{"id":2961,"date":"2018-03-07T04:33:34","date_gmt":"2018-03-07T03:33:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=2961"},"modified":"2018-03-08T07:16:58","modified_gmt":"2018-03-08T06:16:58","slug":"jacques-weber-hugo-et-flaubert-etaient-des-ultra-modernes-de-leur-epoque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=2961","title":{"rendered":"Jacques Weber : \u00ab Hugo et Flaubert \u00e9taient des ultra-modernes de leur \u00e9poque \u00bb"},"content":{"rendered":"<p><em>A l\u2019occasion de la f\u00eate de la francophonie, Jacques Weber pr\u00e9sentera ce mois-ci sa nouvelle cr\u00e9ation \u00ab\u00a0Hugo au Bistrot\u00a0\u00bb en Asie, notamment \u00e0 Hong-Kong et S\u00e9oul. Un spectacle exceptionnel privil\u00e9giant la proximit\u00e9 avec le public autour d\u2019extraits de l\u2019\u0153uvre de Victor Hugo. Le com\u00e9dien vient \u00e9galement de publier chez Fayard un essai sur Gustave Flaubert \u00ab\u00a0Vivre en bourgeois, penser en demi Dieu\u00a0\u00bb. Nouveau spectacle, nouvel essai et une passion r\u00e9elle pour deux monuments de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise que Jacques Weber a choisi de partager avec les lecteurs de Trait d\u2019Union.<\/em><\/p>\n<p><strong>Propos recueillis par Philippe Dova<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Trait d\u2019Union\u00a0: Pourquoi Hugo et pourquoi au bistrot\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Jacques Weber\u00a0: Les deux sont li\u00e9s en fait\u00a0! Lors de la derni\u00e8re campagne \u00e9lectorale de la pr\u00e9sidentielle, je me suis rendu compte tr\u00e8s simplement que quel que soit le parti, tous les candidats se sont empar\u00e9s \u00e0 un moment o\u00f9 \u00e0 un autre de Victor Hugo.<\/p>\n<p>Loin de leur en faire le reproche, je me suis d\u2019abord demand\u00e9 pourquoi tous les hommes politiques au XXI\u00e8 si\u00e8cle, quelle que soit leur g\u00e9n\u00e9ration ou leur exp\u00e9rience, se r\u00e9f\u00e9raient \u00e0 Victor Hugo sans mod\u00e9ration\u00a0! C\u2019\u00e9tait la grande star\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Pour quelle raison\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Je pense qu\u2019il y a deux choses qui priment\u00a0: il y a un lyrisme extr\u00eamement accessible, actif, pas nostalgique, tr\u00e8s ancr\u00e9 dans le moment o\u00f9 il sonne. Un lyrisme d\u00e9sacralis\u00e9 avec des mots extr\u00eamement simples qui atteint toujours la population aupr\u00e8s d\u2019elle- m\u00eame. Je crois que cela r\u00e9pondait \u00e0 un vrai besoin que les gens avaient.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>C\u2019est-\u00e0-dire\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Comment le peuple peut vivre, comment il peut se d\u00e9fendre, comment lutter contre l\u2019injustice avec en m\u00eame temps des angles d\u2019une tendresse infinie. Victor Hugo a \u00e9t\u00e9 grand-p\u00e8re, il avait en plus la caution d\u2019\u00eatre en quelque sorte le grand-p\u00e8re de la France.<\/p>\n<p>Certains se sont amus\u00e9s \u00e0 comparer l\u2019enterrement de Johnny Hallyday et celui de Victor Hugo, je trouve qu\u2019il ne faut pas tout m\u00e9langer, mais c\u2019\u00e9tait l\u2019occasion de rappeler \u00e0 quel point l\u2019enterrement d\u2019Hugo \u00e9tait presque un probl\u00e8me politique\u00a0avec la question de savoir s\u2019il fallait ou non d\u00e9cr\u00e9ter un jour f\u00e9ri\u00e9\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Et quelles sont les raisons qui vous ont amen\u00e9 \u00e0 jouer du Victor Hugo dans un bistrot\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Un peu \u00e0 la mani\u00e8re des acteurs anglais qui le font assez souvent. J\u2019\u00e9tais dans un bistrot tout pr\u00e8s du th\u00e9\u00e2tre o\u00f9 je jouais Beckett, j\u2019aimais ce bistrot tr\u00e8s beau, typiquement parisien et \u00e0 un moment donn\u00e9 j\u2019ai eu envie d\u2019y jouer\u00a0!