{"id":4549,"date":"2019-06-01T07:53:51","date_gmt":"2019-06-01T06:53:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=4549"},"modified":"2019-05-31T07:54:54","modified_gmt":"2019-05-31T06:54:54","slug":"stone-town-zanzibar-un-doux-melange-de-parfums-darabie-et-depices-orientales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=4549","title":{"rendered":"Stone Town, Zanzibar\u00a0: un doux m\u00e9lange de parfums d&rsquo;Arabie et d&rsquo;\u00e9pices orientales"},"content":{"rendered":"<p><em><strong>Le d\u00e9dale exotique des ruelles de la vieille ville est le reflet d&rsquo;une riche histoire, le cocktail savamment dos\u00e9 d&rsquo;une triple identit\u00e9 au go\u00fbt persique, au flair indien et aux essences africaines. Une rencontre unique et d\u00e9licieuse, que les aliz\u00e9s et la douceur \u00e9quatoriale rendent irr\u00e9sistible aux visiteurs de passage.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/strong><\/em><\/p>\n<p><strong>Par Christian Sorand<\/strong><\/p>\n<p>Stone Town, pourquoi une ville de pierre\u00a0? Un surprenant surnom qui s\u2019explique par une insularit\u00e9 et une ad\u00e9quation g\u00e9ographique. L\u2019\u00eele d\u2019Ungunja &#8211; o\u00f9 se situe la capitale de l\u2019archipel de Zanzibar (1) \u2013 appartient \u00e0 l\u2019h\u00e9misph\u00e8re sud. Les fondateurs moyen-orientaux se sont servis des pierres de corail locales pour \u00e9difier les murs de leur ville. Con\u00e7ue selon les concepts architecturaux du golfe Persique, la ville est un vaste labyrinthe de venelles aux hautes maisons, aux belles portes ouvrag\u00e9es et aux \u00e9tonnants balcons en bois. Une singularit\u00e9 inattendue en terre africaine, o\u00f9 pourtant se c\u00f4toient mosqu\u00e9es, \u00e9glises et temples indiens. Ce m\u00e9tissage se confirme un peu plus quand on croise dans les rues, des femmes voil\u00e9es, des hommes v\u00eatus de<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>boubous et souvent des groupes de Massa\u00ef reconnaissables \u00e0 leurs amples manteaux rouges, sans oublier les tenues, parfois excentriques, de touristes venus des quatre coins de la plan\u00e8te.<\/p>\n<p>En fait, Stone Town \u2013 site du patrimoine de l\u2019Unesco \u2013 n\u2019est, \u00e0 l\u2019heure actuelle, que le vaste quartier historique d\u2019une ville plus moderne r\u00e9pondant au nom moins po\u00e9tique de Zanzibar Town.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<figure id=\"attachment_4551\" aria-describedby=\"caption-attachment-4551\" style=\"width: 800px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-4551 size-large\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et333-1024x678.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"530\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et333-1024x678.jpg 1024w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et333-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et333-768x509.jpg 768w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et333.jpg 1181w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-4551\" class=\"wp-caption-text\">Poup\u00e9es zanzibarites<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Un creuset historique<\/strong><\/p>\n<p>D\u2019embl\u00e9e, on per\u00e7oit une atmosph\u00e8re composite en arpentant les ruelles de Stone Town. Le promeneur est tout de suite frapp\u00e9 par cet heureux m\u00e9lange de cultures bantoue, arabe et indienne, teint\u00e9 d\u2019une touche portugaise et britannique. Une longue et riche histoire explique cette incongruit\u00e9.<\/p>\n<p>Le littoral oriental de l\u2019Afrique a toujours \u00e9t\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre d\u2019un commerce maritime facilit\u00e9 par les aliz\u00e9s et la proximit\u00e9 de la p\u00e9ninsule arabique. Comme toujours, g\u00e9ographie et histoire font bon m\u00e9nage dans les aventures humaines. Arm\u00e9s par leurs voisins \u00e9gyptiens, les navigateurs ph\u00e9niciens \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 familiers de ces c\u00f4tes.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>\u00c0 la route de l\u2019encens, puis \u00e0 celle de l\u2019or, est venue se greffer celle des \u00e9pices qui a fait la richesse de tous les chapelets d\u2019\u00eeles de l\u2019oc\u00e9an Indien.