{"id":3064,"date":"2018-04-04T03:34:09","date_gmt":"2018-04-04T02:34:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=3064"},"modified":"2018-04-04T03:37:21","modified_gmt":"2018-04-04T02:37:21","slug":"rabat-capitale-royale-aux-confins-de-loccident","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=3064","title":{"rendered":"Rabat : Capitale royale aux confins de l&rsquo;occident"},"content":{"rendered":"<p>Il faut souvent faire un effort pour d\u00e9couvrir le vrai visage de cette cit\u00e9 ancestrale parfois voil\u00e9e derri\u00e8re les brumes atlantiques. L&rsquo;aspect ordonn\u00e9 et imposant de Rabat, aujourd&rsquo;hui capitale du royaume alaouite du Maroc, est le r\u00e9sultat d&rsquo;une vision de Lyautey. En soulevant le voile, on d\u00e9couvre tout doucement des jardins secrets. N&rsquo;est-ce pas l\u00e0 le propre d&rsquo;une demeure arabe dont le mur peut cacher un palais\u00a0?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Par Christian Sorand<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Parler du Maroc en stigmatisant son orientalisme, risque fort de retourner bien des morts dans leurs tombes\u00a0! Laissons cette image glisser vers un jeu de mots plus appropri\u00e9, en \u00e9voquant les Maures&#8230; Les Romains l\u2019avaient bien compris\u00a0: cette longue fa\u00e7ade atlantique du nord de l\u2019Afrique a un \u0153il fix\u00e9 sur la M\u00e9diterran\u00e9e et une main tendue vers le continent europ\u00e9en. Le \u00ab\u00a0pays des Maures\u00a0\u00bb fut donc nomm\u00e9 \u00ab\u00a0Maur\u00e9tanie\u00a0\u00bb. Car au tr\u00e9fonds de l\u2019\u00e2me ch\u00e9rifienne, c\u2019est bien le c\u0153ur d\u2019une identit\u00e9 berb\u00e8re qui fait battre le pouls du pays. Le Maroc est le pays du Maghreb le plus profond\u00e9ment berb\u00e8re.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 tout, ce serait brouiller les cartes en \u00e9voquant le seul h\u00e9ritage Amazigh (berb\u00e8re). Les ruines de Lixus (devenue Larache) attestent que les Ph\u00e9niciens avaient navigu\u00e9 au-del\u00e0 des colonnes d\u2019H\u00e9racl\u00e8s en fondant une premi\u00e8re colonie au VIIe av. J.-C.\u00a0! Nombre de l\u00e9gendes et de mythes grecs y puisent leurs sources\u00a0: Oc\u00e9an, Atlas, le jardin des Hesp\u00e9rides&#8230; Les Romains, les Vandales, les Ottomans jalonnent le pass\u00e9. Les troupes arabes d\u2019Okba Ibn Nef\u00e2a venues du Machrek (\u00ab\u00a0le pays du soleil levant\u00a0\u00bb) d\u00e9limitent les bornes d\u2019un empire dont la fronti\u00e8re est l\u2019oc\u00e9an Atlantique. Dans la langue de Mahomet, Maghreb veut dire \u00ab\u00a0le pays du soleil couchant\u00a0\u00bb. Le terme arabe du Maroc est al-maghrib (1). Le char d\u2019Apollon venait y terminer sa course en s\u2019engloutissant dans la demeure du dieu Oc\u00e9an. Zeus, dans sa col\u00e8re divine, avait condamn\u00e9 le Titan Atlas \u00e0 y supporter le poids du monde sur ses \u00e9paules.<\/p>\n<p>Rabat, capitale du Maroc moderne, est donc le reflet de cette m\u00eame histoire. On ne peut la d\u00e9crire sans l\u2019identifier \u00e0 ce pass\u00e9 multiple.