{"id":4422,"date":"2019-05-03T07:25:38","date_gmt":"2019-05-03T06:25:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=4422"},"modified":"2019-05-03T07:25:38","modified_gmt":"2019-05-03T06:25:38","slug":"lile-de-zanzibar-parfums-capiteux-et-saveurs-depices","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=4422","title":{"rendered":"L&rsquo;\u00eele de Zanzibar\u00a0: parfums capiteux et saveurs d&rsquo;\u00e9pices"},"content":{"rendered":"<p><em><strong>Les sens humains les plus secrets s&rsquo;\u00e9veillent en abordant cet archipel tropical de l&rsquo;oc\u00e9an Indien. Les saveurs olfactives et gustatives \u00e9voquent un h\u00e9ritage persique venant se m\u00ealer aux \u00e9pices d&rsquo;un Orient mythique aux senteurs de cardamome, de girofle et de cannelle. Voici donc une autre Afrique qui, \u00e0 l&rsquo;instar des boutres d&rsquo;antan, aurait largu\u00e9 ses amarres pour naviguer en solitaire sur les eaux chatoyantes des mers du sud, aveuglant les yeux de par son soleil et ses couleurs.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/strong><\/em><\/p>\n<p><strong>Par Christian Sorand<\/strong><\/p>\n<p>Tout est dit d\u00e9j\u00e0 dans cette \u00e9vocation picturale cherchant \u00e0 reproduire, d\u2019une mani\u00e8re illusoire, une ambiance instantan\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 quelques coups de pinceau sur la toile de l\u2019imaginaire. On sait pourtant qu\u2019en d\u00e9barquant sur le sol de Zanzibar, on pose un pied sur le continent africain. Or, il s\u2019agit d\u2019un petit archipel, rappelant que les \u00eeles sont souvent des lieux singuliers.<\/p>\n<p>Cette \u00e9chapp\u00e9e insulaire nous emm\u00e8ne en r\u00e9alit\u00e9 sur la plus grande \u00eele de ce chapelet marin appel\u00e9 Zanzibar, celui de l\u2019\u00eele d\u2019Unguja. Bon vent donc \u00e0 ces aliz\u00e9s qui nous y poussent par la magie de la plume et de l\u2019image\u00a0!<\/p>\n<p>En th\u00e9orie, on pourrait croire que l\u2019on est bien en Tanzanie, pays de l\u2019Est africain. Certes, mais en martelant le mot \u2018zan-zi-bar\u2019, n\u2019y a-t-il pas d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 une autre sonorit\u00e9\u00a0? Car ce son tri-phonique illustre parfaitement une triple identit\u00e9. Si la population est n\u00e9gro\u00efde \u00e0 l\u2019origine, elle se colore aussi du sang oriental indien et persique, voire de g\u00e8nes europ\u00e9ens. On pose ainsi le pied dans un ailleurs inattendu\u00a0!<\/p>\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-4422 gallery-columns-2 gallery-size-medium'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?attachment_id=4427'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"199\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et312-199x300.jpg\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et312-199x300.jpg 199w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et312-768x1159.jpg 768w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et312-678x1024.jpg 678w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et312.jpg 1181w\" sizes=\"auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?attachment_id=4426'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"199\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et313-199x300.jpg\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et313-199x300.jpg 199w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et313-768x1159.jpg 768w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et313-678x1024.jpg 678w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et313.jpg 1181w\" sizes=\"auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n\n<p><strong>Le go\u00fbt de l\u2019oc\u00e9an Indien<\/strong><\/p>\n<p>Les \u00eeles de l\u2019oc\u00e9an Indien ont en commun une longue histoire de croisement des peuples. Sans doute, cela est-il d\u00fb aux courants marins et aux aliz\u00e9s, tout autant qu\u2019\u00e0 une certaine proximit\u00e9 continentale. Cet espace insulaire a \u00e9t\u00e9 le point convergent de trois horizons diff\u00e9rents.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>\u00c0 Zanzibar, la grande \u00eele d\u2019Unguja est s\u00e9par\u00e9e de la c\u00f4te africaine par un chenal d\u2019une trentaine de kilom\u00e8tres seulement. Sa flore et sa faune appartiennent donc au continent noir.