{"id":3607,"date":"2018-09-28T09:15:28","date_gmt":"2018-09-28T08:15:28","guid":{"rendered":"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=3607"},"modified":"2018-09-28T09:19:13","modified_gmt":"2018-09-28T08:19:13","slug":"acteur-francais-en-chine-un-marche-de-plus-dun-milliard-de-spectateurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=3607","title":{"rendered":"Acteur fran\u00e7ais en Chine, un march\u00e9 de plus d\u2019un milliard de spectateurs"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>N\u00e9 \u00e0 Moscou en 1976, polyglotte (fran\u00e7ais, russe, italien et anglais), le Fran\u00e7ais Philippe Joly d\u00e9cide d\u2019entamer il y a six ans une carri\u00e8re d\u2019acteur en Asie. Passionn\u00e9 depuis son plus jeune \u00e2ge par le cin\u00e9ma, Philippe apprenait par c\u0153ur les monologues de ses films favoris pour perfectionner son anglais, mais surtout pour amuser ses amis. Ce choix d\u2019acteur tardif est pour lui \u00ab\u00a0une seconde vie\u00a0\u00bb, apr\u00e8s une premi\u00e8re vie professionnelle pass\u00e9e loin du cin\u00e9ma. Aujourd\u2019hui install\u00e9 \u00e0 Hong-Kong, Philippe Joly organise son temps entre les tournages en Chine et \u00e0 Hong-Kong et le travail sur ses propres projets cin\u00e9matographiques. Rencontre avec un acteur hors du commun.<\/em><\/p>\n<p><strong>Propos recueillis par Catya Martin<\/strong><\/p>\n<p>Trait d\u2019Union\u00a0: Tout a commenc\u00e9 \u00e0 Hong-Kong.<\/p>\n<p>Oui, c\u2019est ici, il y a six ans, que j\u2019ai eu l\u2019opportunit\u00e9 de suivre ma passion. Un jour, par hasard, j\u2019ai vu une annonce pour jouer un gangster russe dans un film ind\u00e9pendant. Je suis all\u00e9 \u00e0 l\u2019audition. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 rappel\u00e9 plusieurs fois, et finalement, s\u00fbrement plus pour r\u00e9compenser ma t\u00e9nacit\u00e9 que mon talent, le r\u00e9alisateur, Lawrence Gray, m\u2019a offert un r\u00f4le d\u2019assassin dans son film Lust &amp; Found. J\u2019ai alors pass\u00e9 plusieurs mois en immersion compl\u00e8te dans la production de ce film, auquel j\u2019ai fini par contribuer bien plus qu\u2019avec juste mon jeu d\u2019acteur.<\/p>\n<p><strong>C\u2019est-\u00e0-dire\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai aid\u00e9 \u00e0 la production et j\u2019ai cr\u00e9\u00e9 la chor\u00e9graphie des bagarres entre autre.<\/p>\n<p>Cette exp\u00e9rience m\u2019a ouvert les yeux sur l\u2019industrie du film vu de l\u2019int\u00e9rieur, et j\u2019ai compris que c\u2019\u00e9tait un monde dans lequel je me sentais bien, et donc une carri\u00e8re que je voulais explorer.<\/p>\n<p>Je ne me suis plus arr\u00eat\u00e9 depuis. J\u2019ai tourn\u00e9 une trentaine de films en tant qu\u2019acteur, et \u00e9crit, produit et r\u00e9alis\u00e9 quelques courts m\u00e9trages et films ind\u00e9pendants.<\/p>\n<p><strong>Quel est votre parcours\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai un parcours plut\u00f4t atypique. Je suis n\u00e9 \u00e0 Moscou, mais j\u2019ai grandi en banlieue parisienne et ensuite \u00e0 Paris. A 20 ans, on m\u2019a offert un travail de consultant pour une petite entreprise fran\u00e7aise qui m\u2019a envoy\u00e9 en expatriation au Kazakhstan. Cette mission loin de la France a \u00e9t\u00e9 un point tournant dans ma vie, ce fut le d\u00e9but d\u2019une vie d\u2019adulte pass\u00e9e dans son int\u00e9gralit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le Kazakhstan, je me suis install\u00e9 en Irlande o\u00f9 j\u2019ai v\u00e9cu dix ans. Je travaillais comme manager dans des multinationales, mais bien que le management me plaise, j\u2019avais cet esprit d\u2019entrepreneur qui bouillonnait en moi, et qui ne demandait qu\u2019\u00e0 s\u2019exprimer.