<\/p>\n<p>Le patron ne m\u2019a pas pris au s\u00e9rieux, sans savoir que je l\u2019avais d\u00e9j\u00e0 fait \u00e0 Lyon et dans d\u2019autres villes\u00a0! Quelques jours apr\u00e8s je lui ai confirm\u00e9 que j\u2019allais le faire\u00a0!<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait tout simple en fait, je me suis retrouv\u00e9 d\u2019un seul coup dans un tout petit espace avec une d\u00e9sacralisation de l\u2019auteur. Une proximit\u00e9 avec le public et dans le m\u00eame temps une sacralisation du lieu populaire du bistrot\u00a0! J\u2019ai \u00e9norm\u00e9ment aim\u00e9 ce rapport entre le texte et le public, c\u2019est tr\u00e8s beau.<\/p>\n<p>La langue sonne comme rarement elle a sonn\u00e9 dans son histoire mais de fa\u00e7on tr\u00e8s spontan\u00e9e, tr\u00e8s intimiste. J\u2019essaye d\u2019expliquer les textes et pourquoi cette langue est belle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>C\u2019est un parcours chronologique de l\u2019\u0153uvre de Victor Hugo\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Au contraire\u00a0! Ce qui m\u2019a plu c\u2019est que ce ne soit pas chronologique, th\u00e9matique\u00a0: ce qui m\u2019int\u00e9resse c\u2019est le Hugo broussailleux, prot\u00e9iforme, parlant de tout, parfois enfantin, parfois un peu trop lyrique, parfois redondant, parfois extr\u00eamement douloureux, tribun exceptionnel\u2026 Ce m\u00e9lange-l\u00e0 fait des corps sonnants tr\u00e8s diff\u00e9rents qui font l\u2019objet d\u2019un tr\u00e8s beau spectacle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Cette proximit\u00e9 avec le public \u00e9tait-elle importante pour vous lors de la cr\u00e9ation de ce spectacle\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Oui c\u2019est m\u00eame pour moi l\u2019essentiel\u00a0! Je suis un rescap\u00e9 d\u2019abord de l\u2019\u00e9ducation nationale et ensuite des spectacles tr\u00e8s officiels o\u00f9 on nous disait \u00ab\u00a0il faut aimer, il ne faut pas aimer\u00a0\u00bb, on allait en costume cravate ou en smoking dans des soir\u00e9es litt\u00e9raires ou des concerts\u00a0! Je me suis dit qu\u2019il y avait une autre fa\u00e7on de jouer\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Dans des lieux inhabituels\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Il m\u2019est arriv\u00e9 \u00e0 Paris de jouer dans des lyc\u00e9es techniques, dans des communaut\u00e9s difficiles, je vais m\u00eame sans doute jouer dans des prisons. Je l\u2019ai d\u00e9j\u00e0 fait avec Flaubert et c\u2019est formidable. C\u2019est l\u00e0 que ces textes doivent sonner et je suis convaincu que c\u2019est l\u00e0 qu\u2019ils sonnent le mieux.<\/p>\n<p>Selon les lieux, je r\u00e9invente la proximit\u00e9 du bistrot et ce qui est formidable c\u2019est que cette pi\u00e8ce peut-\u00eatre jou\u00e9e partout y compris chez l\u2019habitant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les textes de Victor Hugo sont-ils toujours d\u2019actualit\u00e9\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Je n\u2019ai jamais trop aim\u00e9 cette chose qui consiste toujours lorsque l\u2019on joue un texte d\u2019une autre \u00e9poque \u00e0 se d\u00e9douaner en disant \u00ab\u00a0mon dieu comme c\u2019est actuel\u00a0\u00bb\u00a0; \u00e7a ne veut pas dire grand chose.<\/p>\n<p>Ce qu\u2019il faut dire tout simplement c\u2019est que g\u00e9n\u00e9ralement les auteurs qui ont travers\u00e9 en profondeur leur \u00e9poque, qui en ont parl\u00e9 si bien, avaient un regard extr\u00eamement aigu sur leur \u00e9poque et en m\u00eame temps sur le monde et ses p\u00e9rennit\u00e9s. Il y a forc\u00e9ment quelque chose de l\u2019ordre de l\u2019intemporel qui est formidablement d\u00e9fini, appr\u00e9ci\u00e9 et ressenti chez eux.