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Or, on constate que depuis la plus haute antiquit\u00e9 (vers 1.800 av. J.-C.), d\u2019autres hommes y sont venus, attir\u00e9s par l\u2019attrait d\u2019un exotisme inh\u00e9rent \u00e0 notre esp\u00e8ce. Ainsi, les Egyptiens, avides d\u2019encens pour honorer leurs dieux, \u00e9prouvaient le besoin d\u2019en faire le n\u00e9goce. Comme leur navigation se cantonnait le long du Nil, ils firent donc appel \u00e0 leurs voisins s\u00e9mites, les Ph\u00e9niciens, \u00e0 la fois grands navigateurs et commer\u00e7ants dans l\u2019\u00e2me. C\u2019est ainsi que naquit la premi\u00e8re grande route maritime de l\u2019histoire\u00a0: la route de l\u2019encens. Par sa proximit\u00e9, Zanzibar, en \u00e9tait une escale. L\u2019encens \u00e9tait plut\u00f4t l\u2019apanage du sous-continent indien tandis que l\u2019or, l\u2019\u00e9b\u00e8ne et l\u2019ivoire ajoutaient un n\u00e9goce compl\u00e9mentaire \u00e0 la cargaison des navires.<\/p>\n<p>Plus tard encore, au Moyen Age, les peuples du golfe Persique avaient pris le relais des Ph\u00e9niciens et avaient acquis des techniques de construction navale et de navigation maritime. Les Perses de Shiraz furent donc les premiers, au Xe si\u00e8cle, \u00e0 commercer avec les \u00eeles de l\u2019archipel depuis le port de Bassorah. Certains s\u2019y install\u00e8rent en y construisant palais et bains orientaux. Leurs voisins omanais et y\u00e9m\u00e9nites ne mirent pas longtemps \u00e0 leur embo\u00eeter le pas, convaincus d\u2019y avoir trouv\u00e9 \u00ab\u00a0le paradis d\u2019Allah\u00a0\u00bb, tant les paysages idylliques, la verdure et les fruits semblaient coller \u00e0 cette \u00e9vocation coranique. Ce fut donc la p\u00e9riode mythique de Sindbad, le marin. Les boutres omanais commer\u00e7aient \u00e9galement avec l\u2019Inde. Une nouvelle vague migratoire s\u2019instaurait; les effluves des senteurs se sont m\u00eal\u00e9es aux parfums de cannelle, de cardamome et de vanille, comme aux \u00e9pices de poivre et de gingembre.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>\u00c9videmment, d\u00e8s la fin du Moyen Age, les puissances europ\u00e9ennes d\u2019alors avaient entendu parler de toutes ces \u00e9pices exotiques. Les Portugais, en route pour l\u2019Inde (XVe si\u00e8cle), furent les premiers, bient\u00f4t suivis par les Hollandais qui avaient opt\u00e9 pour les \u00eeles de la Sonde. Or, les lointaines \u00ab\u00a0\u00eeles aux \u00e9pices\u00a0\u00bb &#8211; aujourd\u2019hui les Moluques &#8211; \u00e9taient devenues un nouvel Eldorado. Elles recelaient \u00e0 profusion d\u2019un produit magique: le clou de girofle. Ce commerce, longtemps tenu secret pour d\u2019\u00e9videntes raisons commerciales, donna lieu \u00e0 des affrontements belliqueux. Des corsaires anglais, puis fran\u00e7ais, se sont empar\u00e9s de plants qu\u2019ils ont embarqu\u00e9s vers l\u2019archipel des Mascareignes et toutes les autres \u00eeles de la r\u00e9gion comme les Seychelles (1) et Zanzibar.<\/p>\n<p>Les vicissitudes de l\u2019histoire ont donc model\u00e9 le peuplement et l\u2019\u00e9conomie de Zanzibar. Malgr\u00e9 tout, il ne faudrait pas oublier le triste commerce de l\u2019esclavage. Il a initialement \u00e9t\u00e9 l\u2019apanage des Perses et des Omanais jusqu\u2019\u00e0 la fin du XIXe, quand Zanzibar en \u00e9tait un important maillon. Ce trafic a finalement \u00e9t\u00e9 d\u00e9bout\u00e9 par le protectorat britannique.<\/p>\n<div id='gallery-2' class='gallery galleryid-4422 gallery-columns-2 gallery-size-medium'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?attachment_id=4425'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"225\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et314-225x300.jpg\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et314-225x300.jpg 225w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et314-768x1025.jpg 768w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et314-767x1024.jpg 767w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et314.jpg 