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L\u2019h\u00e9ritage du pass\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Tourn\u00e9e vers l\u2019Atlantique, la ville est b\u00e2tie sur un \u00e9peron rocheux dominant l\u2019embouchure de la rive sud du Bouregreg. Sal\u00e9, sa rivale portuaire sur l\u2019autre rive du fleuve, partage la trame ombilicale d\u2019un pass\u00e9 antique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>De nos jours, dans la partie orientale extra-muros de la capitale, le Chellah, ceint par une muraille rouge\u00e2tre datant de 1339, donne l\u2019apparence d\u2019\u00eatre dans un isolement quasi rural. Ce lieu paisible symbolise \u00e0 lui seul l\u2019h\u00e9ritage de Rabat. On y entre par une porte monumentale \u00e9difi\u00e9e au Moyen \u00c2ge par la dynastie m\u00e9rinide, une tribu berb\u00e8re z\u00e9n\u00e8te (2). Comme il se doit en terre d\u2019Islam, l\u2019enceinte cache un grand jardin, reflet du paradis d\u2019Allah. Le chant des oiseaux vient ponctuer le susurrement des antinomiques. Une savante irrigation par canaux permet l\u2019existence d\u2019esp\u00e8ces habituellement oppos\u00e9es\u00a0: figuiers de Barbarie et roseaux, oliviers et bananiers. Les ruines de Sala Colonia s\u2019y trouvent jouxtant une n\u00e9cropole arabe. Les restes d\u2019une mosqu\u00e9e appartiennent \u00e0 une ancienne zaou\u00efa (salle de lecture du Coran)\u00a0et le minaret encore intact est l\u2019\u0153uvre du sultan m\u00e9rinide Abu al-Hassan (1299-1351). L\u2019exotisme pluriel du lieu serait incomplet sans les nids de cigognes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Au Xe si\u00e8cle d\u2019autres Berb\u00e8res z\u00e9n\u00e8tes s\u2019emparent de Sal\u00e9 et construisent la Kasbah des Oudayas sur l\u2019\u00e9minence m\u00e9ridionale situ\u00e9e \u00e0 l\u2019embouchure du fleuve. Ce site devient un couvent fortifi\u00e9 appel\u00e9 ribat en langue arabe, \u00e0 l\u2019origine toponymique de Rabat.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Yacoub al-Mansour (1184-1199), petit-fils du premier calife de la dynastie berb\u00e8re des Almohades, s\u2019emploie \u00e0 faire de Rabat une vaste et somptueuse capitale en entourant la cit\u00e9 d\u2019une muraille perc\u00e9e de cinq portes monumentales, chiffre symbolique dans l\u2019Islam. Il donne ensuite l\u2019ordre de b\u00e2tir la mosqu\u00e9e Hassan, dont le minaret doit d\u00e9passer ceux de la Giralda de S\u00e9ville et de la Koutoubia de Marrakech.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Haute de 44m, la tour Hassan demeure une \u0153uvre inachev\u00e9e. Devenue l\u2019embl\u00e8me de la ville, elle fait partie d\u2019un vaste ensemble d\u00e9di\u00e9 au mausol\u00e9e de Mohammed V. Au pied de la tour, on jouit d\u2019un beau panorama sur la ville ancienne et la vall\u00e9e du Bouregreg jusqu\u2019\u00e0 l\u2019oc\u00e9an.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(Au XVIIe si\u00e8cle, la vieille ville de Sal\u00e9 devient une r\u00e9publique ind\u00e9pendante (de 1621 \u00e0 1647). Surnomm\u00e9e \u00ab\u00a0la r\u00e9publique des pirates\u00a0\u00bb, ses corsaires \u00e9cumaient alors les eaux de l\u2019Atlantique des Canaries \u00e0 l\u2019Islande. Daniel Defoe en fera m\u00eame un \u00e9pisode dans \u2018Robinson Cruso\u00e9\u2019 (1719).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00c0 partir de 1666, Sous Moulay Rachid ben Ch\u00e9rif (vers 1631-1672), la dynastie arabe des Alaouites (les descendants d\u2019Ali) \u00e9tablie dans le Tafilalet, s\u2019empare de Rabat.) En 1912, le sultan Moulay Youssef ben Hassan (1881-1927) d\u00e9cide le transfert de la capitale de F\u00e8s \u00e0 Rabat, d\u00e9j\u00e0 sous la tutelle du protectorat fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L\u2019atmosph\u00e8re orientale<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019islamisation des diff\u00e9rents groupes berb\u00e8res a fourni un moule oriental \u00e0 la culture originelle. On distingue cette fusion dans le style architectural du plan carr\u00e9 des minarets ou de celui d\u2019un \u00ab\u00a0marabout\u00a0\u00bb, ce tombeau d\u2019un saint homme si sp\u00e9cifique au paysage nord-africain. L\u2019art berb\u00e8re est rural\u00a0; l\u2019art arabe est citadin. Le m\u00e9lange a donn\u00e9 naissance \u00e0 une atmosph\u00e8re orientale sp\u00e9cifique \u00e0 l\u2019Afrique du Nord.