{"id":1655,"date":"2016-10-05T10:00:03","date_gmt":"2016-10-05T09:00:03","guid":{"rendered":"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=1655"},"modified":"2016-10-03T07:00:45","modified_gmt":"2016-10-03T06:00:45","slug":"rome-tout-le-charme-de-la-dolce-vita-italienne-de-piazza-en-piazza","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=1655","title":{"rendered":"Rome\u00a0: tout le charme de la dolce vita italienne de piazza en piazza"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><b><\/b><i>Comment \u00e9voquer Rome\u00a0? On a tant \u00e9crit sur son histoire, ses monuments. Il faudrait retourner sept fois sa langue dans la <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>bouche pour en parler&#8230; \u00e9ternellement\u00a0! Humour mis \u00e0 part, Rome n&rsquo;est pas seulement latine ou religieuse. Les guides d\u00e9criront mieux le Colis\u00e9e, merveille du monde, la chapelle Sixtine, ou la basilique Saint-Pierre. Or, Rome est aussi profond\u00e9ment italienne, vibrante de culture, de charme, empreinte d&rsquo;un caract\u00e8re insolite sans pareil. Pour explorer la cit\u00e9 <\/i><i>d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, rien de tel qu&rsquo;une d\u00e9couverte p\u00e9destre au gr\u00e9 du c\u0153ur et du hasard. Aussi, les centres d&rsquo;int\u00e9r\u00eat majeurs,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>in\u00e9vitables, seront-ils simplement not\u00e9s tout au long de cette visite. Place donc \u00e0 la plume et \u00e0 l&rsquo;image pour cette errance pi\u00e9tonne, esp\u00e9rant ainsi cerner l&rsquo;atmosph\u00e8re romaine <\/i><\/p>\n<p class=\"p3\"><b>Par Christian Sorand<\/b><\/p>\n<p class=\"p3\">En tra\u00e7ant une ligne l\u00e9g\u00e8rement diagonale SO\/NE sur le plan de Rome, on obtient deux parties id\u00e9ales pour explorer la ville. Une partie sud et une au nord, sachant que la ville historique se trouve \u00e0 la jonction des deux. Le fil directeur choisi se fera donc en allant de piazza en piazza. Ces derni\u00e8res sont multiples et si vibrantes.<\/p>\n<p class=\"p3\"><b>De la gare Termini au coude du Tibre<\/b><\/p>\n<p class=\"p3\">La Via Cavour part de la gare centrale (Termini) et va jusqu\u2019au Colis\u00e9e. Elle porte le nom de ce brillant diplomate et ministre originaire de Turin, de son vrai nom Camillo Benso. Genevois calviniste par sa m\u00e8re, il joua un grand r\u00f4le dans la r\u00e9unification de l\u2019Italie et c\u00e9da Nice et la Savoie \u00e0 la France. Cet itin\u00e9raire permet \u00e0 la fois de c\u00f4toyer la vie romaine journali\u00e8re et de faire quelques arr\u00eats majeurs. La premi\u00e8re halte se fera \u00e0 la basilique papale de Sainte-Marie-Majeure (Santa Maria Maggiore), perch\u00e9e sur une des sept collines. Le campanile m\u00e9di\u00e9val est le plus haut de Rome (75m). Une mosa\u00efque de Filippo Rusuti sur la fa\u00e7ade est magnifiquement mise en valeur, la nuit venue, depuis la place de l\u2019\u00e9glise. La Cappella Paulina abrite le tombeau de Pauline, s\u0153ur de Napol\u00e9on Ier. En poursuivant le chemin sur la via Cavour, on peut \u00e9galement admirer de beaux mod\u00e8les de portes monumentales, aux in\u00e9vitables heurtoirs.<\/p>\n<p class=\"p3\">Au pied d\u2019une seconde colline, la voie s\u2019incurve sur la droite. Une rue \u00e9troite, faite d\u2019escaliers, permet de partir \u00e0 la d\u00e9couverte d\u2019un premier quartier au parfum de dolce vita. Au temps de l\u2019Empire romain, la colline d\u2019Oppius (Colle Oppio) \u00e9tait celle de la Maison dor\u00e9e de N\u00e9ron (Domus Aurea). C\u2019est ici que se trouve la basilique de Saint-Pierre-aux-Liens (San Pietro in Vincoli), abritant le \u2018Mo\u00efse\u2019 de Michel-Ange. Un parc ombrag\u00e9 de pins, conduit au Colis\u00e9e, le long de quelques beaux immeubles tout en couleurs. Un caf\u00e9-terrasse (Saltimbocca) permet de faire une autre halte, le temps de savourer un \u00ab\u00a0espresso\u00a0\u00bb dont seuls les Italiens ont le secret\u00a0! Que bello\u00a0! On contemple tout \u00e0 loisir le plus grand amphith\u00e9\u00e2tre du monde romain. \u00ab\u00a0Rendons \u00e0 C\u00e9sar ce qui est \u00e0 C\u00e9sar\u00a0\u00bb et laissons aux guides l\u2019histoire du Colis\u00e9e, de l\u2019arc de Constantin (Arco di Costantino), du forum (Foro Romano), ou encore du forum d\u2019Auguste (Foro di Augusto).