1181w\" sizes=\"auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?attachment_id=4424'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"199\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et315-199x300.jpg\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et315-199x300.jpg 199w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et315-768x1159.jpg 768w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et315-678x1024.jpg 678w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/TU106P30et315.jpg 1181w\" sizes=\"auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n\n<p><strong>Un pied en Afrique de l\u2019Est<\/strong><\/p>\n<p>Zanzibar a donc h\u00e9rit\u00e9 d\u2019un brassage multiculturel qui a vraisemblablement forg\u00e9 l\u2019empreinte de son identit\u00e9 locale. M\u00eame si l\u2019archipel appartient \u00e0 la Tanzanie, il garde une certaine autonomie, et m\u00eame quelques vell\u00e9it\u00e9s ind\u00e9pendantistes. L\u2019\u00eele d\u2019Unguja est \u00e0 la fois la plus grande et la plus peupl\u00e9e d\u2019un archipel compos\u00e9 des \u00eeles de Pemba, au nord et de Mafia, au sud.<\/p>\n<p>Situ\u00e9 dans l\u2019h\u00e9misph\u00e8re austral, l\u2019archipel est soumis aux fluctuations des aliz\u00e9s dont le r\u00f4le a \u00e9t\u00e9 essentiel pour le commerce de la voile. Unguja offre deux facettes bien distinctes. La partie orientale de l\u2019\u00eele est au vent, tandis que la moiti\u00e9 occidentale est sous le vent. Tous les autres archipels de cette partie de l\u2019oc\u00e9an Indien \u00e9taient autrefois rattach\u00e9s au continent africain et il existe donc une flore et une faune originales. Le parc national de Jozani Chwaka se trouve au centre de l\u2019\u00eele. \u00c0 l\u2019origine, il s\u2019agit d\u2019une zone de mangroves sur laquelle la v\u00e9g\u00e9tation a \u00e9volu\u00e9 \u00e0 partir de la roche corallienne originelle, purement end\u00e9mique par sa salinit\u00e9. On y trouve encore une vari\u00e9t\u00e9 de singes appel\u00e9s le colobe roux de Zanzibar (Procolobus kirkii). Ce petit primate, totalement v\u00e9g\u00e9tarien et fort peu sauvage, est une esp\u00e8ce unique hautement prot\u00e9g\u00e9e. Le dernier comptage recensait environ 1.500 individus. Comme il se nourrit essentiellement de fruits trouv\u00e9s dans cette for\u00eat, il ne peut donc vivre que dans cet environnement en fonction de la salinit\u00e9 du terrain qui n\u2019existe pas ailleurs.<\/p>\n<p>La division climatique de l\u2019\u00eele fait que la c\u00f4te Est est plus vent\u00e9e, mais \u00e9galement plus s\u00e8che. Elle demeure le domaine des plus belles plages de sable blanc et d\u2019un lagon corallien parall\u00e8le \u00e0 la c\u00f4te. Ceci explique pourquoi elle est devenue un paradis pour les planchistes et surtout pour le kite surf, particuli\u00e8rement \u00e0 Jambiani, agr\u00e9able petite communaut\u00e9 de p\u00eacheurs. Paje, quelques kilom\u00e8tres plus au nord, est un lieu plus branch\u00e9.<\/p>\n<p>\u00c0 la pointe m\u00e9ridionale d\u2019Ugunja, Kizimkazi, se situe un autre village idyllique de p\u00eacheurs. On vient ici \u00e0 la rencontre de la colonie des grands dauphins (Tursiops truncatus) vivant au large de la c\u00f4te. H\u00e9las, le nombre des barques de p\u00eacheurs vivant en marge d\u2019un commerce touristique devenu hautement lucratif, enl\u00e8ve beaucoup de charme \u00e0 cette rencontre. Les dauphins y sont en nombre mais on se demande comment ils peuvent encore paisiblement \u00e9voluer dans ces eaux turquoises!<\/p>\n<p>Diam\u00e9tralement oppos\u00e9e tout au nord, la plage de Nungwi, illustre \u00e0 merveille ces lieux paradisiaques des mers du sud. Cette partie de la c\u00f4te n\u2019est pas soumise aux caprices de la mar\u00e9e. Ceci a donc donn\u00e9 lieu \u00e0 un d\u00e9veloppement touristique encore plus intense. Deux extr\u00eames se jouxtent sans jamais se croiser\u00a0: d\u2019une part des vill\u00e9giatures de luxe tr\u00e8s ferm\u00e9es et d\u2019autre part une zone plus couleur locale, domaine d\u2019une client\u00e8le jeune, un tantinet hippie. Il n\u2019en demeure pas moins que l\u2019on garde en m\u00e9moire de ce lieu, ses extraordinaires couleurs exotiques et ce, malgr\u00e9 l\u2019\u00e9tat de la route d\u2019acc\u00e8s.