<\/p>\n<p>Dans ce sens, ils ont toutes les raisons de continuer \u00e0 \u00eatre avec nous, oui ils sont intemporels parce qu\u2019ils n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 autant de leur \u00e9poque. Hugo et Flaubert \u00e9taient des ultras-modernes de leur \u00e9poque, les autres \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 des anciens\u00a0!<\/p>\n<p>C\u2019est pour cela que cela dure encore aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>Lorsque l\u2019on regarde les textes de personnages du XX\u00e8 si\u00e8cle comme Ferr\u00e9 ou Aragon, Hugo est tr\u00e8s proche d\u2019eux\u00a0! Aujourd\u2019hui dans des po\u00e9sies extr\u00eamement contemporaines, directes, issues de la rue il y a des choses tr\u00e8s belles, tr\u00e8s ouvrag\u00e9es, tr\u00e8s colori\u00e9es. La langue continue de battre\u00a0; c\u2019est tr\u00e8s respectable, tr\u00e8s beau et tr\u00e8s n\u00e9cessaire\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-2963\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Art5_2.jpg\" alt=\"\" width=\"337\" height=\"506\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Art5_2.jpg 1181w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Art5_2-200x300.jpg 200w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Art5_2-768x1151.jpg 768w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Art5_2-683x1024.jpg 683w\" sizes=\"auto, (max-width: 337px) 100vw, 337px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Vous venez d\u2019\u00e9voquer Flaubert, vous lui consacrez votre nouveau livre, qu\u2019est-ce qui vous a s\u00e9duit chez lui\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai souvent jou\u00e9 Flaubert et toujours pris un plaisir consid\u00e9rable \u00e0 le jouer. Ce qui me s\u00e9duit chez lui c\u2019est sa nature temp\u00e9tueuse, totalement de mauvaise foi, g\u00e9n\u00e9reuse, compulsive, \u00e9pidermique, son c\u00f4t\u00e9 libertin et dans le m\u00eame temps cette esp\u00e8ce de chose tr\u00e8s morbide qui se cache derri\u00e8re tout cela. Ce grand mystique de l\u2019\u00e9criture qui n\u2019arr\u00eate pas de hurler \u00ab\u00a0qu\u2019il n\u2019y arrive pas\u00a0\u00bb tout cela m\u2019avait boulevers\u00e9 sur le plan th\u00e9\u00e2tral.<\/p>\n<p>Une personne qui avait vu la pi\u00e8ce et lu ensuite ma pr\u00e9face sur Madame Bovary dans une \u00e9dition des manuscrits de Flaubert m\u2019a demand\u00e9 d\u2019\u00e9crire un livre sur lui.<\/p>\n<p>J\u2019ai d\u2019abord estim\u00e9 que je n\u2019avais aucune l\u00e9gitimit\u00e9 litt\u00e9raire pour faire l\u2019analyse des textes et que je savais juste les jouer. Elle m\u2019a alors r\u00e9pondu que c\u2019\u00e9tait une exp\u00e9rience tr\u00e8s int\u00e9ressante\u00a0et elle m\u2019a convaincu\u00a0!<\/p>\n<p>Je me suis \u00ab\u00a0embarqu\u00e9\u00a0\u00bb dans l\u2019aventure en explorant \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un acteur, mais finalement \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un lecteur, un auteur qui en l\u2019occurrence pouvait \u00eatre un r\u00f4le ou le personnage que j\u2019avais interpr\u00e9t\u00e9. Ce qu\u2019il y a de merveilleux, c\u2019est que forc\u00e9ment entre ce que l\u2019on lit, le r\u00f4le que l\u2019on d\u00e9couvre ou que l\u2019on a \u00e0 concevoir, il se produit un jeu de ricochet incessant entre soi m\u00eame, sa propre vie et la lecture.<\/p>\n<p>Je crois qu\u2019en fait c\u2019est cela qui se passe entre le lecteur et son livre, autrement il n\u2019y aurait jamais d\u2019\u00e9motion. L\u2019\u00e9motion vient taper sur la m\u00e9moire. C\u2019est tr\u00e8s troublant. C\u2019est l\u2019originalit\u00e9 de la structure de ce livre\u00a0: dans une vie d\u2019une grande densit\u00e9, j\u2019ai essay\u00e9 de saisir des moments \u00ab\u00a0ordinaires\u00a0\u00bb chez Flaubert\u00a0: son voyage en Orient, le moment o\u00f9 il refuse d\u2019ouvrir la porte \u00e0 sa ma\u00eetresse qui vient de faire quatre heures de route pour le rejoindre, chez Georges Sand \u00e0 No\u00ebl moment o\u00f9 il dit \u00eatre le plus heureux car il fait jouer les enfants en se d\u00e9guisant pour les faire rire. Entre \u00e7a, il y a mon voyage \u00e0 Beyrouth, mes voyages en Bretagne, mes propres exp\u00e9riences.