{"id":1442,"date":"2016-06-03T07:35:11","date_gmt":"2016-06-03T06:35:11","guid":{"rendered":"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=1442"},"modified":"2016-06-03T08:58:06","modified_gmt":"2016-06-03T07:58:06","slug":"invitation-au-voyage-avec-latelier-decriture-mots-passants-de-wuhan-symbole-de-droiture-delevation-de-depassement-dhumilite-qui-suis-je","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=1442","title":{"rendered":"Invitation au voyage avec l\u2019atelier d\u2019\u00e9criture \u00ab\u00a0Mots Passants\u00a0\u00bb de Wuhan  Symbole de droiture, d\u2019\u00e9l\u00e9vation, de d\u00e9passement, d\u2019humilit\u00e9, QUI SUIS-JE\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">ATTENTION TOP CHRONO<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est un incontournable du paysage et de la culture chinoise\u2026<br \/>\nSon jus amer soigne de la fi\u00e8vre et permet d\u2019atteindre l\u2019immortalit\u00e9<br \/>\nAvec le pin et le prunier il est \u00ab\u00a0l\u2019un des trois amis qui ne craignent pas l\u2019hiver\u00a0\u00bb<br \/>\nIl est le symbole confuc\u00e9en de la constance et de l\u2019amiti\u00e9<br \/>\nIl a donn\u00e9 son nom au p\u00e9tard dont il est l\u2019anc\u00eatre avant l\u2019invention de la poudre\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019EST\u2026C\u2019EST&#8230;? VOUS NE TROUVEZ PAS\u00a0? \u00a0REFLECHISSEZ BIEN\u00a0!<br \/>\nET SI L\u2019ON VOUS DIT\u2026 Ombrelles, porte-crayons, chaises \u00e0 porteurs, aqueducs, roue hydraulique\u2026baguettes, \u00e9chafaudages&#8230;paniers de s\u00e9chage \u00e0 th\u00e9\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019EST\u2026C\u2019EST\u00a0\u2026C\u2019EST\u2026 le BAMBOU,\u00a0bien s\u00fbr\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais STOP, je crois que je m\u2019\u00e9gare et confonds notre atelier d\u2019\u00e9criture Mots Passants avec une c\u00e9l\u00e8bre \u00e9mission de France T\u00e9l\u00e9vision.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si comme nous, ce v\u00e9g\u00e9tal vous intrigue, vous \u00e9meut, vous surprend, si vous avez tendance \u00e0 le photographier sous toutes ses formes lors de vos escapades en Chine, alors n\u2019h\u00e9sitez pas\u00a0: prenez une feuille de papier ou mieux votre carnet de voyages et laissez-vous guider par les propositions d\u2019\u00e9criture qui suivent\u2026 Comme les participantes de notre atelier qui, chaque mois, vous offrent quelques-uns de leurs textes, peut-\u00eatre verrez-vous le bambou comme vous ne l\u2019avez jamais vu\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2022 Vous \u00eates-pr\u00eats\u00a0\u00e0 suivre l\u2019un de nos trois chemins d\u2019\u00e9criture<br \/>\nChoisissez un objet dont vous savez qu\u2019il est fait en bambou. D\u00e9crivez-le, sans le nommer avec minutie (ses formes, ses couleurs, son odeur. Expliquez avec force d\u00e9tails son histoire, si vous la connaissez, son utilisation, et pourquoi il a retenu votre attention. Faites-le deviner \u00e0 vos lecteurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2022 Imaginez une petite fable mettant en sc\u00e8ne un bambou et un autre v\u00e9g\u00e9tal, un bambou et un animal, un bambou et un \u00eatre humain, un bambou et un objet du quotidien. N\u2019h\u00e9sitez pas \u00e0 faire parler vos personnages, \u00e0 leur attribuer des qualit\u00e9s et des d\u00e9fauts, des sentiments. Placez-les dans un d\u00e9cor pr\u00e9sent\u00e9 par quelques traits significatifs.Et n\u2019oubliez pas de pr\u00e9voir une petite moralit\u00e9, explicite ou implicite. C\u2019est l\u00e0 tout le charme de la fable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2022 Que nous disent de nous nos photos de voyage\u00a0? Peut-\u00eatre