<\/p>\n<p class=\"p3\">La colonne Trajane vaut un d\u00e9tour face \u00e0 la masse en marbre blanc du monument \u00e0 Victor-Emmanuel II, devenu un symbole de la patrie (Altare della Patria). C\u00e9sar, Auguste, Constantin, Trajan, Victor-Emmanuel\u00a0: c\u2019est d\u00e9j\u00e0 toute une longue histoire conduisant \u00e0 la premi\u00e8re de ces belles piazzas romaines\u00a0: la Piazza Venezia affichant bien haut l\u2019effigie du lion de la S\u00e9r\u00e9nissime. Voici alors le cours Victor-Emmanuel (Corso Vittorio Emanuele) pour prendre la direction de Piazza dei Calcarari et du Largo di Torre Argentina.<\/p>\n<p class=\"p3\">C\u2019est sur cette derni\u00e8re place que Jules C\u00e9sar fut assassin\u00e9. Les ruines d\u2019un temple sont en contrebas, surplomb\u00e9es par un c\u00e9l\u00e8bre th\u00e9\u00e2tre fond\u00e9 en 1732 (Teatro Argentina). En poursuivant le Corso Vittorio Emanuele, en direction du Tibre, on arrive alors \u00e0 un grand march\u00e9, le Campo de\u2019 Fiori. Toute l\u2019Italie des fruits, des l\u00e9gumes, des p\u00e2tes, des condiments et des \u00e9pices, s\u2019y trouve. La Piazza Farnese est \u00e0 deux pas. Depuis Louis XIV, le palais Farn\u00e8se (Palazzo Farnese, 1495) abrite l\u2019ambassade de France et l\u2019\u00c9cole fran\u00e7aise de Rome (depuis 1876).<\/p>\n<p class=\"p3\"><b>De la place Navona \u00e0 la place d\u2019Espagne<\/b><\/p>\n<p class=\"p3\">Arriv\u00e9 sur les rives du Tibre, on retourne alors vers la ville historique. La Piazza Navona est l\u2019une des plus belles places baroques de la capitale. Au centre, la fontaine des Quatre-Fleuves (Fontana dei Quattro Fiumi) de Bernini (Nil, Gange, Danube et Rio de la Plata) fait face \u00e0 l\u2019\u00e9glise baroque de Saint-Agn\u00e8s-en-Agone (1657). Ce quartier regorge de petits restaurants, de caf\u00e9s, de glaciers o\u00f9 il fait bon se poser pour savourer, une fois de plus, la douceur de vivre \u00e0 l\u2019italienne. Le Panth\u00e9on est sur la Piazza de la Rotonda. \u0152uvre d\u2019Agrippa, puis d\u2019Hadrien, ce temple romain de tous les saints, devenu \u00e9glise, poss\u00e8de la plus grande coupole de toute l\u2019Antiquit\u00e9 (43,30 m de diam\u00e8tre). Deux autres petites places du secteur valent \u00e9galement un d\u00e9tour. La Piazza della Minerva offre une bien \u00e9trange sculpture d\u2019un \u00e9l\u00e9phant (Elefantino) supportant un ob\u00e9lisque \u00e9gyptien. La seconde, Piazza di Sant\u2019Ignazio Loyola (XVIIIe), est de style rococo. L\u2019\u00e9glise j\u00e9suite rec\u00e8le des peintures en trompe-l\u2019\u0153il d\u2019Andrea Pozzo (1642-1709). Le d\u00e9dale des petites rues du quartier historique (Centro Storico) offre des surprises \u00e0 chaque instant. Il faut tout simplement se laisser guider par le flot des pi\u00e9tons.<\/p>\n<p class=\"p3\">On arrive ainsi \u00e0 la Piazza di Trevi, lieu mythique de la fontaine de Trevi (Fontana di Trevi), la plus grande et la plus c\u00e9l\u00e8bre de Rome. On peut y jeter une pi\u00e8ce, \u00e0 sa guise, dos tourn\u00e9 \u00e0 la fontaine, mais mieux vaut se poser sur les marches pour admirer la beaut\u00e9 du spectacle des eaux. Adoss\u00e9e au palais Poli (XVIIIe), cette \u0153uvre baroque monumentale est due \u00e0 Giuseppe Pannini et a \u00e9t\u00e9 achev\u00e9e en 1732. Notre errance romaine arrive \u00e0 son terme.