<\/p>\n<p>Or, bien avant les Portugais, d\u2019autres navigateurs fabuleux ont embo\u00eet\u00e9 le pas des Ph\u00e9niciens\u00a0: ceux du golfe Persique. Gr\u00e2ce aux techniques de construction des boutres et \u00e0 la connaissance des outils de navigation, ces derniers \u00e9cumaient l\u2019oc\u00e9an depuis le littoral occidental de l\u2019Inde jusqu\u2019\u00e0 la c\u00f4te orientale de l\u2019Afrique. L\u2019astrolabe de l\u2019antiquit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 perfectionn\u00e9 par les civilisations perses et arabes.<\/p>\n<p>D\u00e8s le VIIIe si\u00e8cle, on assiste \u00e0 une premi\u00e8re diaspora de chiites shiraziens, puis \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des Perses au Xe si\u00e8cle qui construiront ici les premiers palais orientaux. Ce sont ces derniers qui baptisent l\u2019\u00eele du nom perse Zangibar, signifiant \u00ab\u00a0la terre des noirs\u00a0\u00bb. Au XVe si\u00e8cle, les Portugais arrivent. L\u2019\u00eele devient une escale sur la route de l\u2019Inde contournant le cap de Bonne-Esp\u00e9rance. Ainsi, la premi\u00e8re route des \u00e9pices ouvre-t-elle l\u2019arriv\u00e9e des premiers commer\u00e7ants indiens. Puis au XIXe si\u00e8cle, correspondant \u00e0 l\u2019\u00e2ge d\u2019or de Zanzibar, ce sont les Omanais, kharidjites de confession, qui y d\u00e9barquent. Si bien qu\u2019en 1840, le sultanat d\u2019Oman (1) transfert sa capitale \u00e0 Zanzibar\u00a0!<\/p>\n<p>Les palais de Stone Town sont perses ou omanais, les mosqu\u00e9es rev\u00eatent des caract\u00e9ristiques des minorit\u00e9s chiites ou kharidjites, les maisons de riches marchands arabes ou indiens t\u00e9moignent de la prosp\u00e9rit\u00e9 commerciale du lieu. La population zanzibarite est \u00e0 98\u00a0% musulmane alors que celle de la Tanzanie continentale est majoritairement chr\u00e9tienne.<\/p>\n<figure id=\"attachment_4552\" aria-describedby=\"caption-attachment-4552\" style=\"width: 800px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-4552 size-large\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et334-1024x678.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"530\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et334-1024x678.jpg 1024w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et334-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et334-768x509.jpg 768w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et334.jpg 1181w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-4552\" class=\"wp-caption-text\">Le vieux port des boutres<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les Omanais perp\u00e9tuent le commerce esclavagiste et Zanzibar devient un centre majeur en fonction de son commerce maritime. Les Britanniques y mettront finalement un terme \u00e0 la fin du<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>XIXe si\u00e8cle. Ce commerce provoque toutefois l\u2019arriv\u00e9e massive des Bantous venus du continent. Ils finiront par s\u2019y implanter \u00e0 l\u2019abolition de l\u2019esclavage.<\/p>\n<p>L\u2019une des principales curiosit\u00e9s provient de ses portes en bois sculpt\u00e9, entour\u00e9es de linteaux en pierre de corail. Selon les crit\u00e8res culturels musulmans, la porte de la maison r\u00e9v\u00e8le le statut identitaire de ses occupants. De plus, dans le contexte local, le d\u00e9cor r\u00e9v\u00e8le aussi l\u2019identit\u00e9 du propri\u00e9taire\u00a0: l\u2019image d\u2019un palmier indique la pr\u00e9sence d\u2019une famille musulmane, alors que celle d\u2019un lotus d\u00e9note l\u2019origine indienne de ses habitants. Certaines portes offrent la particularit\u00e9 d\u2019\u00eatre incrust\u00e9es de sortes de pointes massives de cuivre. On pr\u00e9tend que cela servait \u00e0 se prot\u00e9ger des \u00e9l\u00e9phants, sauf qu\u2019il n\u2019y a jamais eu de pachydermes sur l\u2019\u00eele\u00a0!<\/p>\n<p>Les ruelles sont si \u00e9troites que seuls les deux-roues peuvent y circuler. Cette fascinante exploration se fait donc n\u00e9cessairement \u00e0 pied, \u00e0 condition d\u2019avoir un bon sens d\u2019orientation\u00a0!<\/p>\n<p><strong>Le charme fou d\u2019un microcosme culturel<\/strong><\/p>\n<p>On comprend donc mieux pourquoi ce site appartient au patrimoine mondial de l\u2019humanit\u00e9. Son particularisme n\u2019\u00e9chappe \u00e0 personne par son charme et par sa diversit\u00e9. L\u2019\u00e9troitesse des ruelles et la hauteur cons\u00e9quente des demeures, en font un espace d\u2019ombre et de fra\u00eecheur dans un environnement \u00e9quatorial.<\/p>\n<p>Comme la cit\u00e9 historique se trouve sur une \u00e9chancrure tourn\u00e9e vers le canal de Zanzibar, s\u00e9parant Unguja de la c\u00f4te tanzanienne, la pr\u00e9sence marine apporte la fra\u00eecheur de la brise et les couleurs chatoyantes de ses eaux.