{"id":2994,"date":"2018-03-07T06:40:20","date_gmt":"2018-03-07T05:40:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=2994"},"modified":"2018-03-07T06:40:20","modified_gmt":"2018-03-07T05:40:20","slug":"mazars-une-aventure-avant-tout-humaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=2994","title":{"rendered":"Mazars : \u00ab Une aventure avant tout humaine \u00bb"},"content":{"rendered":"<p><em>Cr\u00e9\u00e9 en 1940, pr\u00e8s de Rouen, en Normandie, par Robert Mazars, <a href=\"https:\/\/fre.mazars.com\/\">le cabinet<\/a> qui aujourd\u2019hui porte toujours le nom de son fondateur, a eu un d\u00e9veloppement extr\u00eamement rapide \u00e0 travers le monde. C\u2019est au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980 que le groupe d\u00e9cide de s\u2019aventurer hors de France avec l\u2019ouverture de ses premiers bureaux, \u00e0 Londres et \u00e0 Francfort.<\/em><\/p>\n<p><em>Le chemin de l\u2019Europe s\u2019ouvre alors pour cette organisation devenue internationale, ind\u00e9pendante et sp\u00e9cialis\u00e9e dans l\u2019audit, le conseil, les services comptables, fiscaux et juridiques. Depuis ce sont 86 pays et territoires, 1,5 milliards de chiffre d\u2019affaires, 20.000 collaborateurs, 300 bureaux \u00e0 travers le monde. Pr\u00e9sident du Conseil de g\u00e9rance, Philippe Castagnac, en d\u00e9placement \u00e0 Hong-Kong pour y rencontrer les \u00e9quipes, nous parle de cette aventure qu\u2019il dit avant tout \u00ab humaine \u00bb.<\/em><\/p>\n<p><strong>Propos recueillis par Catya Martin<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Trait d\u2019Union\u00a0: Comment fonctionnez-vous\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Philippe Castagnac\u00a0: Pour notre implantation internationale, nous trouvons des accords avec des cabinets locaux\u00a0 puis nous envoyons plusieurs collaborateurs pour que l\u2019esprit Mazars soit bien l\u00e0, avec les m\u00e9thodes et les proc\u00e9dures propres au cabinet. C\u2019est la raison pour laquelle nous avons constitu\u00e9 d\u00e8s 1995 une soci\u00e9t\u00e9\u00a0 \u00e0 Bruxelles qui a pos\u00e9 les bases du Mazars d\u2019aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>Nous ne voulions pas, \u00e0 la diff\u00e9rence d\u2019autres r\u00e9seaux, avoir une franchise avec une marque conc\u00e9d\u00e9e, ind\u00e9pendante qui n\u2019aurait qu\u2019\u00e0 payer une redevance.<\/p>\n<p>Notre volont\u00e9 \u00e9tait d\u2019avoir, \u00e0 la fois sur la vision de moyen et de long terme et sur la fa\u00e7on de g\u00e9rer les choses, une vue compl\u00e8tement int\u00e9gr\u00e9e et commune.<\/p>\n<p>Donc \u00e0 Bruxelles se sont retrouv\u00e9s tous les associ\u00e9s des diff\u00e9rents pays. C\u2019\u00e9tait et \u00e7a reste quasi unique. Nous sommes une seule firme.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Vous avez bien des entit\u00e9s dans plusieurs pays\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Oui mais nous sommes tous associ\u00e9s de ces structures avec une direction et une gouvernance qui d\u00e9pend de notre structure principale. Le d\u00e9veloppement europ\u00e9en s\u2019est achev\u00e9 dans les ann\u00e9es 2000 puis nous avons d\u00e9velopp\u00e9 les Etats-Unis et l\u2019Asie. Nous \u00e9tions d\u00e9j\u00e0 un peu en Afrique.<\/p>\n<p>Pour ce qui est de l\u2019Asie, nous sommes implant\u00e9s aujourd\u2019hui dans 12 pays plus la Chine et l\u2019Inde que nous mettons un peu \u00e0 part dans le contexte \u00e0 la fois de la taille des \u00e9conomies et de l\u2019enjeu que cela repr\u00e9sente en termes de structuration pour nous.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Quand avez-vous ouvert votre premier bureau en Asie\u00a0 et comment avez-vous d\u00e9velopp\u00e9 la Chine ?