{"id":4823,"date":"2019-09-27T17:03:29","date_gmt":"2019-09-27T16:03:29","guid":{"rendered":"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=4823"},"modified":"2019-09-27T18:12:44","modified_gmt":"2019-09-27T17:12:44","slug":"les-temples-dangkor-ou-les-merveilles-de-la-foret-magique-de-lempire-khmer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=4823","title":{"rendered":"Les temples d&rsquo;Angkor ou les merveilles de la \u201cfor\u00eat magique\u201d de l&#8217;empire khmer"},"content":{"rendered":"<p><strong>Ne r\u00eave-t-on pas, ne serait-ce qu&rsquo;une fois, de voir soi-m\u00eame certains vestiges des temps anciens\u00a0? Sans doute, Angkor Wat figure-t-il quelque part sur cette liste. Outre la majest\u00e9 impressionnante d&rsquo;un sanctuaire que les arch\u00e9ologues s&rsquo;\u00e9vertuent encore de mettre \u00e0 jour ou de restaurer, l&rsquo;ensemble arch\u00e9ologique du parc d&rsquo;Angkor nous \u00e9tonne par son \u00e9tendue et par la richesse inestimable.<\/strong><\/p>\n<p>Par Christian Sorand<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-4879\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et352-1024x683.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"534\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et352-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et352-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et352-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/p>\n<p>La ville de Siem Reap demeure l\u2019\u00e9tape incontournable pour se rendre au parc d\u2019Angkor. Le titre d\u2019acc\u00e8s au parc s\u2019ach\u00e8te \u00e0 la journ\u00e9e ou pour un maximum de trois jours. La profusion des sites, la fatigue provoqu\u00e9e par une multitude d\u2019escaliers vertigineux et surtout la chaleur tropicale moite, font qu\u2019il est pr\u00e9f\u00e9rable de pr\u00e9voir deux journ\u00e9es au moins,\u00a0voire trois, cette derni\u00e8re option \u00e9tant plus confortable.<\/p>\n<p>La richesse architecturale d\u2019Angkor Wat<br \/>\nComment d\u00e9crire l\u2019\u00e9motion ressentie face \u00e0 cet ensemble suscitant une profonde admiration m\u00eal\u00e9e de spiritualit\u00e9\u00a0? \u0152uvre de Suryavarman II, la construction s\u2019est faite de 1112 \u00e0 1152 de notre \u00e8re. On est instantan\u00e9ment saisi par l\u2019immensit\u00e9 du plan architectural. On r\u00e9alise apr\u00e8s coup le soin particulier apport\u00e9 \u00e0 la sym\u00e9trie. En franchissant les marches du sanctuaire, la qualit\u00e9 et l\u2019art des fresques murales, la ronde des Apsaras\u00a0(1) et l\u2019extraordinaire ing\u00e9nierie de l\u2019architecture nous laissent muets d\u2019\u00e9tonnement. Or, il est clair que les mains des b\u00e2tisseurs ont visiblement voulu inscrire un message dans la pierre.<br \/>\nCreus\u00e9e \u00e0 main d\u2019homme, la douve, forme un plan d\u2019eau rectangulaire, d\u2019o\u00f9 surgit l\u2019\u00eele abritant le sanctuaire. On atteint une premi\u00e8re enceinte rectangulaire et dans laquelle se trouve une statue monumentale (3,25m de haut) du dieu hindou Vishnu aux huit bras. Le temple d\u2019Angkor Wat lui est d\u00e9di\u00e9.<br \/>\nOn poursuit le chemin sur une all\u00e9e pav\u00e9e. Cette derni\u00e8re est bord\u00e9e des deux c\u00f4t\u00e9s par une balustrade de pierre, jalonn\u00e9e par une arm\u00e9e de Nagas (2) \u00e0 sept t\u00eates. Le chiffre 7 est associ\u00e9 \u00e0 l\u2019arc-en-ciel symbolisant le pont reliant les hommes aux dieux. Apr\u00e8s avoir d\u00e9pass\u00e9 deux petites constructions sym\u00e9triques (les anciennes biblioth\u00e8ques monastiques), on atteint deux plans d\u2019eau avant d\u2019arriver \u00e0 une esplanade sur\u00e9lev\u00e9e sur laquelle se dresse, majestueusement, le sanctuaire proprement dit, haut de trois \u00e9tages.