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Il faut venir le matin, dans la partie portuaire nord, pour y voir les \u00e9tals du march\u00e9 aux poissons et un peu plus loin l\u2019\u00e9tonnante activit\u00e9 du vieux port des boutres\u00a0; on semble s\u2019y propulser dans une sc\u00e8ne appartenant \u00e0 une autre \u00e9poque\u00a0!<\/p>\n<figure id=\"attachment_4553\" aria-describedby=\"caption-attachment-4553\" style=\"width: 800px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-4553\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et332-1024x768.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et332-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et332-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et332-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et332.jpg 1181w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-4553\" class=\"wp-caption-text\">Vue du restaurant House of Spices<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans la partie sud du port, Stone Town offre une belle fa\u00e7ade maritime sur son front de mer. On y trouve d\u2019ailleurs une belle s\u00e9rie de b\u00e2timents illustrant son pass\u00e9. L\u2019un des plus beaux est celui que l\u2019on appelle le vieux dispensaire (old dispensary). Sa fa\u00e7ade bleue et blanche en fer forg\u00e9 est absolument magnifique. \u00c0 l\u2019origine, l\u2019\u00e9difice avait \u00e9t\u00e9 con\u00e7u par un riche marchand indien pour servir de dispensaire. La fondation de l\u2019Agha Khan (chef spirituel des Isma\u00e9liens) l\u2019a ensuite restaur\u00e9 dans le cadre de l\u2019Unesco pour le transformer en centre culturel. Un peu plus loin, en face du caf\u00e9 Mercury, se dresse encore un \u00e9norme arbre (un Ficus religiosa) plant\u00e9 en 1944 et connu localement comme le Big Tree.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir d\u00e9pass\u00e9 l\u2019h\u00f4tel Mizingani occupant le site d\u2019un ancien palais arabe, on aper\u00e7oit un deuxi\u00e8me palais abritant l\u2019\u00e9cole de musique de Zanzibar (the Dhow Countries Music Academy) et offrant un beau point de vue depuis son balcon situ\u00e9 au niveau de la terrasse.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>On atteint ensuite un ensemble monumental qui \u00e9tait autrefois le palais des sultans d\u2019Oman (1883). La partie basse abrite un mus\u00e9e (Palace Museum), tandis que le grand b\u00e2timent \u00e0 sa droite (Beit-el-Ajaib) a \u00e9t\u00e9 surnomm\u00e9 la Maison des Merveilles (House of Wonders), pour avoir \u00e9t\u00e9 le premier \u00e9difice africain dot\u00e9 d&rsquo;un ascenseur. Enfin, devant le vieux fort arabe du XVIIIe, s\u2019\u00e9tale un agr\u00e9able jardin, Forodhani Gardens, qui se transforme en march\u00e9 nocturne anim\u00e9, le soir venu.<\/p>\n<p>Outre les nombreuses mosqu\u00e9es et les quelques temples indiens, deux \u00e9difices religieux m\u00e9ritent une visite. La masse imposante de l\u2019\u00e9glise anglicane (Christ Church,1880), dont l\u2019int\u00e9rieur est un peu d\u00e9cevant, domine l\u2019ancien march\u00e9 aux esclaves (Old Slave Market) devenu un mus\u00e9e retra\u00e7ant l\u2019histoire de l\u2019esclavage. Le second \u00e9difice est la cath\u00e9drale Saint-Joseph construite \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle par des missionnaires fran\u00e7ais et dont l\u2019architecte est aussi celui de la cath\u00e9drale de Marseille. Les vitraux ont d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 import\u00e9s de France.<\/p>\n<figure id=\"attachment_4554\" aria-describedby=\"caption-attachment-4554\" style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-4554\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et335-682x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"750\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et335-682x1024.jpg 682w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et335-200x300.jpg 200w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et335-768x1152.jpg 768w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU107P32et335.jpg 1181w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-4554\" class=\"wp-caption-text\">Cour int\u00e9rieur de l&rsquo;h\u00f4tel Mizingani<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Stone Town dispose d\u2019une infrastructure touristique bien rod\u00e9e. Un grand nombre de riches demeures ont \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9es en h\u00f4tels de charme. Certains peuvent se visiter comme le remarquable\u00a0Dhow Palace Hotel, meubl\u00e9 \u00e0 l\u2019ancienne et offrant une collection d\u2019antiquit\u00e9s digne d\u2019une galerie d\u2019art. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur de la vieille ville, se cache un autre petit h\u00f4tel absolument \u00e9poustouflant, Mistress of Spices, dont le restaurant, perch\u00e9 sur une terrasse, offre une vue panoramique sur les toits de la cit\u00e9 et avec une cuisine swahilie, v\u00e9ritable merveille gustative \u00e0 un prix tr\u00e8s raisonnable. On trouve \u00e9galement quelques bars branch\u00e9s ainsi que d\u2019agr\u00e9ables caf\u00e9s, comme le d\u00e9licieux Baboo Caf\u00e9, sis \u00e0 l\u2019ombre d\u2019arbres, au dessus d\u2019une jolie petite plage de sable blanc, pr\u00e8s de laquelle sont amarr\u00e9es des embarcations zanzibarites typiques.<\/p>\n<p>Dans la vieille cit\u00e9 de Zanzibar, le temps s\u2019\u00e9coule paisiblement, dans une ambiance bon enfant, sans jamais aucune agressivit\u00e9. On parle le swahili, comme l\u2019anglais. Ici, les Massa\u00efs sont gardiens d\u2019h\u00f4tels ou de parkings, parfois artisans-vendeurs dans de petites boutiques de souvenirs. On y retrouve l\u2019atmosph\u00e8re d\u2019aventuriers c\u00e9l\u00e8bres\u00a0: Marco Polo, Arthur Rimbaud, Joseph Kessel, Henry de Monfreid. C\u2019est aussi \u00e0 Zanzibar que d\u00e9bute le p\u00e9riple de \u00ab\u00a0Cinq semaines en ballon\u00a0\u00bb de Jules Verne. Deux autres \u00e9crivains, dont une femme atypique ont racont\u00e9 Zanzibar. Tout d\u2019abord, Emily Ruete, de son vrai nom Sayyida Salme (1844-1924), une princesse de la cour d\u2019Oman et de Zanzibar (\u2018\u2019M\u00e9moires d\u2019une princesse arabe\u2019\u2019). Ensuite, l\u2019auteur britannique Evelyn Waugh (1903-1966) dans un ouvrage traduit en fran\u00e7ais sous le titre\u00a0: \u00ab\u00a0Hiver africain\u00a0\u00bb (\u2018A Tourist in Africa\u2019, en anglais). La ville est aussi le lieu de naissance du musicien Freddie Mercury (1946-1991), dont la maison est aujourd\u2019hui devenue un g\u00eete h\u00f4telier pour routards.<\/p>\n<p>Quoi qu\u2019il en soit, on garde d\u2019un passage \u00e0 Zanzibar, de merveilleux souvenirs exotiques. Celui du parfum des \u00e9pices en passant devant une petite boutique de la vieille ville\u00a0; le go\u00fbt d\u2019un th\u00e9 \u00e0 la cardamome, assis \u00e0 la terrasse d\u2019un caf\u00e9\u00a0; les voiles triangulaires des boutres arrivant au port en fin de journ\u00e9e\u00a0; une symphonie de couleurs vives\u00a0; la prestance d\u2019\u00e9b\u00e8ne des guerriers masa\u00efs, \u00e9lanc\u00e9s et aux traits fins, toujours arm\u00e9s d\u2019un b\u00e2ton\u00a0; quand ce n\u2019est pas aussi le go\u00fbt poivr\u00e9 de la cuisine swahili ou des soir\u00e9es pass\u00e9es autour d\u2019un cocktail sous la vo\u00fbte \u00e9toil\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Zanzibar, Petit fut\u00e9, Paris, 2015, ISBN\u00a0: 97827-46982628<\/p>\n<p>&#8211; Kenya, Tanzanie, Le Routard,Hachette, 2017,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>ISBN\u00a0: 978-2-01-161245-8<\/p>\n<p><strong>Liens Internet<\/strong><\/p>\n<p>Wikipedia, Petit fut\u00e9, Dhowpalace,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>Jafferjihouse, Mizinganiseafront<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>1. Ile de Zanzibar, Trait d&rsquo;union magazine, n\u00ba106, mai 2019<\/p>\n<p>2. Mascate, Oman, Trait d&rsquo;union magazine, n\u00ba105, avril 2019<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le d\u00e9dale exotique des ruelles de la vieille ville est le reflet d&rsquo;une riche histoire, le cocktail savamment dos\u00e9 d&rsquo;une<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":4550,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[20],"tags":[],"class_list":["post-4549","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-evasion"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4549","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4549"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4549\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4556,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4549\/revisions\/4556"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4550"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4549"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4549"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4549"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}