<\/strong><\/p>\n<p>En 1997, \u00e0 Pekin, puis ont suivi Tokyo et la Tha\u00eflande. D\u00e8s 2005 nous avons pris la d\u00e9cision d\u2019installer un centre r\u00e9gional avec l\u2019ambition de d\u00e9velopper la r\u00e9gion. Ce centre a vu le jour en 2007 \u00e0 Singapour. De l\u00e0, nous avons pu faire des d\u00e9veloppements avec la Malaisie, l\u2019Indon\u00e9sie et plus r\u00e9cemment l\u2019Australie. C\u2019est en fait une succession \u00e0 la fois d\u2019aventures humaines et de suivi \u00e9conomique.<\/p>\n<p>Nous avions ouvert trois bureaux, P\u00e9kin, Shanghai et Guangzhou. De l\u00e0 nous voulions nous \u00ab\u00a0siniser\u00a0\u00bb encore plus. Nous avions surtout l\u2019image d\u2019un cabinet europ\u00e9en en Chine pour les clients europ\u00e9ens. D\u00e8s 2014 nous avons commenc\u00e9 \u00e0 initier un grand nombre de contacts et nous avons pu faire une fusion importante avec le cabinet chinois ZhongShen ZongHuan.<\/p>\n<p>(NDLR. Pour Mazars, le rapprochement avec le cabinet chinois, conclu en d\u00e9cembre 2015, permet, selon leur communiqu\u00e9 officiel, de \u00ab mieux servir ses clients en Chine gr\u00e2ce \u00e0 une meilleure pr\u00e9sence g\u00e9ographique et des \u00e9quipes renforc\u00e9es \u201c).<\/p>\n<p>Donc aujourd\u2019hui gr\u00e2ce \u00e0 cette fusion avec ce cabinet chinois important, qui fait pr\u00e8s de 9 % du groupe, nous avons 3.500 personnes r\u00e9partis sur pr\u00e8s de 30 bureaux en Chine.<\/p>\n<p>Nous avons mis pr\u00e8s de quatre ans pour obtenir cette fusion et sommes satisfaits du r\u00e9sultat.<\/p>\n<p>Il s\u2019agit d\u2019un cabinet performant et solide qui vient de subir les contr\u00f4les du gouvernement lanc\u00e9s sur les auditeurs et le r\u00e9sultat est bon sans clignotant orange ou rouge.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Vous \u00eates plus sur une philosophie d\u2019association que de fusion pure\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est une fusion m\u00eame si nous tenons \u00e0 garder notre ADN.<\/p>\n<p>Sur le contr\u00f4le qualit\u00e9 et la mani\u00e8re d\u2019organiser les choses nous sommes ouverts \u00e0 toutes les sp\u00e9cificit\u00e9s locales mais sur le fond cela doit rester la m\u00eame image, la n\u00f4tre. Le client doit retrouver la maison \u00ab\u00a0Mazars\u00a0\u00bb quand il arrive.<\/p>\n<p>C\u2019est extraordinaire et passionnant de voir sur 40 ans comment le d\u00e9veloppement s\u2019est fait. Nous sommes pass\u00e9s de 50 millions de francs en 1990 \u00e0 100 millions d\u2019euros en 1995, \u00e0 1 milliard en 2011 et \u00e0 1,5 milliard cette ann\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Aujourd\u2019hui comment d\u00e9finissez-vous l\u2019\u00e9conomie chinoise\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019\u00e9conomie chinoise a une puissance qui va continuer vers des d\u00e9veloppements importants. Les choses sont peut-\u00eatre moins lisibles, notamment pour les \u00e9trangers. N\u00e9anmoins, tout le monde a besoin de tout le monde et les investissements \u00e9trangers continueront.<\/p>\n<p>La route de la soie va continuer \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer et pour longtemps des investissements importants et pas que pour les infrastructures. (NDLR. \u00ab\u00a0One Belt One Road\u00bb, le programme initi\u00e9 par P\u00e9kin dans le but de recr\u00e9er l\u2019itin\u00e9raire de la route de la soie permettant un renforcement des liens \u00e9conomiques et commerciaux \u00e0 travers l\u2019Asie et l\u2019Europe.)<\/p>\n<p>Avec notre d\u00e9veloppement local, nous avons l\u2019intention de continuer notre implantation ici.