<br \/>\nCinq prangs (3), \u00e9pousant la forme d\u2019un bourgeon de lotus, s\u2019\u00e9l\u00e8vent au-dessus du plan carr\u00e9 de la construction\u00a0: quatre \u00e0 chaque coin et une tour centrale plus haute que les autres (renfermant le sanctuaire de Bakan).<\/p>\n<p>Ces tours sont une repr\u00e9sentation du massif du Meru, royaume des dieux. \u00c9videmment, le prang central symbolise le mont Meru, lui-m\u00eame. Le carr\u00e9 terrestre, marqu\u00e9 par le chiffre quatre, s\u2019allie au un central pour former une troisi\u00e8me combinaison impaire\u00a0: le cinq. Ainsi, le symbolisme des figures g\u00e9om\u00e9triques s\u2019associe-t-il \u00e0 l\u2019arithm\u00e9tique du myst\u00e8re des chiffres impairs\u00a0: 9, puis 7, et 5 enfin, \u00e0 travers lesquels on per\u00e7oit \u00e9galement les \u00e9l\u00e9ments de la trilogie indienne. Il s\u2019agit d\u2019un ordre d\u00e9croissant jusqu\u2019au chiffre 1 (le prang central).<br \/>\nAllons plus loin dans les arcanes magiques du sanctuaire.<br \/>\nLe temple d\u2019Angkor poss\u00e8de une autre particularit\u00e9.<br \/>\nContrairement aux autres \u00e9difices sacr\u00e9s, il est orient\u00e9 vers l\u2019Ouest. Dans la tradition hindoue, il s\u2019agit de la direction de la mort (celle du soleil couchant).<br \/>\nEn r\u00e9alit\u00e9, le temple d\u2019Angkor est une repr\u00e9sentation terrestre de l\u2019univers. Le massif mythologique du mont Meru (chiffre 5), surplombe les continents (les cours int\u00e9rieures basses) et les oc\u00e9ans (la douve). Le visiteur, sans le savoir, prend la place du p\u00e8lerin d\u2019antan pour cheminer sur la voie de la connaissance supr\u00eame. On effectue un voyage pour remonter dans le temps.<br \/>\nLa symbolique du message se poursuit \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un labyrinthe de galeries. Les frises murales relatent une \u00e9tonnante histoire mythique. Or, cette bande dessin\u00e9e qui est en fait sculpt\u00e9e, se lit justement dans le sens inverse des aiguilles d\u2019une montre. C\u2019est-\u00e0-dire que l\u2019on remonte l\u2019\u00e9chelle du temps jusqu\u2019\u00e0 la cr\u00e9ation\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-4878 size-medium\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et351-300x199.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"199\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et351-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et351-768x509.jpg 768w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et351-1024x678.jpg 1024w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et351.jpg 1181w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>Il existe deux circuits pour la visite du parc arch\u00e9ologique. Angkor Wat fait partie du \u201cpetit-circuit\u201d pr\u00e9sentant d\u2019autres lieux c\u00e9l\u00e8bres.<\/p>\n<p>Les temples du \u201cpetit-circuit\u201d<br \/>\nLe second ensemble, dor\u00e9navant bien connu, est Angkor Thom (\u2018\u2019la grande ville\u2019\u2019). Cette vaste enceinte carr\u00e9e comprend le Bayon, le Baphuon, le palais de Phimeanakas, la terrasse des \u00e9l\u00e9phants et quelques \u00e9difices mineurs.