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En s\u2019aventurant dans les ruelles de la m\u00e9dina, on p\u00e9n\u00e8tre de plain-pied dans un univers magique. Il est principalement d\u00fb au g\u00e9nie des artisans marocains: \u00e9b\u00e9nisterie, cuivres martel\u00e9s et ajour\u00e9s, cuirs (3) repouss\u00e9s, broderies de soie, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment encore, les tentures de Sal\u00e9 ou les magnifiques tapis de Rabat. Dans les souks, les corporations se regroupent, comme au march\u00e9 de la laine (souk el Ghezel). Non loin de la Grande mosqu\u00e9e (fin du XIXe), une rue couverte de roseaux (souk es Sebat) est le domaine des maroquiniers et des vendeurs de babouches. Elle pr\u00e9c\u00e8de le souk au charbon et la rue des consuls, dont le nom \u00e9voque les diplomates qui y habitaient jusqu\u2019en 1912.<\/p>\n<p>Quand on quitte la m\u00e9dina, c\u00f4t\u00e9 oc\u00e9an, on d\u00e9bouche sur une vaste esplanade. On y d\u00e9couvre les murs d\u2019enceinte de la Kasbah des Oudayas. Une porte monumentale du XIIe donne acc\u00e8s \u00e0 une rue menant \u00e0 la plateforme du s\u00e9maphore d\u2019o\u00f9 l\u2019on jouit d\u2019une belle vue sur l\u2019Atlantique et la ville de Sal\u00e9. Le mus\u00e9e des Arts marocains se trouve dans les parages, ainsi que le jardin des Oudayas. Con\u00e7u selon le style andalou, cet espace abrit\u00e9 par les hautes murailles de la forteresse, tapiss\u00e9es de volubilis, enferme des cypr\u00e8s, des citronniers, des daturas et bien d\u2019autres essences. Mieux encore, il s\u2019ouvre sur la terrasse d\u2019un caf\u00e9 maure, suspendu \u00e0 la falaise dominant le Bouregreg et la vieille ville de Sal\u00e9. L\u2019id\u00e9al est de s\u2019y trouver avant le coucher du soleil en sirotant un th\u00e9 \u00e0 la menthe et en savourant une \u00ab\u00a0corne de gazelle\u00a0\u00bb ou tout autre g\u00e2teau au miel\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Une modernit\u00e9 ordonn\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La ville nouvelle \u00e9tale de larges avenues bord\u00e9es d\u2019immeubles blancs. Les plans d\u2019ensemble datent de 1913 lorsque le g\u00e9n\u00e9ral Lyautey (1854-1934) administrait le protectorat. Le boulevard Mohammed V, bord\u00e9 d\u2019une double rang\u00e9e de palmiers, en est le c\u0153ur. La Grande poste de style n\u00e9o-mauresque ainsi que la gare de Rabat-Ville s\u2019y trouvent. D\u2019autres lieux majeurs sont \u00e9galement \u00e0 proximit\u00e9\u00a0: la cath\u00e9drale Saint-Pierre, le Th\u00e9\u00e2tre national Mohammed V, ainsi qu\u2019un tr\u00e8s beau mus\u00e9e d\u2019art moderne marocain\u00a0: le mus\u00e9e Mohamed VI d\u2019art moderne et contemporain. Le palais royal (Dar el-Makhzen), proche du centre-ville, date du milieu du XIXe. Il est entour\u00e9 d\u2019une enceinte et s\u2019ouvre sur une esplanade (le M\u00e9chouar). Il sert essentiellement de si\u00e8ge au gouvernement marocain. La visite du mausol\u00e9e Mohammed V, situ\u00e9 sur l\u2019esplanade de la tour Hassan, s\u2019impose. V\u00e9ritable chef-d\u2019\u0153uvre con\u00e7u dans le style arabo-andalou par l\u2019architecte vietnamien \u00c9ric Vo Toan, la construction a dur\u00e9 dix ans (de 1961 \u00e0 1971) et a n\u00e9cessit\u00e9 l\u2019expertise de quatre cents artisans marocains. Cet \u00e9difice de marbre blanc, aux tuiles vertes verniss\u00e9es, reflets de l\u2019\u00e9toile verte ch\u00e9rifienne, est un tombeau royal, gard\u00e9 en permanence. La coupole int\u00e9rieure du mausol\u00e9e est en acajou et en c\u00e8dre, rev\u00eatue de feuilles d\u2019or.