{"id":6843,"date":"2021-06-09T13:29:09","date_gmt":"2021-06-09T12:29:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=6843"},"modified":"2021-06-09T16:21:25","modified_gmt":"2021-06-09T15:21:25","slug":"madere-incomparable-jardin-sur-roc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=6843","title":{"rendered":"Mad\u00e8re : Incomparable jardin sur roc"},"content":{"rendered":"<p><em><span style=\"font-weight: 400;\">Caillou de feu sorti des eaux de l\u2019oc\u00e9an, polie par l\u2019\u00e9rosion du vent et de la pluie, cette petite \u00eele-continent, b\u00e9nie par les rayons du soleil d\u2019Afrique, est devenue le r\u00e9ceptacle d\u2019une v\u00e9g\u00e9tation luxuriante d\u2019une incroyable vari\u00e9t\u00e9. L\u2019eau y coule en abondance ; tous les fruits de la terre y poussent. Existe-t-il une meilleure image d\u2019un paradis terrestre ?\u00a0<\/span><\/em><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Par Christian Sorand<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La lave, issue d\u2019une faille annexe du rift atlantique sur la plaque africaine, a model\u00e9 un volcan sous-marin dont l\u2019\u00e9ruption au tertiaire poussa la l\u00e8vre hors des flots, malgr\u00e9 la profondeur de la fosse atlantique (environ -4,500 m). Ainsi naquit tout d\u2019abord l\u2019\u00eele de Porto Santo, puis le grand rocher de Mad\u00e8re dont certains pics approchent les 2,000 m. Ce petit archipel reproduit en miniature la gen\u00e8se de la plan\u00e8te. Avec le temps et les \u00e9l\u00e9ments, le noir du basalte et la porosit\u00e9 rouge\u00e2tre des scories et du lapilli ont \u00e9t\u00e9 polis par le vent du large, les eaux oc\u00e9aniques et les pluies battantes durant des lustres. Peu \u00e0 peu, la richesse min\u00e9rale du sol volcanique a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 une gaine verte d\u2019une incroyable diversit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Par son isolement, cette \u00eele est rest\u00e9e vierge jusqu\u2019\u00e0 la p\u00e9riode des grandes d\u00e9couvertes quand les navigateurs portugais ont commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9prouver leurs caravelles face aux espaces marins.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><span style=\"font-weight: 400;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-6837\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/TU127P29a313-199x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"199\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/TU127P29a313-199x300.jpeg 199w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/TU127P29a313.jpeg 591w\" sizes=\"auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px\" \/>Un espace \u00e9cologique unique<\/span><\/h2>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">En 1410, trois navigateurs portugais envoy\u00e9s par le Prince Henri le Navigateur (1394-1460) prennent possession d\u2019un groupe d\u2019\u00eeles nouvellement d\u00e9couvertes. En remerciement, le roi du Portugal leur attribue trois concessions destin\u00e9es \u00e0 mettre les \u00eeles en valeur : l\u2019\u00eele de Porto Santo, Machico et Funchal sur l\u2019\u00eele de Mad\u00e8re. Or cette derni\u00e8re \u00e9tait alors le domaine d\u2019une for\u00eat dense \u00e9ponyme (madeira veut dire \u201cbois\u201d). Alors pour mettre les terres en valeur, on s\u2019emploie \u00e0 d\u00e9fricher la for\u00eat en la br\u00fblant. Malheureusement, le feu n\u2019est pas ma\u00eetris\u00e9 et la for\u00eat continuera \u00e0 se consumer pendant sept ann\u00e9es !\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Qu\u2019on se rassure tout de m\u00eame. Une partie de la for\u00eat laurif\u00e8re primaire [Laurissilva] a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9e sur les cimes de l\u2019\u00eele. Le Parc naturel de Mad\u00e8re [Parque Natural da Madeira] a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 1999. Il s\u2019agit de la derni\u00e8re plus grande for\u00eat de lauriers primaire survivante (les autres sont aux Canaries et aux A\u00e7ores). Bien \u00e9videmment cet espace \u00e9cologique rec\u00e8le des esp\u00e8ces animales et v\u00e9g\u00e9tales end\u00e9miques. Le \u201cpigeon trocaz\u201d (Columba trocaz) demeure l\u2019une de ces esp\u00e8ces embl\u00e9matiques. On rencontre \u00e9galement un tout petit oiseau, le roitelet de Mad\u00e8re [Regulus madeirensis], mangeur d\u2019insectes. Si l\u2019\u00eele n\u2019abrite aucun serpent, les l\u00e9zards cohabitent par milliers.