<\/p>\n<p>Le boom \u00e9conomique irlandais fut l\u2019environnement parfait pour me donner la motivation de quitter le monde des corporates, et cr\u00e9er ma premi\u00e8re soci\u00e9t\u00e9. Pendant une dizaine d\u2019ann\u00e9es, j\u2019ai cr\u00e9\u00e9 des startups qui m\u2019ont emmen\u00e9 vivre d\u2019Irlande en Italie, un bref passage par Singapour, et finalement \u00e0 Hong-Kong.<\/p>\n<p><strong>Que vous a apport\u00e9 l\u2019Asie\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>En Asie, j\u2019ai d\u00e9couvert un monde d\u2019opportunit\u00e9s jusque-l\u00e0 inimaginables, dont celle de vivre ma passion et devenir acteur dans un march\u00e9 de plus d\u2019un milliard de spectateurs. Apr\u00e8s quelques films \u00e0 succ\u00e8s et quelques rencontres cl\u00e9s, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de m\u2019impliquer dans le monde du cin\u00e9ma, de l\u2019\u00e9criture de sc\u00e9nario \u00e0 la production, la r\u00e9alisation et au jeu d\u2019acteur.<\/p>\n<p>Je reste cela dit toujours pr\u00e9sent dans le monde des startups \u00e0 Hong-Kong, mais le cin\u00e9ma est devenu ma carri\u00e8re \u00e0 plein temps. Une carri\u00e8re dans laquelle je mets toute mon \u00e9nergie et ma passion. Comme on dit, \u201ctrouvez un travail qui vous pla\u00eet, et vous n\u2019aurez plus jamais besoin de travailler un autre jour dans votre vie\u201d.<\/p>\n<p><strong>On vous retrouve souvent dans des r\u00f4les de \u00ab\u00a0m\u00e9chants\u00a0\u00bb. Est-ce une volont\u00e9 de votre part\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Au d\u00e9but, il s\u2019agissait de prendre tous les r\u00f4les disponibles pour accumuler l\u2019exp\u00e9rience, et augmenter ma visibilit\u00e9. Mais j\u2019ai tr\u00e8s vite r\u00e9alis\u00e9 qu\u2019il y avait un march\u00e9 tr\u00e8s sp\u00e9cifique ici, et que mon style, mon jeu, et mon visage plaisaient pour un certain type de r\u00f4les de m\u00e9chants. La dynamique en Asie est telle, que la majorit\u00e9 des films sont des films d\u2019action, et que les acteurs caucasiens jouent souvent le r\u00f4le du m\u00e9chant face au h\u00e9ros jou\u00e9 par un acteur asiatique. Une fois cette niche identifi\u00e9e, je l\u2019ai volontairement cultiv\u00e9e pour devenir le premier choix de m\u00e9chant dans l\u2019esprit des r\u00e9alisateurs et producteurs locaux.<\/p>\n<p><strong>Vous mourrez donc souvent\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Oui. Une petite anecdote sur le sujet. Effectivement je meurs tr\u00e8s souvent \u00e0 l\u2019\u00e9cran, et cela m\u2019a fait d\u00e9couvrir non seulement le monde de la cascade qui me fascine, mais aussi des petites traditions comme celle de l\u2019enveloppe rouge. Lorsqu\u2019un acteur se fait tuer dans un film \u00e0 Hong-Kong, il est de tradition de lui donner une petite enveloppe rouge avec un montant symbolique \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, pour lever la superstition. C\u2019est un beau geste et j\u2019ai eu le plaisir de recevoir beaucoup de ces enveloppes.<\/p>\n<p><strong>Vous avez crois\u00e9 la route d\u2019acteurs c\u00e9l\u00e8bres comme Jackie Chan, Jean-Claude Vandamme ou encore John Cusack et Adrian Brody. Sont-ils des r\u00e9f\u00e9rences pour vous\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Jackie Chan et Jean-Claude Van Damme ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sents durant toute mon adolescence car je faisais beaucoup d\u2019arts martiaux et comme tous les gamins de mon \u00e2ge, ma chambre \u00e9tait couverte de posters de Bruce Lee ou encore de Van Damne. Je regardais tous les films d\u2019arts martiaux disponibles. Je dois avouer qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque l\u2019aspect com\u00e9die des films de Jackie Chan me plaisait moins que le r\u00e9alisme des autres films d\u2019action de l\u2019\u00e9poque. Mais en grandissant j\u2019ai eu acc\u00e8s \u00e0 d\u2019autres films de Jackie Chan qui ne passaient pas \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 en France, comme Police Story, Rumble In The Bronx, Drunken Master, et je suis devenu fan.