<br \/>\n\u00c9difi\u00e9e par Jayavarman VII \u00e0 la fin du XIIe si\u00e8cle, cette nouvelle capitale khm\u00e8re est prot\u00e9g\u00e9e par un mur d\u2019enceinte de 8 m\u00e8tres de haut et d\u2019une circonf\u00e9rence de 12 kilom\u00e8tres. Le mur est ceintur\u00e9 par une douve large de 100 m\u00e8tres. Ce quadrilat\u00e8re g\u00e9ant symbolise le mont Meru entour\u00e9 par les oc\u00e9ans.<br \/>\nEn venant d\u2019Angkor-Wat, on arrive par la porte Sud sur un pont repr\u00e9sentant la bataille mythique des 54 dieux et des 54 d\u00e9mons.<br \/>\nLorsque l\u2019on sait que le chiffre 9 a une valeur spirituelle hautement symbolique dans le bouddhisme, le nombre de cinquante-quatre interpelle. Mais, en additionnant le cinq et le quatre, on obtient neuf. En appliquant ce m\u00eame raisonnement pour les deux rang\u00e9es du pont, la somme des deux 9 donne dix-huit, or le un et le huit additionn\u00e9s font toujours 9\u00a0!<br \/>\nOn retrouve donc le m\u00eame symbolisme au niveau de la g\u00e9om\u00e9trie et de l\u2019arithm\u00e9tique du Bayon. D\u2019apparence plut\u00f4t gothique, cette superbe structure, surnomm\u00e9e le \u2018\u2019temple aux visages\u2019\u2019, est orient\u00e9e vers l\u2019Est (le soleil levant). Les arch\u00e9ologues se sont aper\u00e7us que le Bayon se trouve exactement au centre d\u2019Angkor Thom. Le sanctuaire adopte la forme d\u2019un quadrilat\u00e8re parfait s\u2019\u00e9levant sur trois \u00e9tages. Les deux premi\u00e8res terrasses sont carr\u00e9es, symboles de la dualit\u00e9 terrestre. La troisi\u00e8me est circulaire, donc \u00e0 caract\u00e8re cosmique. La particularit\u00e9 de l\u2019\u00e9difice est double. On y voit 54 tours, r\u00e9v\u00e9lant 216 visages g\u00e9ants d\u2019Avalokiteshvara aux sourires \u00e9nigmatiques. La racine du chiffre 9 se retrouve dans le chiffre 54 comme dans celui de 216. Il faut d\u2019ailleurs pr\u00e9ciser que les tours et les t\u00eates sculpt\u00e9es se trouvent au niveau de la troisi\u00e8me terrasse. Par ailleurs, le Bayon est un temple qui t\u00e9moigne du passage spirituel de l\u2019hindouisme vers le bouddhisme Mahayana.<br \/>\nDeux cents m\u00e8tres plus loin, au milieu de la for\u00eat tropicale, le Baphuon est une imposante pyramide de 43 m\u00e8tres de haut (ce qui donne le chiffre impair 7). Les arch\u00e9ologues l\u2019ont restaur\u00e9e tout r\u00e9cemment en reconstituant un ensemble de 300.000 morceaux. Il s\u2019agit d\u2019une repr\u00e9sentation mythique du mont Meru. Pour y acc\u00e9der, on emprunte une chauss\u00e9e sur\u00e9lev\u00e9e, longue de 200 m\u00e8tres et soutenue pas des centaines de colonnes. La structure pyramidale est compos\u00e9e de cinq terrasses. Une fois encore, on est en pr\u00e9sence d\u2019une s\u00e9rie de chiffres impairs: 3, 5, 7 et 9. Au XVIe si\u00e8cle, on a ajout\u00e9 sur la face occidentale de la structure un bouddha couch\u00e9, long de 60 m\u00e8tres.<\/p>\n<p>L\u2019ancienne r\u00e9sidence royale de Phimeanakas (le \u2018\u2019palais c\u00e9leste\u2019\u2019) comporte deux beaux bassins utilis\u00e9s autrefois comme bains royaux. La grande place centrale, situ\u00e9e \u00e0 l\u2019est du palais, servait de lieu de rassemblement public. C\u00f4t\u00e9 sud, \u00e0 droite, se trouve la terrasse des \u00e9l\u00e9phants, et qui \u00e9tait une plateforme d\u2019observation pour les c\u00e9r\u00e9monies royales. C\u00f4t\u00e9 gauche, au nord, la terrasse du roi l\u00e9preux (fin du XIIe si\u00e8cle), faisait fonction de cr\u00e9matorium royal.