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Il existe des esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales end\u00e9miques dont le laurier, la bruy\u00e8re arborescente [Erica arborea], la violette de Mad\u00e8re [Viola paradoxa] et l\u2019orchid\u00e9e de montagne [Dactylorhiza foliosa]. Les esp\u00e8ces sont si nombreuses qu\u2019il est impossible de toutes les citer.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Si le volcanisme a cr\u00e9\u00e9 un sol propice \u00e0 la diversit\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale, le courant froid des Canaries pourvoit des poissons en abondance et toutes sortes d\u2019esp\u00e8ces marines. Le petit port m\u00e9ridional de Camara de Lobos (\u201cl\u2019antre des loups\u201d) reste le principal port de p\u00eache de l\u2019\u00eele. Les \u201cloups de mer\u201d \u00e0 l\u2019origine du nom sont en fait les phoques moine qui \u00e9taient autrefois chass\u00e9s. La population a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cim\u00e9e mais une colonie, hautement prot\u00e9g\u00e9e survit sur les rochers des \u00eeles Desertas. Cani\u00e7al, sur la c\u00f4te est, \u00e0 proximit\u00e9 de l\u2019a\u00e9roport, a longtemps \u00e9t\u00e9 un port traditionnel de p\u00eache \u00e0 la baleine. Cette activit\u00e9 a disparu en 1982. Toutefois, on peut visiter son tr\u00e8s beau mus\u00e9e de la Baleine [Museo da Baleia]. La population des c\u00e9tac\u00e9es s\u2019observe d\u00e9sormais depuis des bateaux d\u2019excursion.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le climat oc\u00e9anique et le relief pourvoient \u00e0 une profusion d\u2019eau potable. La force des fleuves a creus\u00e9 d\u2019impressionnantes vall\u00e9es, tandis que de gigantesques chutes d\u2019eau d\u00e9valent des hauteurs. Certaines se jettent litt\u00e9ralement dans l\u2019oc\u00e9an comme \u00e0 Paul do Mar (\u201cmar\u00e9cage marin\u201d), au sud-ouest, ou \u00e0 plusieurs endroits de la c\u00f4te nord (la plus arros\u00e9e). Afin de contr\u00f4ler la richesse en eau, les premiers colons mad\u00e9riens ont creus\u00e9 dans les montagnes un remarquable r\u00e9seau de canaux appel\u00e9s localement les \u201clevadas\u201d. Si cette r\u00e9gion du globe \u00e9tait autrefois le domaine des Titans [Oc\u00e9anos, \u1f68\u03ba\u03b5\u03b1\u03bd\u03cc\u03c2 est le fils d\u2019Ouranos (le Ciel) et de Ga\u00efa (la Terre)], le r\u00e9seau des levadas est v\u00e9ritablement une \u0153uvre d\u2019art titanesque ! Cet ouvrage a d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 lui aussi class\u00e9 au patrimoine mondial de l\u2019Unesco. Ce r\u00e9seau permet d\u2019irriguer des cultures en terrasses. Au d\u00e9part, on plantait surtout de la canne \u00e0 sucre. Mais de nos jours l\u2019agriculture locale s\u2019est profond\u00e9ment diversifi\u00e9e (bananes, papayes, vignes, etc.). Comme les canaux sont doubl\u00e9s d\u2019un sentier, ce sont aussi d\u2019excellents chemins p\u00e9destres pour la plus grande joie du tourisme vert. La petite localit\u00e9 montagnarde de Ribeiro Frio (\u201cruisseau froid\u201d, \u00e0 860 m d\u2019altitude) permet \u00e0 la fois de visiter une partie de la r\u00e9serve naturelle et de faire des randonn\u00e9es le long des levadas. C\u2019est \u00e9galement ici que l\u2019on peut voir le conservatoire des \u201ctruites arc-en-ciel\u201d introduites de Californie.