{"id":6010,"date":"2020-08-31T17:59:40","date_gmt":"2020-08-31T16:59:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=6010"},"modified":"2020-08-31T17:59:40","modified_gmt":"2020-08-31T16:59:40","slug":"kuching-cite-equatoriale-au-charme-langoureux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=6010","title":{"rendered":"Kuching, Cit\u00e9 \u00e9quatoriale au charme langoureux"},"content":{"rendered":"<p>Dans un bout du monde encore assez peu connu, que l\u2019on croit souvent \u00e9cras\u00e9 sous une chaleur moite, on peut pourtant faire des rencontres inattendues, pouvant parfois rev\u00eatir un charme discret mais sublime. Tel est ce qui caract\u00e9rise Kuching, la \u201ccit\u00e9 des chats\u201d, capitale du Sarawak.<\/p>\n<p>Par Christian Sorand<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-5974 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/TU118P30et315-1024x678.jpeg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"530\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/TU118P30et315-1024x678.jpeg 1024w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/TU118P30et315-300x199.jpeg 300w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/TU118P30et315-768x509.jpeg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/p>\n<p>Born\u00e9o, troisi\u00e8me grande \u00eele de la plan\u00e8te, garde une aura de myst\u00e8res perp\u00e9tu\u00e9s par de grands ma\u00eetres de la litt\u00e9rature anglaise, tels que Joseph Conrad ou Somerset Maugham. Born\u00e9o, c\u2019est aussi le royaume de la grande for\u00eat et des anciens coupeurs de t\u00eates, aux lobes allong\u00e9s, vivant dans une \u201clonghouse\u201d &#8211; maison Dayak commune sur pilotis.<\/p>\n<p>Les souvenirs d\u2019explorateurs d\u2019antan perdurent. La grande for\u00eat tropicale reste encore ce qu\u2019elle a toujours \u00e9t\u00e9, sauf que les cultures sur br\u00fblis la menacent sans cesse. Les indig\u00e8nes ne coupent en principe plus les t\u00eates de leurs ennemis pour s\u2019emparer de leur \u00e2me. On voit moins d\u2019oreilles aux lobes disproportionn\u00e9s, car cette pratique a \u00e9t\u00e9 abolie. Sans d\u00e9plorer \u00e0 ce stade la disparition notoire de l\u2019espace naturel, ou pire celle d\u2019une culture indig\u00e8ne singuli\u00e8re, on est oblig\u00e9 d\u2019admettre que les temps ont bien chang\u00e9. Et pourtant, Kuching conserve un petit air surann\u00e9 qui n\u2019existe nulle part ailleurs.<\/p>\n<p>Trois \u00c9tats se partagent l\u2019\u00eele de Born\u00e9o. Dans la partie sud de la grande \u00eele, les trois-quarts de la superficie insulaire forment le Kalimantan, territoire indon\u00e9sien. Tout au nord, deux provinces, le Sarawak et le Sabah, constituent la Malaisie orientale, appel\u00e9e ainsi pour la distinguer de la Malaisie p\u00e9ninsulaire. Le sultanat du Brunei, quant \u00e0 lui, est enclav\u00e9 entre les deux territoires malaisiens, sachant que tous trois s\u2019ouvrent sur la mer de Chine m\u00e9ridionale.<\/p>\n<p>Kuching, \u00e0 l\u2019extr\u00eame nord-ouest de Born\u00e9o, est la capitale du Sarawak. Cette province autonome est d\u00e9j\u00e0 aussi vaste que toute la Malaisie occidentale avec seulement 2.6 millions d\u2019habitants\u00a0!<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-5973 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/TU118P30et314-1024x678.jpeg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"530\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/TU118P30et314-1024x678.jpeg 1024w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/TU118P30et314-300x199.jpeg 300w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/TU118P30et314-768x509.jpeg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/p>\n<h3>Le charme d\u00e9suet de Kuching<\/h3>\n<p>Quand on d\u00e9barque au Sarawak, ce qui frappe tout d\u2019abord, c\u2019est l\u2019incommensurable d\u00e9mesure de la v\u00e9g\u00e9tation d\u2019une luxuriance inou\u00efe. Au bout d\u2019un certain temps, on ressent aussi le poids de toute la moiteur \u00e9quatoriale. La ligne de l\u2019\u00e9quateur passe \u00e0 la hauteur de la ville de Pontianak, au Kalimantan occidental, un peu plus au sud.