<br \/>\nA ce stade de la visite, on prend pleinement conscience de l\u2019importance architecturale d\u2019un tel ensemble, devenu \u00e0 la fois un patrimoine mondial de l\u2019Unesco et l\u2019une des nouvelles 7\u00e8me merveilles du monde. La visite des \u00e9difices du \u201cgrand-circuit\u201d corrobore cette sensation de majest\u00e9 sublime.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-4880 size-medium\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et353-300x199.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"199\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et353-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et353-768x509.jpg 768w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et353-1024x678.jpg 1024w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et353.jpg 1181w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>Lacs et sanctuaires du \u201cgrand-circuit\u201d<br \/>\nOn se souvient que l\u2019une des images mythiques d\u2019Angkor est celle de ces arbres gigantesques de la for\u00eat tropicale, enserrant de leurs racines les monuments.<br \/>\nTa Phrom est l\u2019un d\u2019eux. Construit en 1186, Ta Phrom est un monast\u00e8re bouddhiste, \u00e9difi\u00e9 par le roi Jayavarman VII et d\u00e9di\u00e9 \u00e0 sa m\u00e8re. Ce sanctuaire se caract\u00e9rise par ses tours, ses cours ferm\u00e9es et ses corridors \u00e9troits.<br \/>\n\u00c9galement construit par Jayavarman VII en 1191, le temple de Phrea Khan (\u2018\u2019Ep\u00e9e sacr\u00e9e\u2019\u2019) est un vaste ensemble contenu \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une enceinte. V\u00e9ritable d\u00e9dale de corridors \u00e0 vo\u00fbtes, ce monast\u00e8re \u00e9tait un centre de v\u00e9n\u00e9ration et d\u2019apprentissage du bouddhisme Mahayana. On y voit \u00e9galement un curieux b\u00e2timent de deux \u00e9tages, ressemblant \u00e9trangement \u00e0 un temple grec mais qui faisait office de biblioth\u00e8que.<\/p>\n<p>La vaste section du \u201cgrand-circuit\u201d renferme des r\u00e9servoirs, si grands, qu\u2019ils donnent l\u2019illusion d\u2019\u00eatre des lacs. C\u2019est le cas du r\u00e9servoir oriental (le \u2018\u2019Baray oriental\u2019\u2019), creus\u00e9 par Yasovarman I, \u00e0 main d\u2019homme. Il est aujourd\u2019hui en partie ass\u00e9ch\u00e9. Sur ce qui \u00e9tait une \u00eele, au milieu de l\u2019\u00e9tendue d\u2019eau, le roi Rajendravarman II, avait fait construire un temple-montagne de style hindouiste, le Mebon oriental. Construit de mani\u00e8re pyramidale, la premi\u00e8re terrasse d\u00e9ploie de belles statues d\u2019\u00e9l\u00e9phants \u00e0 chaque coin, tandis que la troisi\u00e8me terrasse est surmont\u00e9e par cinq tours en forme de lotus..<br \/>\n\u00c0 proximit\u00e9 de la rive du r\u00e9servoir, le temple bouddhiste de Phrea Neak Poan (\u2018\u2019le temple des Nagas entrelac\u00e9s\u2019\u2019), date de la fin du XIIe, pendant le r\u00e8gne du roi constructeur Jayavarman VII. Cet \u00e9difice adopte un plan cruciforme. Le grand quadrilat\u00e8re central retient un bassin au milieu duquel se trouve une \u00eele circulaire surmont\u00e9e par deux nagas, dont les queues entrelac\u00e9es, ont donn\u00e9 son nom \u00e0 cet ensemble. Quatre bassins plus petits forment une croix sur les quatre faces du carr\u00e9 central (on retrouve la symbolique du chiffre 5). Chaque petit bassin a son effigie,\u00a0trois animaux\u00a0: un lion, un cheval, un \u00e9l\u00e9phant. Un dernier bassin affiche une figure humaine.