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Vous essayez d\u2019anticiper en poussant vos \u00e9quipes \u00e0 discuter avec les r\u00e9gulateurs\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Nous discutons toujours avec les r\u00e9gulateurs. Moi-m\u00eame quand je viens dans les pays je le fais. J\u2019ai rencontr\u00e9 \u00e0 deux reprises au minist\u00e8re des Finances le patron de l\u2019organisme de r\u00e9gulation et de contr\u00f4le. On ne peut pas exercer un m\u00e9tier d\u2019int\u00e9r\u00eat public comme le n\u00f4tre en Chine ou ailleurs, sans rencontrer le r\u00e9gulateur.<\/p>\n<p>Lors de la pr\u00e9sentation \u00e0 la presse en novembre dernier, la num\u00e9ro 3 du minist\u00e8re des Finances chinois, \u00e9tait l\u00e0 et nous a fait un discours tr\u00e8s pr\u00e9cis expliquant que les entreprises chinoises souffraient d\u2019un manque de cr\u00e9dit sur leurs comptes. C\u2019est une des raisons qui a pouss\u00e9 le gouvernement chinois \u00e0 faire une op\u00e9ration transparence et un renforcement des moyens de contr\u00f4les avec des auditeurs de bon niveau et des alliances cr\u00e9dibles. Cela afin de pouvoir continuer une action \u00e0 l\u2019international.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Vous avez r\u00e9ussi \u00e0 g\u00e9rer toutes les diff\u00e9rentes crises \u00e9conomiques et financi\u00e8res mondiales\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>M. Mazars avait une formule extraordinaire, il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 2015 et \u00e9tait retir\u00e9 des affaires depuis pr\u00e8s de 30 ans. Il disait \u00ab\u00a0quand \u00e7a va bien on a besoin de nous parce qu\u2019il y a de l\u2019expansion et quand \u00e7a va mal, on a encore beaucoup plus besoin de nous parce qu\u2019il faut y voir clair\u00a0\u00bb. Et c\u2019est toujours aussi vrai.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La crise de 2008 a \u00e9t\u00e9 un moment compliqu\u00e9. Notre activit\u00e9 de conseil a beaucoup chut\u00e9 \u00e0 cause des r\u00e9ductions des budgets. En revanche au niveau du suivi, protection, transparence, il y a eu beaucoup de travail et de demandes.<\/p>\n<p>Nous avons su passer la crise de 98, la bulle internet de 2002 puis l\u2019histoire Andersen qui nous a profit\u00e9, puis comme je vous le disais, 2008.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tape la plus \u00ab\u00a0challenging\u00a0\u00bb aujourd\u2019hui pour tous les cabinets est de passer le tournant technologique. Les datas et le traitement des donn\u00e9es demandent un investissement financier et humain important. Cette transformation se fera dans trois \u00e0 cinq ans maximum.<\/p>\n<p>Mais c\u2019est avant tout, une \u00e9tape de \u00ab\u00a0transformance\u00a0\u00bb r\u00e9elle, surement plus profonde que les autres mais pas non plus si r\u00e9volutionnaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>O\u00f9 sont vos 20.000 collaborateurs\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Sur les 20.000 nous en avons 66% en Europe, 15\u00a0% en Asie, -10\u00a0% aux USA et le reste se r\u00e9partit \u00e0 part \u00e9gale entre l\u2019Afrique et l\u2019Am\u00e9rique du sud.<\/p>\n<p>Les Fran\u00e7ais sont essentiellement en France. Les Fran\u00e7ais expatri\u00e9s dans nos bureaux doivent \u00eatre environ 200 et certains pour une dur\u00e9e courte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Quelle est votre vision \u00e0 court terme pour Mazars ?