<\/p>\n<p>La capitale r\u00e9gionale, Zanzibar Town, se trouve sur la c\u00f4te ouest, au centre de l\u2019\u00eele. Son vieux quartier historique, Stone Town, a \u00e9t\u00e9 class\u00e9 sur la liste de l\u2019Unesco. Son int\u00e9r\u00eat et sa richesse exceptionnelle seront le sujet d\u2019un autre article.<\/p>\n<p>L\u2019\u00eele d\u2019Unguja est donc un lieu ne manquant pas d\u2019attrait et de charme. Bien entendu, son particularisme s\u2019exprime aussi dans les senteurs ou dans le plaisir exotique et parfum\u00e9 de sa cuisine.<\/p>\n<p><strong>Un cocktail exotique aux saveurs uniques<\/strong><\/p>\n<p>Les saveurs culinaires sont un m\u00e9lange d\u2019Afrique et d\u2019Asie faisant une large place aux \u00e9pices et aux condiments inh\u00e9rents \u00e0 l\u2019environnement. Poissons et fruits de mer, accompagn\u00e9s souvent de riz, demeurent les mets principaux, sachant que la cuisine d\u2019origine indienne a largement influenc\u00e9 la table zanzibarienne.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>L\u2019archipel a longtemps \u00e9t\u00e9 l\u2019un des principaux producteurs du clou de girofle apr\u00e8s l\u2019Indon\u00e9sie. L\u2019industrie des huiles essentielles comme la citronnelle et la fleur d\u2019Ylang-Ylang ou d\u2019Alo\u00e9 Vera compl\u00e9mentent le tourisme, devenu aujourd\u2019hui l\u2019activit\u00e9 pr\u00e9pond\u00e9rante.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>\u00c0 proximit\u00e9 de Bububu, un peu au nord de Stone Town, se trouve une jolie for\u00eat tropicale dans laquelle il y a de nombreuses fermes aux \u00e9pices. Certaines sont des plantations qui se visitent. On peut donc s\u2019y procurer tout l\u2019\u00e9ventail des \u00e9pices\u00a0: cannelle, cardamome, cumin, curcuma, gingembre, noix de muscade, piment, poivre vert ou noir, vanille.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 tout, ce que l\u2019on rapporte de Zanzibar, c\u2019est un \u00e9merveillement des yeux o\u00f9 dominent les couleurs d\u2019un oc\u00e9an allant de l\u2019aigue-marine au vert \u00e9meraude, en passant par la couleur turquoise.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>A vrai dire, cet archipel de l\u2019oc\u00e9an Indien, est un lieu r\u00eav\u00e9 d\u2019escapade. Bien desservi par les compagnies a\u00e9riennes, son infrastructure h\u00f4teli\u00e8re est largement \u00e0 la hauteur des normes internationales. Seul parfois, l\u2019\u00e9tat actuel de l\u2019a\u00e9roport et de certaines routes, rappelle qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une Afrique en voie de d\u00e9veloppement. La gentillesse de la population locale, le co\u00fbt mod\u00e9r\u00e9 des prestations essentielles et les paysages de r\u00eave viennent largement combler ce handicap, sachant par ailleurs que la libert\u00e9 de d\u00e9placement n\u2019est nullement entach\u00e9e par un manque de s\u00e9curit\u00e9 quelconque.<\/p>\n<p>On en revient donc, les yeux \u00e9blouis, le c\u0153ur l\u00e9ger, avec pl\u00e9thore de parfums exotiques rendant ce voyage encore plus p\u00e9renne dans la sph\u00e8re des souvenirs.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Bibliographie<\/strong><\/span><\/p>\n<p>&#8211; Zanzibar, Petit Fut\u00e9, 2015, ISBN 97827 46982628<\/p>\n<p>&#8211; Kenya, Tanzanie\/Zanzibar, Le Routard, Hachette, 2016\/17, ISBN &#8211; 978-2-01-161245-8<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Liens Internet<\/strong><\/span><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.futura-sciences.com\">www.futura-sciences.com<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.wikipedia.com\">wikipedia<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/wikitravel.org\/en\/Main_Page\">wikitravel<\/a><\/p>\n<p>Trait d&rsquo;Union Magazine, novembre 2017\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/les-seychelles-des-iles-au-gout-suave-dun-eden-retrouve\/\">http:\/\/www.traitdunionmag.com\/les-seychelles-des-iles-au-gout-suave-dun-eden-retrouve\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les sens humains les plus secrets s&rsquo;\u00e9veillent en abordant cet archipel tropical de l&rsquo;oc\u00e9an Indien. 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