Saint-\u00c9xup\u00e9ry d&rsquo;abord puisque c&rsquo;\u00e9tait une escale de l&rsquo;A\u00e9ropostale\u00a0; mais aussi Joseph Kessel, n\u00e9 en Argentine ou encore Andr\u00e9 Malraux et Albert Camus, en tourn\u00e9e en Am\u00e9rique latine. En arpentant les rues de Montevideo, on a parfois l&rsquo;impression de se trouver \u00e0 Paris, comme c&rsquo;est le cas dans la capitale argentine. Aucun doute, il s&rsquo;agit bien de cette m\u00eame brise oc\u00e9ane arriv\u00e9e tout droit du Vieux Monde avec les vagues successives des immigrants.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00ab\u00a0Vieil oc\u00e9an, aux vagues de cristal, tu ressembles proportionnellement \u00e0 ces marques azur\u00e9es que l&rsquo;on voit sur le dos meurtri des mousses\u00a0; tu es un immense bleu, appliqu\u00e9 sur le corps de la terre.\u00a0\u00bb (Isidore Ducasse, dit comte de Lautr\u00e9amont)<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Bibliographie\u00a0:<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le Figaro, \u00ab\u00a0Le Bleu de l&rsquo;Uruguay\u00a0\u00bb \u2013 Albert Gilles- \u00ab\u00a0L&rsquo;Uruguay Pays Heureux\u00a0\u00bb \u2013 Histoire du peuplement fran\u00e7ais de l&rsquo;Uruguay<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">L&rsquo;Express-As-tu vu Mont\u00e9video\u00a0? \u2013 L&rsquo;Homme de la Pampa<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">&lsquo;Montevideo&rsquo;, po\u00e8me de Jules Supervielle \u2013 Saint-Exup\u00e9ry<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Lonely Planet\u00a0&#8211; Montevideo \u2013 Wikipedia \u2013 Librairie Puro Verso (Espagnol)<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Belle, \u00e9l\u00e9gante, r\u00e9put\u00e9e s\u00fbre, pleine d&rsquo;urbanit\u00e9, la capitale de l&rsquo;Uruguay dresse sur un promontoire marin et fluvial toute la grandeur<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":840,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[20],"tags":[],"class_list":["post-805","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-evasion"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/805","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=805"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/805\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":815,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/805\/revisions\/815"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/840"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=805"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=805"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=805"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}