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Rabat est aujourd\u2019hui une ville d\u2019environ 600.000 habitants, plus si on y ajoute l\u2019agglom\u00e9ration de Sal\u00e9 (soit environ 1,2M). Capitale historique et moderne, elle a \u00e9t\u00e9 inscrite au patrimoine mondial de l\u2019Unesco en 2012. Dot\u00e9e d\u2019un a\u00e9roport international (Rabat-Sal\u00e9), la ville est travers\u00e9e par deux lignes de tramway et planifie d\u2019ambitieux projets d\u2019urbanisme. Elle s\u2019inscrit dans les jalons touristiques du royaume ch\u00e9rifien, au m\u00eame titre que Tanger, F\u00e8s, Mekn\u00e8s ou Marrakech. Un certain nombre de personnalit\u00e9s fran\u00e7aises y ont vu le jour\u00a0: Axel Poniatowski, Dominique de Villepin, Myriam El Khomri, Roland Giraud, Georges Pernoud.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le soir venu, face \u00e0 l\u2019Atlantique, on peut imaginer y voir glisser un bateau ph\u00e9nicien le long des c\u00f4tes, ou bien encore un soldat de l\u2019Islam regardant rougeoyer le char d\u2019Apollon perdu dans les brumes oc\u00e9anes. Ce m\u00e9lange de cultures appartient bien \u00e0 cet occident extr\u00eame.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3065\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Art13.jpg\" alt=\"\" width=\"280\" height=\"423\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Art13.jpg 1181w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Art13-199x300.jpg 199w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Art13-768x1159.jpg 768w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Art13-678x1024.jpg 678w\" sizes=\"auto, (max-width: 280px) 100vw, 280px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Le Maroc, Guides verts Michelin, ISBN<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Liens<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Rabat\">Wikipedia<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol>\n<li>Le terme al-maghrib al-aqsa signifie &lsquo;l&rsquo;occident le plus lointain&rsquo;.<\/li>\n<li>Les Z\u00e9n\u00e8tes sont des tribus berb\u00e8res \u00e0 l&rsquo;origine nomades.<\/li>\n<li>Le terme fran\u00e7ais \u00ab\u00a0maroquinerie\u00a0\u00bb tire son origine au travail du cuir marocain.)<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il faut souvent faire un effort pour d\u00e9couvrir le vrai visage de cette cit\u00e9 ancestrale parfois voil\u00e9e derri\u00e8re les brumes<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":3089,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[20],"tags":[],"class_list":["post-3064","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-evasion"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3064","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3064"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3064\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3090,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3064\/revisions\/3090"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3089"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3064"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3064"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3064"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}