<\/p>\n<p>La partie la plus importante du livre est bien entendu consacr\u00e9e \u00e0 Flaubert mais les ricochets vers moi sont int\u00e9ressants sur le plan litt\u00e9raire.<\/p>\n<p>A peine paru ce livre conna\u00eet un vif succ\u00e8s en France\u2026<\/p>\n<p>J\u2019en suis tr\u00e8s heureux et surtout, \u00e0 force de c\u00f4toyer, on pourrait presque me le reprocher, Hugo, Flaubert, Maupassant, Dumas et Dosto\u00efevski, cela m\u2019interdit de mal \u00e9crire\u00a0! C\u2019est impossible\u00a0! Lorsque l\u2019on relit ces livres la construction est tellement formidable que je me dis que je n\u2019ai pas le droit d\u2019\u00eatre faible et donc cela me fait faire des progr\u00e8s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Allez-vous privil\u00e9gier la litt\u00e9rature au th\u00e9\u00e2tre \u00e0 l\u2019avenir\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai 69 ans et je me dis que je vais avoir une autre marotte que celle de jouer. Je ne m\u2019ennuie pas en jouant, bien au contraire jouer est indispensable \u00e0 ma sant\u00e9 physique mais il y a quelque chose qui est en train de na\u00eetre dans le troisi\u00e8me temps de ma vie que je d\u00e9couvre, c\u2019est l\u2019\u00e9criture. C\u2019est un cadeau magnifique pour moi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Hugo au Bistrot<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Le 15 mars \u00e0 19h30 au Parklane Hong-Kong, a Pullman Hotel \u2013 D\u00eener spectacle<\/li>\n<li>Le 22 mars \u00e0 S\u00e9oul Dulwich School Theater \u00e0 S\u00e9oul <a href=\"https:\/\/www.facebook.com.kitac.company\/\">https:\/\/www.facebook.com.kitac.company\/<\/a><\/li>\n<li>Jacques Weber sera le 13 mars \u00e0 18h \u00e0 la Librairie Parenth\u00e8ses, Hong-Kong. D\u00e9dicace de \u00ab\u00a0Vivre en Bourgeois penser en demi-Dieu\u00a0\u00bb\u00a0<a href=\"http:\/\/www.parentheses-hk.com\/rencontre-avec-jacques-weber\/\">http:\/\/www.parentheses-hk.com\/rencontre-avec-jacques-weber\/<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-2962\" src=\"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Art5_1.jpg\" alt=\"\" width=\"281\" height=\"422\" srcset=\"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Art5_1.jpg 1181w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Art5_1-200x300.jpg 200w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Art5_1-768x1152.jpg 768w, https:\/\/www.traitdunionmag.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Art5_1-682x1024.jpg 682w\" sizes=\"auto, (max-width: 281px) 100vw, 281px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019occasion de la f\u00eate de la francophonie, Jacques Weber pr\u00e9sentera ce mois-ci sa nouvelle cr\u00e9ation \u00ab\u00a0Hugo au Bistrot\u00a0\u00bb en<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":2975,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-2961","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-evenement"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2961","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2961"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2961\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3006,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2961\/revisions\/3006"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2975"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2961"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2961"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2961"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}