<\/p>\n<p>Autant vous dire que de le rencontrer pour la premi\u00e8re fois, et travailler avec lui pendant plus d\u2019un mois dans le d\u00e9sert de Gobi sur Dragon Blade, fut un immense plaisir personnel et professionnel. De m\u00eame, travailler avec Jean-Claude Van Damme sur le film Pound Of Flesh, fut une exp\u00e9rience m\u00e9morable.<\/p>\n<p>Pour ce qui est d\u2019Adrien Brody et John Cusack, aucun des deux n\u2019\u00e9tait une r\u00e9f\u00e9rence pour moi, m\u00eame si j\u2019ai ador\u00e9 Adrien Brody dans Le Pianiste, et ai appr\u00e9ci\u00e9 Cusack dans un certain nombre de films. Mes r\u00e9f\u00e9rences sont plut\u00f4t Robert De Niro ou Jack Nicholson. J\u2019ai d\u00e9couvert Christophe Walz que je trouve exceptionnel, et pour rester fran\u00e7ais, j\u2019ai toujours \u00e9t\u00e9 un grand fan de Jean Gabin et des dialogues d\u2019Audiard. Les films de gangster et les dialogues bien \u00e9crits m\u2019attirent, Quentin Tarantino et Martin Scorcese sont de grandes r\u00e9f\u00e9rences pour moi.<\/p>\n<p><strong>Quels sont les meilleurs et pires moments de tournage\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Les meilleurs moments sont souvent entre les prises, l\u2019ambiance, les d\u00eeners, les rigolades. J\u2019aime beaucoup les rencontres lors des tournages, et les endroits magnifiques.<\/p>\n<p>J\u2019ai pass\u00e9 des moments particuli\u00e8rement agr\u00e9ables sur le tournage de mon dernier gros film en Chine Ultimate Code dans lequel je joue le r\u00f4le principal du m\u00e9chant, \u00e9videment. Le film sortira d\u00e9but 2019. Lors du tournage, j\u2019ai rencontr\u00e9 le fondateur du Parkour, et acteur fran\u00e7ais, David Belle. Une belle amiti\u00e9 s\u2019est cr\u00e9\u00e9e.<\/p>\n<p>Je n\u2019oublierai jamais avoir d\u00een\u00e9 avec Jackie Chan, ou \u00e9chang\u00e9 quelques blagues autour d\u2019un caf\u00e9 avec Jean-Claude Van Damme. Ou m\u00eame avoir rencontr\u00e9, au fin fond de la Chine, l\u2019actrice et chanteuse fran\u00e7ais Lorie, lors d\u2019un tournage, ou nous avions une sc\u00e8ne \u00e0 cheval ensemble.<\/p>\n<p>Pour ce qui est des pires moments, le premier qui me vient \u00e0 l\u2019esprit est le tournage de Ghost In The Shell. Je jouais un des soldats qui doit arr\u00eater Scarlett Johansson dans une sc\u00e8ne. Nous sommes sept, on nous a coup\u00e9 les cheveux en coupe militaire, ras\u00e9 de pr\u00e8s, et mis des implants futuristes derri\u00e8re l\u2019oreille. Pendant deux jours, nous avons r\u00e9p\u00e9t\u00e9 le maniement d\u2019armes, les positions etc.. Le jour du tournage, le r\u00e9alisateur a d\u00e9cid\u00e9 de nous mettre des masques \u00e0 tous. Nous avons donc tous le visage cach\u00e9, les dialogues ont aussi \u00e9t\u00e9 coup\u00e9s, et tout l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019\u00eatre dans un film hollywoodien avec Scarlett Johansson fut perdu. Cela a \u00e9t\u00e9 un moment de grosse frustration.<\/p>\n<p><strong>Quel est le film dont vous garderez un souvenir fort\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Un film du r\u00e9alisateur hongkongais Juno Mak, Sons Of The Neon Night. Nous avons tourn\u00e9 en septembre 2017, mais le film ne sortira que d\u00e9but 2019. Je suis impatient de voir le r\u00e9sultat final. Je joue Enzo, et je parle italien dans toutes mes sc\u00e8nes. Ce fut assez difficile de jongler constamment entre l\u2019anglais, le chinois (d\u00e9butant) et l\u2019italien pendant dix jours. Mais ce tournage fut tr\u00e8s agr\u00e9able. J\u2019ai le plaisir d\u2019\u00eatre en face de pointures du cin\u00e9ma asiatique telles que Takeshi Kaneshiro, Tony Leung ka-fai, Sean Lau, et Louis Koo.