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-6838\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/TU127P29a314.jpeg\" alt=\"\" width=\"591\" height=\"892\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/TU127P29a314.jpeg 591w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/TU127P29a314-199x300.jpeg 199w\" sizes=\"auto, (max-width: 591px) 100vw, 591px\" \/><\/p>\n<h2><span style=\"font-weight: 400;\">Des paysages \u00e0 couper le souffle<\/span><\/h2>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Tout cela implique \u00e9videmment que cette \u00eele rec\u00e8le de paysages exceptionnels dont les \u00e9l\u00e9ments sont compos\u00e9s de pics volcaniques, de falaises vertigineuses, de vall\u00e9es encaiss\u00e9es, de hautes cascades mais aussi de criques faites de galets volcaniques ou parfois de sable noir, ou de piscines naturelles ; toute une panoplie d\u2019\u00e9l\u00e9ments atypiques ! Certains lieux vous laissent \u00e9bahi ; il faut parfois avoir un c\u0153ur bien accroch\u00e9 pour s\u2019aventurer sur certaines petites routes de l\u2019int\u00e9rieur !\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Ceci dit, l\u2019\u00eele se traverse d\u2019est en ouest par une autoroute sur\u00e9lev\u00e9e, enjambant des vall\u00e9es sur des viaducs et coupant la montagne au travers d\u2019une succession de tunnels. Ces derniers sont si nombreux qu\u2019en fait on voit assez peu le paysage. Mais ils ont l\u2019avantage de rendre accessibles rapidement tous les lieux habit\u00e9s de l\u2019\u00eele. Les routes nationales suivent le m\u00eame mod\u00e8le pour traverser l\u2019\u00eele au centre ou pour longer en corniche la c\u00f4te nord.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le village de p\u00eacheurs de Paul do Mar au sud-ouest est un bon exemple de site s\u00e9poustouflants. En quittant la nationale sur les hauteurs, \u00e0 la hauteur d\u2019une for\u00eat de c\u00e8dres, une route en lacets vertigineuse m\u00e8ne au village c\u00f4tier tout en bas. En arrivant au petit port de p\u00eache, prot\u00e9g\u00e9 des vagues par une digue de pierres, il suffit de lever les yeux sur la falaise volcanique pour ressentir le frisson final, d\u2019autant plus qu\u2019une chute d\u2019eau de plusieurs centaines de m\u00e8tres se jette litt\u00e9ralement dans l\u2019oc\u00e9an !<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Ponta do Sol, sur la c\u00f4te sud, est un tr\u00e8s joli village portugais qui a la particularit\u00e9 d\u2019\u00eatre le berceau de la famille de l\u2019\u00e9crivain am\u00e9ricain John Dos Passos (1896-1970). Non loin d\u2019ici, en direction de Camara de Lobos, se trouve le belv\u00e9d\u00e8re du Cabo Girao (580m) l\u2019une des plus hautes falaises d\u2019Europe et du monde.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La route nationale du centre qui va de la c\u00f4te sud \u00e0 la c\u00f4te nord, en traversant une vall\u00e9e encaiss\u00e9e, arrive \u00e0 Sao Vicente, autre site sublime par ses falaises. Une route en corniche conduit \u00e0 la pointe nord-ouest de l\u2019\u00eele \u00e0 Porto Moniz. C\u2019est vraisemblablement l\u2019une des plus sauvages et des plus belles de l\u2019\u00eele. Porto Moniz a la particularit\u00e9 d\u2019avoir quelques piscines naturelles form\u00e9es dans les creux d\u2019une coul\u00e9e de lave solidifi\u00e9e. Le vieux fortin du cap abrite un aquarium.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">\u00c0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 nord-est, juste apr\u00e8s le port baleinier de Cani\u00e7al, l\u2019\u00eele se termine par un cap spectaculaire : Ponta de Sao Vicente. En revenant en direction de Machico, seconde plus grande ville, une route nationale va vers Porto da Cruz, autre village de p\u00eacheurs de la c\u00f4te nord, ayant une distillerie de rhum et surmont\u00e9 par un rocher embl\u00e9matique de 590m : le Penha da Aguia [\u201cle mont de l\u2019aigle\u201d].