<\/p>\n<p>Quand on a connu Kuching vingt ans en arri\u00e8re, on ne peut qu\u2019\u00eatre frapp\u00e9 par l\u2019\u00e9tendue des nouveaux quartiers, jalonn\u00e9s par des b\u00e2timents ultra-modernes tout au long du parcours allant de l\u2019a\u00e9roport international \u00e0 la vieille ville.<\/p>\n<p>Mais voil\u00e0, arriv\u00e9 aux abords de l\u2019ancienne ville coloniale, on s\u2019aper\u00e7oit que rien n\u2019a chang\u00e9. La magie des lieux refait surface. Le charme de Kuching est fait d\u2019un heureux cocktail. Au parfum britannique colonial, r\u00e9pondent les effluves d\u2019un vieux quartier chinois, \u00e0 une culture autochtone omnipr\u00e9sente, se m\u00eale une touche malaise import\u00e9e. Kuching pourtant doit tout au fleuve qui le traverse, le \u201cSarawak River, sans lequel l\u2019atmosph\u00e8re ne serait plus ce qu\u2019elle est\u00a0!<\/p>\n<p>Car c\u2019est ici que bat le c\u0153ur d\u2019une ville surnomm\u00e9e la \u201ccit\u00e9 des chats\u201d, simplement parce que le mot malais pour un chat est \u201ckucing\u201d\u00a0! Effectivement, outre la kyrielle de statues de f\u00e9lins que la cit\u00e9 poss\u00e8de, un grand nombre de chats d\u00e9ambulant un peu partout\u00a0!<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-5972 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/TU118P30et313-1024x683.jpeg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"534\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/TU118P30et313-1024x683.jpeg 1024w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/TU118P30et313-300x200.jpeg 300w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/TU118P30et313-768x512.jpeg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/p>\n<h3>Une histoire hors du commun<\/h3>\n<p>L\u2019histoire de la ville remonte au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, quand le territoire \u00e9tait encore sous le contr\u00f4le du sultanat du Brunei. La fondation de Kuching date de 1827. Or des \u00e9v\u00e9nements historiques atypiques vont lui donner un nouveau souffle \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un aventurier britannique. James Brooke (1803-1868), n\u00e9 en Inde et issu d\u2019une famille dirigeant la c\u00e9l\u00e8bre East India Company. Ce dernier d\u00e9barque \u00e0 Born\u00e9o pour aider \u00e0 juguler une r\u00e9bellion des Dayak et restaurer le Sultan du Brunei sur son tr\u00f4ne. En remerciement, le monarque lui conf\u00e8re le titre de Rajah du Sarawak en 1842. Il le restera jusqu\u2019\u00e0 sa mort en 1868, non sans avoir fond\u00e9 la dynastie des Rajahs blancs du Sarawak. Son neveu, Charles Brooke (1829-1917) lui succ\u00e8de et donne \u00e0 Kuching son nom actuel en 1872. Le fils de ce dernier, Charles Vyner Brooke (1874-1963) \u00e0 son tour, devient le troisi\u00e8me et dernier Rajah du Sarawak.<\/p>\n<p>Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Sarawak est occup\u00e9 par les Japonais (de 1941 \u00e0 1945). \u00c0 son retour d\u2019exil \u00e0 Londres, le dernier Rajah du Sarawak, c\u00e8de alors le territoire \u00e0 la couronne britannique le 1er juillet 1946. Le Sarawak entre ensuite dans la F\u00e9d\u00e9ration de Malaisie (Federation of Malaya) de 1948 \u00e0 1963. Entre-temps, le 31 ao\u00fbt 1957, la F\u00e9d\u00e9ration de Malaisie devient ind\u00e9pendante, et devient la Malaisie \u00e0 partir de 1963. \u00c0 cette \u00e9poque, ce nouvel \u00c9tat int\u00e9grait Singapour, le Sarawak et le Born\u00e9o du Nord (aujourd\u2019hui le Sabah). Singapour r\u00e9clama ensuite son ind\u00e9pendance pour devenir la R\u00e9publique de Singapour le 9 ao\u00fbt 1965.