<\/p>\n<p>On se rend compte que l\u2019on est ici en pr\u00e9sence d\u2019un de ces hauts lieux attestant d\u2019une ing\u00e9niosit\u00e9 ancestrale et d\u00e9couvert assez tardivement par le reste du monde.<br \/>\nC\u2019est un naturaliste franc-comtois, Henri Mouhot (1826-1861) qui, le premier, attira l\u2019attention sur l\u2019existence de ce fabuleux site arch\u00e9ologique, t\u00e9moin d\u2019une brillante civilisation d\u2019antan. Mais il faut savoir que le peuple khmer n\u2019en ignorait pas l\u2019existence et qu\u2019au cours des si\u00e8cles, le site d\u2019Angkor a conserv\u00e9 son immuable transcendance spirituelle aupr\u00e8s des indig\u00e8nes.<br \/>\nLaissons donc \u00e0 Henri Mouhot le soin d\u2019apporter le t\u00e9moignage de sa d\u00e9couverte. \u00ab\u00a0Ah\u00a0! Que n\u2019ai-je \u00e9t\u00e9 dou\u00e9 de la plume d\u2019un Chateaubriand ou d\u2019un Lamartine, ou du pinceau d\u2019un Claude Lorrain, pour faire conna\u00eetre aux amis de l\u2019art combien sont belles et grandioses ces ruines peut-\u00eatre incomparables, seuls vestiges d\u2019un peuple qui n\u2019est plus et dont le nom m\u00eame, comme celui des grands hommes, artistes et souverains qui l\u2019ont illustr\u00e9, restera probablement toujours enfoui sous la poussi\u00e8re et les d\u00e9combres\u00a0(4).\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Bibliographie<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-4879\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et352-1024x683.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"534\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et352-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et352-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/TU109P34et352-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/p>\n<p>Sites Internet : Wikipedia<br \/>\nUnesco-Angkor<br \/>\nGrand circuit, Guide Vert Michelin<br \/>\nLivres\u00a0: Bruno Dagens\u00a0: Angkor, La For\u00eat de pierre, D\u00e9couvertes Gallimard, 2001<br \/>\nHenri Mouhot\u00a0: Voyages dans les royaumes du Siam du Cambodge et du Laos (monographie)<br \/>\nPierre Loti\u00a0: Un p\u00e8lerin d\u2019Angkor.<br \/>\nAndr\u00e9 Malraux\u00a0: La Voie Royale<\/p>\n<ol>\n<li>\u00a0Les danseuses divines sacr\u00e9es.<\/li>\n<li>\u00a0Serpent g\u00e9ant mythique, proche du dragon chinois et associ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment eau.<\/li>\n<li>\u00a0Tours arrondies des temples brahmaniques.<\/li>\n<li>\u00a0Henri Mouhot, Voyage dans les royaumes de Siam, de Cambodge, de Laos, Hachette, Paris. 1868.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ne r\u00eave-t-on pas, ne serait-ce qu&rsquo;une fois, de voir soi-m\u00eame certains vestiges des temps anciens\u00a0? Sans doute, Angkor Wat figure-t-il<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":4879,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[18,49],"tags":[],"class_list":["post-4823","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-culture","category-vue-dasie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4823","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4823"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4823\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4921,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4823\/revisions\/4921"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4879"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4823"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4823"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4823"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}