{"id":1488,"date":"2016-06-03T06:22:43","date_gmt":"2016-06-03T05:22:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=1488"},"modified":"2016-06-03T08:55:05","modified_gmt":"2016-06-03T07:55:05","slug":"sao-paulo-une-megalopole-a-limage-de-limmensite-bresilienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=1488","title":{"rendered":"S\u00e0o Paulo\u00a0: une m\u00e9galopole \u00e0 l&rsquo;image de l&rsquo;immensit\u00e9 br\u00e9silienne"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>Vibrante, fr\u00e9n\u00e9tique, cosmopolite, tentaculaire, on n&rsquo;en finit pas d&rsquo;accumuler les impressions li\u00e9es au gigantisme et au dynamisme fulgurant de S\u00e0o Paulo. Plus grande ville br\u00e9silienne, c&rsquo;est aussi l&rsquo;une des cinq plus grandes cit\u00e9s de la plan\u00e8te. Alors, que se cache-t-il derri\u00e8re cette fa\u00e7ade, \u00e0 priori terrifiante\u00a0?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Par Christian Sorand<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La population pauliste (\u2018Paulistas\u2019 est le nom portugais des habitants) est estim\u00e9e \u00e0 23M et le grand S\u00e0o Paulo compterait 27M d\u2019habitants. La m\u00e9galopole se classe dans le palmar\u00e8s des dix plus grandes cit\u00e9s mondiales. Ces chiffres ont de quoi effrayer et freiner toute envie de s\u2019y rendre. Or, l\u2019a\u00e9roport de S\u00e0o Paulo est devenu un lieu incontournable pour les voyageurs transatlantiques ou transpacifiques. M\u00eame si Rio ou Buenos Aires sont aussi des destinations de transit privil\u00e9gi\u00e9es, l\u2019escale de S\u00e0o Paulo s\u2019impose le plus souvent \u00e0 ceux qui arrivent sur le continent sud-am\u00e9ricain. Alors, apr\u00e8s Brasilia, Salvador da Bahia et Rio de Janeiro, voici cette fois la cit\u00e9 commun\u00e9ment surnomm\u00e9e \u00ab\u00a0Sampa\u00a0\u00bb par les Br\u00e9siliens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>M\u00e9tropole tentaculaire<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que de chemins parcourus depuis sa fondation par deux j\u00e9suites portugais en 1554\u00a0! Le monast\u00e8re de Pat\u00e9o do Coll\u00e9gio, lieu de naissance de S\u00e0o Paulo, a \u00e9t\u00e9 restaur\u00e9 pour comm\u00e9morer les 500 ans de la ville. D\u2019abord attir\u00e9e par la proximit\u00e9 des mines d\u2019or jusqu\u2019au XVIIIe, puis par le boom du caf\u00e9 et du sucre, l\u2019immigration est \u00e0 l\u2019origine de la croissance et du formidable dynamisme de la plus grande ville br\u00e9silienne. Portugais, Italiens, Allemands, Espagnols, mais aussi Arabes et Asiatiques sont arriv\u00e9s en masse.<br \/>\nAlors, non contente d\u2019\u00eatre devenue la capitale \u00e9conomique du pays, S\u00e0o Paulo reste aussi la plus grande ville lusophone du monde\u00a0; celle o\u00f9 60\u00a0% de la population est d\u2019origine italienne\u00a0; celle encore o\u00f9 vit la plus grande communaut\u00e9 nippone hors du Japon. Les superlatifs continuent. La ville est devenue la plus peupl\u00e9e du continent am\u00e9ricain avec Mexico et New York, et la plus grande agglom\u00e9ration de tout l\u2019h\u00e9misph\u00e8re sud\u00a0; celle \u00e9galement dont le PIB est le meilleur d\u2019Am\u00e9rique latine. Signe de r\u00e9ussite \u00e9conomique\u00a0: la Bourse de S\u00e0o Paulo demeure la premi\u00e8re place financi\u00e8re de toute l\u2019Am\u00e9rique latine. Cette m\u00e9tropole est aujourd\u2019hui class\u00e9e parmi les dix villes les plus ch\u00e8res du monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Vitrine du creuset br\u00e9silien<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que S\u00e0o Paulo soit une ville d\u2019apparence europ\u00e9enne comme Buenos Aires ou Santiago du Chili n\u2019est pas vraiment une surprise en fonction de la principale origine de ses descendants. En revanche, on conna\u00eet moins ses deux autres origines migratoires\u00a0: la japonaise et la libano-syrienne. L\u2019histoire de l\u2019immigration japonaise au Br\u00e9sil vaut bien un moment d\u2019attention de par son originalit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle, l\u2019\u00e8re de la restauration Me\u00efji (1868) ouvre les portes du monde occidental. L\u2019\u00e9migration japonaise au Br\u00e9sil date de 1870 apr\u00e8s un accord pass\u00e9 entre les deux \u00c9tats. Pour le Japon, il s\u2019agissait de compenser le manque de terres et l\u2019endettement rural. Pour le Br\u00e9sil, il fallait faire appel \u00e0 une main-d\u2019\u0153uvre palliant l\u2019esclavage aboli. C\u2019est ainsi qu\u2019en 1908, le \u2018Kasato-Maru\u2019, parti de Kob\u00e9, via le cap de Bonne-Esp\u00e9rance, arrive au port de Santos, avec 782 immigrants japonais \u00e0 son bord. Ce sont essentiellement des fermiers en provenance d\u2019Okinawa. \u00c0 partir de 1910, cette premi\u00e8re vague migratoire (les Nikkeis, Japonais expatri\u00e9s) s\u2019intensifie \u00e0 cause du blocage de l\u2019immigration japonaise aux \u00c9tats-Unis. Une trentaine de navires d\u2019immigrants se succ\u00e8dent. 190.000 immigr\u00e9s arrivent ainsi avant la Seconde Guerre mondiale, principalement pour travailler dans les plantations de caf\u00e9 paulistes (\u00c9tat de S\u00e1o Paulo). Au d\u00e9part, cette vague migratoire se voulait temporaire. Toutefois, la plupart sont rest\u00e9s. Seulement 10\u00a0% d\u2019entre eux sont retourn\u00e9s au Japon, o\u00f9 ils constituent d\u2019ailleurs la plus grande communaut\u00e9 portugaise de toute l\u2019Asie. Les \u2018Nisseis\u2019 (seconde g\u00e9n\u00e9ration) prosp\u00e8rent. Dans les ann\u00e9es 50, ils investissent le quartier de Liberdade devenu le quartier japonais de S\u00e0o Paulo. Ce quartier (\u00ab\u00a0libert\u00e9\u00a0\u00bb, en portugais) date de l\u2019\u00e9poque de l\u2019abolition de l\u2019esclavage. Aujourd\u2019hui, on y d\u00e9nombre environ 57.860 Nisseis et Sanseis (Japonais de la 3\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration). En visitant Liberdade, on ressent bien ce parfum \u00e9manant du Pays du Soleil Levant. On y trouve d\u2019ailleurs un mus\u00e9e d\u00e9di\u00e9 aux premiers Japonais (Museu da Associa\u00e7ao Okinawa Brasil, rue Tomaz de Lima). Les Japonais-Br\u00e9siliens (Nipo-brasileiros) forment aujourd\u2019hui une population forte de 1,5 millions d&rsquo;habitants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019immigration arabe, quant \u00e0 elle, est d\u2019origine plus vari\u00e9e. Au d\u00e9part, elle est issue de Syrie, du Liban, d\u2019Irak, de Palestine, ou d\u2019\u00c9gypte. Elle est surtout li\u00e9e \u00e0 des causes religieuses et socio-\u00e9conomiques. Puis, au d\u00e9but du XIXe, on assiste \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de juifs du Levant et du Maghreb. Au XXe si\u00e8cle, un important contingent de chr\u00e9tiens du Liban et de Syrie arrive. Parmi les 87.000 immigrants arabes, 40\u00a0% s\u2019installent dans l\u2019\u00c9tat de S\u00e0o Paulo entre 1871 et 1920. Une troisi\u00e8me vague arrive encore dans les ann\u00e9es 1970, form\u00e9e de musulmans libanais et palestiniens. Si cette diaspora a \u00e9t\u00e9 principalement commer\u00e7ante au d\u00e9part, elle s\u2019est ensuite diversifi\u00e9e avec l\u2019int\u00e9gration\u00a0: \u00e9crivains, politiciens, hommes d\u2019affaires et m\u00eame footballeurs (Mario Zagallo). Paulo Maluf (n\u00e9 en 1931), a \u00e9t\u00e9 maire de S\u00e0o Paulo, puis gouverneur du m\u00eame \u00e9tat, avant de devenir le leader du Partido Progressista. Gilberto Kassab (n\u00e9 en 1960), a \u00e9t\u00e9 maire de S\u00e0o Paulo de 2006 \u00e0 2012.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Diversit\u00e9 touristique et culturelle<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On pourrait croire que S\u00e0o Paulo offre peu d\u2019attrait touristique en fonction du gigantisme. Or, il s\u2019av\u00e8re que le centre historique conserve un patrimoine int\u00e9ressant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est bon de savoir que dans la journ\u00e9e, la question s\u00e9curitaire ne se pose pas. Les rues du centre-ville sont pi\u00e9tonnes et dens\u00e9ment fr\u00e9quent\u00e9es. Comme par ailleurs elles sont surveill\u00e9es par une pr\u00e9sence polici\u00e8re visible et diligente, cela donne le loisir de s\u2019y promener en toute qui\u00e9tude.<\/p>\n<p>La facette coloniale de la cit\u00e9 pauliste s\u2019int\u00e8gre au modernisme des gratte-ciel. La Cath\u00e9drale m\u00e9tropolitaine (Catedral da S\u00e9 de S\u00e3o Paulo) de style n\u00e9o-gothique (1913-1967) est le si\u00e8ge de l\u2019archev\u00each\u00e9 de S\u00e1o Paulo et peut contenir 8.000 fid\u00e8les. Elle occupe l\u2019espace d\u2019une place appel\u00e9e Pra\u00e7a da S\u00e9 (place de la Cath\u00e9drale) au c\u0153ur de la ville ancienne. C\u2019est le point de d\u00e9part d\u2019un entrelacs de rues pi\u00e9tonnes et commer\u00e7antes constituant le quartier des affaires de la cit\u00e9 pauliste, domin\u00e9 par la Bourse et par une pl\u00e9thore de banques et d\u2019\u00e9tablissements financiers. Le th\u00e9\u00e2tre municipal (Theatro Municipal, 1903), b\u00e2ti sur la colline du Th\u00e9 (Morro do Cha) est sans