<\/p>\n<p>Si aujourd\u2019hui le Sarawak et le Sabah, font toujours partie de la Malaisie, ils disposent malgr\u00e9 tout de pr\u00e9rogatives r\u00e9gionales particuli\u00e8res. D\u2019ailleurs \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e dans le pays, on contr\u00f4le l\u2019identit\u00e9 des voyageurs comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un autre \u00c9tat.<\/p>\n<p>C\u2019est donc ce pass\u00e9, un peuplement ethnique insulaire, ou encore un environnement climatique particulier qui rendent la cit\u00e9 de Kuching si diff\u00e9rente.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-5970 size-medium\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/TU118P30et312-199x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"199\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/TU118P30et312-199x300.jpeg 199w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/TU118P30et312-768x1160.jpeg 768w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/TU118P30et312-678x1024.jpeg 678w\" sizes=\"auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px\" \/>Les caract\u00e9ristiques de Kuching<\/h3>\n<p>L\u2019empreinte de la dynastie des Rajahs blancs se retrouve dans le fort Margherita construit par Charles Brooke en 1879. Ce monument, situ\u00e9 sur la rive gauche du fleuve, porte le pr\u00e9nom de Mme Brooke. Il servait de protection \u00e0 la ville contre d\u2019\u00e9ventuelles attaques venues de la mer. Ant\u00e9rieurement, en 1870, Charles Brooke avait fait construire sur la m\u00eame rive, le palais Astana (1), qui est aujourd\u2019hui la r\u00e9sidence du gouverneur.<\/p>\n<p>Pour enjamber l\u2019autre rive du fleuve, o\u00f9 se trouve le vieux Kuching, on a construit un pont pi\u00e9tonnier ultra-moderne (Jambatan Darul Hana), d\u2019o\u00f9 l\u2019on jouit d\u2019un panorama magnifique sur la rivi\u00e8re, la ville et jusqu\u2019\u00e0 la cha\u00eene de montagnes barrant l\u2019horizon. Au couchant, le point de vue y est tout \u00e0 fait exceptionnel et c\u2019est devenu un lieu de promenade pris\u00e9.<\/p>\n<p>Une fois sur l\u2018autre rive, on arrive sur une vaste place au milieu de laquelle se dresse un fortin, Square Tower (1879), qui faisait office de prison et qui est devenu un restaurant select. \u00c0 l\u2019autre extr\u00e9mit\u00e9 de la place, c\u00f4t\u00e9 ville, le beau b\u00e2timent colonial blanc surmont\u00e9 d\u2019une horloge, est un ensemble administratif, the Old Courthouse (1874), \u00e9difi\u00e9 par Charles Brooke. Un m\u00e9morial \u00e0 Charles Brooke a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9 dans la cour d\u2019entr\u00e9e en 1924. L\u2019\u00e9difice abrite aujourd\u2019hui l\u2019office du tourisme (Sarawak Tourism Complex), un agr\u00e9able bar colonial et surtout un magnifique caf\u00e9 (China House caf\u00e9) o\u00f9 l\u2019on peut se restaurer et go\u00fbter \u00e0 un fabuleux \u00e9ventail de p\u00e2tisseries-maison expos\u00e9es au pied d\u2019un v\u00e9ritable massif d\u2019orchid\u00e9es multicolores.<\/p>\n<p>\u00c0 gauche du b\u00e2timent, dans une rue transversale, se trouve la poste principale (Main Post Office) de style n\u00e9o-classique (1932) et aux colonnes corinthiennes. En continuant un peu plus loin on arrive \u00e0 une tr\u00e8s belle place (Padang Merdeka (2)), \u00e9voquant un \u201cGreen\u201d tr\u00e8s britannique, mais aux arbres s\u00e9culaires rappelant la pr\u00e9sence de la for\u00eat tropicale de Born\u00e9o.<\/p>\n<p>\u00c0 droite de cet ensemble, se trouve un vieux quartier commercial ayant la particularit\u00e9 d\u2019afficher de monumentales peintures murales \u00e9voquant le Sarawak. C\u2019est dans ce quartier que se trouve l\u2019une des attractions principales de la ville: une rue pi\u00e9tonne couverte, appel\u00e9e India Street. Plus loin encore, apr\u00e8s avoir long\u00e9 un vieux march\u00e9 couvert chinois, on aper\u00e7oit la Grande Mosqu\u00e9e (Old City Mosque) perch\u00e9e sur un petit mont et entour\u00e9e d\u2019un cimeti\u00e8re musulman. Son style n\u00e9o-indien, rose ici, rappelle celui de Kuala Lumpur. Mais aujourd\u2019hui, la Mosqu\u00e9e flottante (Floating Mosque, Masjid Terapung), r\u00e9cemment termin\u00e9e (2019) sur les bords du fleuve, est devenue la toute derni\u00e8re attraction urbaine. Le grand ensemble voisin, au toit en parasol, renferme le si\u00e8ge de l\u2019Assembl\u00e9e l\u00e9gislative de l\u2019\u00c9tat (Sarawak State Legislative Building, 2009).