<\/p>\n<p>Un autre bon souvenir, fut le film Abduction qui sortira bient\u00f4t, avec Scott Adkins et Andy On, dans lequel je joue un mafieux russe. C\u2019est toujours un grand plaisir de travailler avec le r\u00e9alisateur Ernie Barbarash avec qui j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 sur Pound Of Flesh.<\/p>\n<p><strong>Quelle est votre actualit\u00e9 du moment\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Je suis en attente de r\u00e9ponse pour plusieurs r\u00f4les dans de gros films en Chine et \u00e0 Hong-Kong. Les auditions sont toutes faites, maintenant c\u2019est la phase d\u2019attente, qui peut \u00eatre assez longue et frustrante. Mais il ne faut pas s\u2019endormir sur ses lauriers, donc je reste actif avec un certain nombre de projets.<\/p>\n<p>Je coproduis une s\u00e9rie TV pour Rugby Asia Channel sur Setanta Sports\/NowTV. Il s\u2019agit d\u2019une sitcom qui s\u2019appelle \u201cGweilo RFC\u201d, qui traite de la cr\u00e9ation d\u2019une \u00e9quipe de rugby un peu atypique \u00e0 Hong-Kong. Nous avons potentiellement une audience de 52 millions de spectateurs dans 16 pays asiatiques, ce qui rend ce projet int\u00e9ressant et nous aide dans notre recherche de sponsors pour financer le reste de la s\u00e9rie.<\/p>\n<p><strong>Comment voyez-vous votre carri\u00e8re dans 10 ans\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Je pense passer de l\u2019autre cot\u00e9 de la cam\u00e9ra, en production peut-\u00eatre. Je continuerai \u00e0 jouer pendant tr\u00e8s longtemps car j\u2019adore \u00e7a, mais je pense que je serais impliqu\u00e9 de plus en plus comme producteur, ou r\u00e9alisateur.<\/p>\n<p>J\u2019aimerais aussi contribuer \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration de la l\u00e9gislation, des salaires minimums, et des protections pour les acteurs (occidentaux en particulier), car il n\u2019y a vraiment aucune r\u00e8gle pour le moment, et je vois beaucoup d\u2019abus qui pourraient \u00eatre \u00e9vit\u00e9s avec une l\u00e9gislation plus forte. J\u2019aimerai aussi tourner quelques films en France, en fran\u00e7ais. Ma carri\u00e8re d\u2019acteur est compl\u00e8tement anglo-saxonne, mais mes influences en grandissant ont \u00e9t\u00e9 fran\u00e7aises avec Audiard, Gabin, Ventura, Belmondo, Blier ou encore de Fun\u00e8s, et la liste est longue. J\u2019aimerais bien dans les prochaines ann\u00e9es revenir un peu aux sources<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; N\u00e9 \u00e0 Moscou en 1976, polyglotte (fran\u00e7ais, russe, italien et anglais), le Fran\u00e7ais Philippe Joly d\u00e9cide d\u2019entamer il y<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":3611,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[18],"tags":[],"class_list":["post-3607","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-culture"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3607","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3607"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3607\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3669,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3607\/revisions\/3669"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3611"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3607"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3607"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3607"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}