<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Funchal (de \u201cfuncho\u201d, le fenouil), la capitale de l\u2019archipel (112,000 habitants), est une grande ville blanche de style portugais o\u00f9 Christophe Colomb a v\u00e9cu un certain temps (en 1478). En 1479, il a \u00e9pous\u00e9 la fille du gouverneur de Porto Santo. La ville poss\u00e8de une cath\u00e9drale, un fort militaire et une superbe all\u00e9e de jacarandas pr\u00e8s d\u2019un jardin municipal qui m\u00e9rite une visite pour la richesse de ses essences v\u00e9g\u00e9tales et florales. Le March\u00e9 central est le lieu id\u00e9al pour d\u00e9couvrir l\u2019abondance et la vari\u00e9t\u00e9 des fruits et des fleurs. Sur les hauteurs, entre Santa Luzia et Monte, on d\u00e9couvre quelques beaux exemples de \u201cQuintas\u201d et de vieilles demeures coloniales (du XIXe) et surtout l\u2019incomparable jardin botanique [Jardim Botanico da Madeira]. Aujourd\u2019hui un t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique relie le jardin au vieux port de p\u00eache de Funchal.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Autre c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 de l\u2019\u00eele, le footballeur Cristiano Ronaldo, n\u00e9 \u00e0 Funchal en 1985, a donn\u00e9 son nom au nouvel a\u00e9roport international. La piste litt\u00e9ralement suspendue au-dessus de la c\u00f4te ne d\u00e9roge pas au spectaculaire ! Lisbonne est \u00e0 950 kilom\u00e8tres au nord (90 mn de vol) et la c\u00f4te africaine, \u00e0 600km \u00e0 l\u2019est. On ne vient pas \u00e0 Mad\u00e8re pour ses plages. Son climat subtropical doux a longtemps \u00e9t\u00e9 un lieu favori des Anglais, dont Winston Churchill (1874-1965). L\u2019\u00eele est surtout un paradis pour les naturalistes et les amateurs de randonn\u00e9es p\u00e9destres. La douceur de son climat et l\u2019extraordinaire vari\u00e9t\u00e9 de sa v\u00e9g\u00e9tation lui ont donn\u00e9 le surnom de jardin de l\u2019Atlantique. Mais on l\u2019aura bien compris, ce gros rocher luxuriant est l\u2019image d\u2019un continent en miniature. Car ici le vin de Mad\u00e8re n\u2019est que le substitut de l\u2019ambroisie des Titans.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Liens:<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"><a href=\"http:\/\/www.visitmadeira.pt\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.visitmadeira.pt\/<\/a>\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Wikipedia<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"><a href=\"https:\/\/whc.unesco.org\/fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/whc.unesco.org\/fr\/<\/a>\u00a0<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.aujardin.info\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-weight: 400;\">https:\/\/www.aujardin.info\/<\/span><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Bibliographie:<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Mad\u00e8re, \u00c9ditions C.J. Bucher GmbH, 1990, Munich, Germany.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Mad\u00e8re, Carnet de voyage, Le Petit Fut\u00e9, Paris, ISBN: 9791033101215<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-6839\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/TU127P29a315.jpeg\" alt=\"\" width=\"591\" height=\"892\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/TU127P29a315.jpeg 591w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/TU127P29a315-199x300.jpeg 199w\" sizes=\"auto, (max-width: 591px) 100vw, 591px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Caillou de feu sorti des eaux de l\u2019oc\u00e9an, polie par l\u2019\u00e9rosion du vent et de la pluie, cette petite \u00eele-continent,<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":6836,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[20],"tags":[],"class_list":["post-6843","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-evasion"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6843","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6843"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6843\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6868,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6843\/revisions\/6868"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/6836"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6843"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6843"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6843"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}