<\/strong><\/p>\n<p>D\u00e9passer 2 milliards d\u2019euros pour 2020. La croissance organique devrait nous amener \u00e0 pr\u00e8s de 1,8 milliard. Il suffit de faire une ou deux fusions et nous avons d\u00e9j\u00e0 amorc\u00e9 sur un certains nombre de pays des contacts pouvant laisser penser que nous atteindrons cet objectif.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Pourquoi ces visites des \u00e9quipes dans le monde ?<\/strong><\/p>\n<p>La gouvernance de Mazars est que l\u2019on a un ex\u00e9cutif dans tous les pays, ex\u00e9cutif \u00e9lu par les associ\u00e9s locaux. Mais il n\u2019est \u00e9lu que si la candidature est approuv\u00e9e par la direction g\u00e9n\u00e9rale de Mazars.<\/p>\n<p>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e9lu pr\u00e9sident du conseil de g\u00e9rance en 2011, renouvel\u00e9 depuis et j\u2019effectue actuellement mon dernier mandat. Ce conseil est compos\u00e9 de 9 personnes. Nous avons \u00e9t\u00e9 \u00e9lus par 980 associ\u00e9s de tous les 80 pays.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cette \u00e9quipe a vraiment la charge de d\u00e9cider de la politique et de l\u2019appliquer. Dans chaque pays il y a aussi un ex\u00e9cutif \u00e9lu pour les m\u00eames p\u00e9riodes. C\u2019est donc en cela que nous sommes une structure unique. Nous sommes une association de personnes et non de firmes. Nous ne sommes pas une Corporate. Je suis le patron d\u2019un partnership et suis donc oblig\u00e9 d\u2019\u00e9couter et de convaincre.<\/p>\n<p>Par exemple ici \u00e0 Hong-Kong, j\u2019\u00e9coute les \u00e9quipes, j\u2019apporte un message, celui que Hong-Kong va \u00eatre un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 dans l\u2019int\u00e9gration de la Chine pour Mazars.<\/p>\n<p>Je voudrais qu\u2019il joue ce r\u00f4le et on va leur en donner les moyens. On arrive avec des moyens et une strat\u00e9gie, une politique d\u00e9cid\u00e9s au niveau du groupe, valid\u00e9s en assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale en d\u00e9cembre dernier et donc, cette d\u00e9cision s\u2019impose.<\/p>\n<p>Il faut maintenant l\u2019impl\u00e9menter. Il y a un plan \u00e0 trois ans. Nous travaillons avec les \u00e9quipes locales. Nous sommes \u00e0 la fois le protecteur et de temps en temps, le financeur. Le tout est de trouver le bon \u00e9quilibre.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me est solide, il est suffisamment souple pour qu\u2019un professionnel puisse \u00eatre ind\u00e9pendant et trouver sa voie en d\u00e9cidant ce qu\u2019il fait avec ses clients, toujours selon les r\u00e8gles du groupe. C\u2019est un c\u00f4t\u00e9 entrepreneurial mais aussi solidaire.<\/p>\n<p>Il y a donc \u00e0 la fois la protection et l\u2019exigence. C\u2019est passionnant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/fre.mazars.com\/\">https:\/\/fre.mazars.com\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cr\u00e9\u00e9 en 1940, pr\u00e8s de Rouen, en Normandie, par Robert Mazars, le cabinet qui aujourd\u2019hui porte toujours le nom de<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":2971,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-2994","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-economie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2994","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2994"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2994\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2995,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2994\/revisions\/2995"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2971"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2994"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2994"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2994"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}