<\/p>\n<p class=\"p3\">En dirigeant ses pas vers le mont Pincio, o\u00f9 se trouve le parc de la Villa Borgh\u00e8se, on arrive au quartier de Tridente. La Via del Corso et la Via dei Condotti sont des lieux branch\u00e9s, ceux surtout des boutiques de luxe et des grandes maisons de couture italiennes. On arrive alors \u00e0 la place d\u2019Espagne (Piazza di Spagna), site favori des visiteurs de par son caract\u00e8re photog\u00e9nique. Un escalier monumental (135 marches) m\u00e8ne \u00e0 l\u2019\u00e9glise de la Trinit\u00e9-des-Monts (Chiesa della Trinita dei Monti, XVIe) d\u2019o\u00f9 l\u2019on jouit d\u2019un beau panorama sur la ville. La Villa M\u00e9dicis, superbe palais renaissance, se trouve juste un peu plus loin, \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du parc de la Villa Borgh\u00e8se. En 1803, Napol\u00e9on Bonaparte, en fit le si\u00e8ge de l\u2019Acad\u00e9mie de France \u00e0 Rome. De retour sur la place d\u2019Espagne, la fontaine du bateau naufrag\u00e9 (Barcaccia) est l\u2019\u0153uvre du sculpteur Bernini (en 1629). Face \u00e0 la fontaine, au coin des premi\u00e8res marches de l\u2019escalier, se trouve une demeure connue sous le nom de maison de Keats et Shelley. C\u2019est ici que le po\u00e8te romantique anglais John Keats est mort de la tuberculose en 1821, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de vingt-cinq ans. Ce lieu \u00e9voque \u00e9galement la m\u00e9moire de Percy Shelley, mort noy\u00e9 un an plus tard, au large des c\u00f4tes toscanes. La place d\u2019Espagne doit son nom \u00e0 l\u2019ambassade d\u2019Espagne aupr\u00e8s du Saint-Si\u00e8ge. Quant au Caff\u00e8 Greco au d\u00e9but de la Via dei Condotti, il est ouvert depuis 1760 et fut, \u00e0 une certaine \u00e9poque, le lieu de rendez-vous des c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s comme Casanova, Goethe, Wagner, Byron, Shelley, Keats, ou m\u00eame Baudelaire.<\/p>\n<p class=\"p3\">Cette d\u00e9couverte p\u00e9destre de la \u00ab\u00a0Ville \u00c9ternelle\u00a0\u00bb s\u2019ach\u00e8ve ici. Les piazzas sont si nombreuses \u00e0 Rome que le choix qui en a \u00e9t\u00e9 fait n\u2019est \u00e9videmment pas limit\u00e9 \u00e0 un seul itin\u00e9raire.<\/p>\n<p class=\"p3\">La richesse et la densit\u00e9 des sites est telle \u00e0 Rome qu\u2019il faut y pr\u00e9voir un s\u00e9jour prolong\u00e9, ou mieux encore, y revenir. Rome est une de ces villes qui ne s\u2019appr\u00e9cie pas d\u2019embl\u00e9e. Il faut en trouver l\u2019\u00e2me au gr\u00e9 de la d\u00e9couverte. Sa longue histoire risque \u00e0 tout moment d\u2019oblit\u00e9rer le charme du pr\u00e9sent. Rome est antique, chr\u00e9tienne, impr\u00e9gn\u00e9e du style renaissance ou baroque. De ce fait, l\u2019Histoire est omnipr\u00e9sente, mais il faut aussi avoir un \u0153il sur la vie italienne d\u2019aujourd\u2019hui. Et pour cela Rome est un observatoire id\u00e9al. Il y a pl\u00e9thore de march\u00e9s, de caf\u00e9s, de glaciers et de restaurants, vibrants d\u2019activit\u00e9s et de palabres, quand ce n\u2019est pas de musique ou de chants. L\u2019Italie est un pays captivant. Le trop plein de richesses a \u00e9lud\u00e9 des lieux tels le forum romain, le Vatican, le ch\u00e2teau Saint-Ange. C\u2019est comme si nous \u00e9tions partis avec les personnages d\u2019un roman de Dan Brown \u00e0 travers les rues de la capitale. Sauf, qu\u2019au lieu de courir apr\u00e8s une \u00e9nigme, on a pris le temps de marcher en sondant l\u2019ambiance romaine au plus profond. Car Rome est une ville qui se cherche et qui se vit dans sa r\u00e9alit\u00e9 quotidienne. Rome est une cit\u00e9 un peu ensorceleuse. On aime toujours y revenir. Alora, arrivederci Roma\u00a0! \u00c0 une prochaine fois\u00a0!<\/p>\n<p class=\"p3\"><b>Bibliographie<\/b><\/p>\n<p class=\"p3\">\u2013 Pocket Rome, Lonely Planet, 2016<\/p>\n<p class=\"p3\">\u2013 Rome, Eyewitness Travel Guides, DK, London<\/p>\n<p class=\"p3\">\u2013 Dan Brown, Angels &amp; Demons, Pocket Star Books<\/p>\n<p class=\"p3\">\u2013 Comte de Cavour (1810-1861)\u00a0: http:\/\/biography.yourdictionary.com\/conte-di-cavour<\/p>\n<p class=\"p3\">\u2013 Wikipedia<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment \u00e9voquer Rome\u00a0? On a tant \u00e9crit sur son histoire, ses monuments. 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