<\/p>\n<p>Enfin, le vieux quartier chinois s\u2019\u00e9talant en arri\u00e8re-plan de la promenade fluviale (Waterfront), conserve un charme d\u00e9suet, avec ses vieux temples, ses boutiques, ses bars, ses petits restaurants Hokkien ou Hakka, ses maisons de th\u00e9. Il existe m\u00eame un petit caf\u00e9 (Black Bean Coffee) torr\u00e9fiant la vari\u00e9t\u00e9 Liberica des plantations de caf\u00e9 du Sarawak.<\/p>\n<p>Kuching a connu un d\u00e9veloppement tentaculaire tout au long de cette derni\u00e8re d\u00e9cennie. En faisant le chemin menant \u00e0 l\u2019a\u00e9roport international, la modernit\u00e9 des b\u00e2timents industriels, comme la succession des centres commerciaux attestent de sa prosp\u00e9rit\u00e9. On construit des \u00e9changeurs, des autoroutes qui empi\u00e8tent sans vergogne sur l\u2019espace naturel. Ce n\u2019est pas tant le d\u00e9veloppement que son ampleur illimit\u00e9e qui pose souci. Autrefois, le seul b\u00e2timent notoire \u00e9tait l\u2019h\u00f4tel Hilton. Maintenant le Pullman voisin le d\u00e9passe en hauteur, et la construction d\u2019autres gratte-ciel va bon train\u00a0!<\/p>\n<p>Et pourtant, le soir venu, depuis le pont pi\u00e9tonnier de la Sarawak River, par beau temps, on y observe d\u2019extraordinaires couchers de soleil qui enflamment le ciel. Puis, le soir tombe sur la vieille ville, un moment magique pendant lequel une foule color\u00e9e et joyeuse d\u00e9ambule sur la promenade le long du fleuve. C\u2019est l\u2019heure de s\u2019attabler aux petits caf\u00e9s et de choisir ses mets pour d\u00eener, au son de la musique de quelques petits orchestres improvis\u00e9s. C\u2019est alors le d\u00e9but du ballet lumineux de la fontaine musicale (Kuching Waterfront Musical Fountain).<\/p>\n<p>Et comme la cit\u00e9 des Chats est \u00e9galement la porte d\u2019une magnifique d\u00e9couverte r\u00e9gionale ouverte sur le monde exceptionnel de Born\u00e9o, on se dit qu\u2019il existe des lieux o\u00f9 il fait toujours bon vivre, m\u00eame sous l\u2019\u00c9quateur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sources: \u00a0 Wikipedia<br \/>\n<a href=\"https:\/\/sarawaktourism.com\/\">https:\/\/sarawaktourism.com\/<\/a><br \/>\n<a href=\"https:\/\/bombasticborneo.com\">https:\/\/bombasticborneo.com<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Blog: Kuching, State capital of Sarawak: <a href=\"https:\/\/chrismate.blogspot.com\/search?q=Kuching\">https:\/\/chrismate.blogspot.com\/search?q=Kuching<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol>\n<li>\u201cAstana\u201d est une d\u00e9formation du malais \u201cistana\u201d signifiant un palais.<\/li>\n<li>\u201cMerdeka\u201d signifie la victoire en malais.<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans un bout du monde encore assez peu connu, que l\u2019on croit souvent \u00e9cras\u00e9 sous une chaleur moite, on peut<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":5969,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[20],"tags":[],"class_list":["post-6010","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-evasion"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6010","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6010"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6010\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6012,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6010\/revisions\/6012"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/5969"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6010"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6010"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6010"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}