conteste le v\u00e9ritable joyau architectural de la ville. Construit dans le style du Palais Garnier de Paris, il abrite l\u2019orchestre municipal, le ch\u0153ur lyrique et le ballet de la cit\u00e9 pauliste. Un grand nombre de c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s mondiales s\u2019y sont produites, parmi lesquelles, Noureev, Caruso, la Callas, Toscanini ou Villa-Lobos, pour citer les plus connues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus loin, la place de la r\u00e9publique (Pra\u00e7a da Rep\u00fablica) offre un bel espace vert tropical au c\u0153ur du centre historique. C\u2019est pr\u00e8s d\u2019ici qu\u2019on peut voir deux immeubles notoires. Le premier est l\u2019Edificio It\u00e1lia (1956-1965) construit par l\u2019architecte br\u00e9silien Franz Heep. Haut de 168m et de 46 \u00e9tages, c\u2019est le deuxi\u00e8me plus haut gratte-ciel de la ville apr\u00e8s Mirante do Valle (170m, 51 \u00e9tages). Il est r\u00e9put\u00e9 pour sa plateforme panoramique, son th\u00e9\u00e2tre, son op\u00e9ra et ses restaurants italiens. \u00c0 quelques pas d\u2019ici \u00e9galement, on pourra admirer la vague architecturale de l\u2019Edificio Copan (140m, 38 \u00e9tages, 1952-1961) dont l\u2019architecte n\u2019est autre que le c\u00e9l\u00e8bre Oscar Niemeyer. Son nom est un acronyme qui n\u2019a rien \u00e0 voir avec la cit\u00e9 maya du Honduras.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le v\u00e9ritable c\u0153ur vert de S\u00e0o Paulo est le parc Ibirapuera (Parque Ibirapuera), l\u2019un des trois plus grands parcs d\u2019Am\u00e9rique latine, comparable au Central Park de New York. Outre ses lacs et ses espaces verts, c\u2019est ici que se trouvent un certain nombre de constructions dues pour la plupart \u00e0 Oscar Niemeyer\u00a0: le plan\u00e9tarium, le mus\u00e9e d\u2019Art Moderne, le mus\u00e9e Afro-br\u00e9silien. Enfin, les amateurs d\u2019art ne manqueront pas la visite du MASP (Museu de Arte de S\u00e0o Paulo, Assis Chateaubriand). Il abrite la collection d\u2019art occidental la plus importante d\u2019Am\u00e9rique latine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi S\u00e0o Paulo offre-t-elle un visage cosmopolite de premier ordre. Et si le centre historique rappelle par certains c\u00f4t\u00e9s le cadre des villes nord-am\u00e9ricaines, il ne faut pas se leurrer sur cette apparence pour laquelle le c\u0153ur et l\u2019\u00e2me conservent une couleur et un h\u00e2le tout br\u00e9siliens. Les Paulistes sont r\u00e9put\u00e9s accueillants malgr\u00e9 la taille disproportionn\u00e9e de leur agglom\u00e9ration. Il est clair qu\u2019elle ne b\u00e9n\u00e9ficie pas du m\u00eame attrait que le site \u00e9poustouflant de Rio-de-Janeiro ou de la beaut\u00e9 m\u00e9tisse et palpitante de Salvador da Bahia, mais elle m\u00e9rite une escale au cours du voyage br\u00e9silien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Bibliographie<\/strong><br \/>\nLonely Planet-Sao Paulo<br \/>\nWikip\u00e9dia-Sao Paulo<br \/>\nWorld Population Review<br \/>\nWikitravel<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.gpsmycity.com\">http:\/\/www.gpsmycity.com<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.lepetitjournal.com\/saopaulo\">http:\/\/www.lepetitjournal.com\/saopaulo<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.linternaute.com\">http:\/\/www.linternaute.com<\/a><br \/>\n<a href=\"https:\/\/arpoadorbatignolles.com\">https:\/\/arpoadorbatignolles.com<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/remi.revues.org\">http:\/\/remi.revues.org<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vibrante, fr\u00e9n\u00e9tique, cosmopolite, tentaculaire, on n&rsquo;en finit pas d&rsquo;accumuler les impressions li\u00e9es au gigantisme et au dynamisme fulgurant de S\u00e0o<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":1489,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[20],"tags":[],"class_list":["post-1488","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-evasion"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1488","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1488"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1488\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1491,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1488\/revisions\/1491"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1489"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1488"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1488"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1488"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}