avez-vous envie de l\u2019exp\u00e9rimenter\u00a0? Retrouvez dans votre ordinateur ou dans un de vos albums, une photo de \u00ab\u00a0bambous\u00a0\u00bb que vous avez prise il y a six mois, un an, deux ans\u2026D\u00e9crivez objectivement cette photo\u00a0: que repr\u00e9sente-elle\u00a0? quand a-elle \u00e9t\u00e9 prise\u00a0? avec qui\u00a0? Puis, essayez de retrouver dans votre m\u00e9moire les sentiments, \u00e9motions, sensations \u00e9prouv\u00e9s lors de la prise de vue. Enfin, revenez au moment pr\u00e9sent. Demandez-vous ce qui vous \u00e9tonne, ce qui vous touche sur cette photo. Avec le recul du temps, quels sentiments, quelles sensations \u00e9prouvez-vous aujourd\u2019hui. Cette photo de bambou oubli\u00e9e vous indiquera certainement un chemin parcouru\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et si ces pistes vous paraissent un peu difficiles \u00e0 emprunter, laissez-vous guider par nos participantes. Peut-\u00eatre leur imaginaire rejoindra-t-il le v\u00f4tre\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Bambou, t\u00e9moin du boom immobilier<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que ce soit dans les villes ou dans des r\u00e9gions plus recul\u00e9es, on peut dire que, partout, tu es devenu indispensable \u00e0 cette fr\u00e9n\u00e9sie de constructions immobili\u00e8res et \u00e0 ces villes nouvelles qui apparaissent au milieu de nulle part.<br \/>\nTes grandes cannes sont tout en contraste avec ces buildings modernes aux vitres teint\u00e9es qui s\u2019\u00e9l\u00e8vent vers le ciel. Et toi, tu es comme leur tuteur gr\u00e2ce auquel ils peuvent grandir. Tu les ceintures, les enveloppes comme pour les prot\u00e9ger avant leur naissance.<br \/>\nSolide, ind\u00e9fectible, flexible, les ouvriers qui s\u2019affairent sur les chantiers peuvent aussi, sans crainte, compter sur toi.<br \/>\nMais tu as d\u00fb certainement \u00eatre t\u00e9moin de faits qui ne t\u2019ont pas plu. Depuis tous ces mill\u00e9naires que tu observes, tu sais ce qu\u2019est une bonne construction. Toi, mod\u00e8le de constance et d\u2019obstination, je suis certaine que si tu pouvais parler, tu d\u00e9noncerais ces constructions Tofu sous lesquelles sont ensevelis des innocents \u00e0 chaque tremblement de terre.<br \/>\nPour certains, malgr\u00e9 toi, d\u2019\u00e9chafaudage, tu deviens \u00e9chafaud.<br \/>\nLaurence D. M.<br \/>\nQui suis-je\u00a0?<br \/>\nJe suis le bambou, solide et souple.<br \/>\nJe ploie et me redresse.<br \/>\nJe suis plein, plein de vide, de ce vide qui permet de combler, de remplir.<br \/>\nJe suis l\u2019\u00e9tincelle dans les yeux des jeunes parents d\u00e9couvrant leur enfant.<br \/>\nJe suis ce vol d\u2019oiseaux au dessus des rizi\u00e8res, labeur qui unit des g\u00e9n\u00e9rations de paysans.<br \/>\nJe suis cet instant o\u00f9 na\u00eet le soleil derri\u00e8re les pics, silencieux, imposants.<br \/>\nJe suis ces \u00e9clats de rire de la famille r\u00e9unie par la F\u00eate du Printemps.<br \/>\nJe suis cette m\u00e9lodie suspendue au pinceau de l\u2019artiste.<br \/>\nJe suis\u2026la pl\u00e9nitude.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Magali S.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Bambou et Prunus<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils avaient pouss\u00e9 l\u00e0, \u00e0 l\u2019angle de la rizi\u00e8re.<br \/>\nNul ne savait comment leurs graines avaient pu traverser la montagne. Ils \u00e9taient les seuls de leur esp\u00e8ce, \u00e0 l\u2019or\u00e9e du village. L\u2019un poussait son tronc r\u00eache, noir, plein. L\u2019autre d\u00e9veloppait sa tige lisse, verte, creuse. L\u2019un \u00e9tendait sa ramure, l\u2019autre montait vers le ciel. Prunus et Bambou ils \u00e9taient.<br \/>\nLes deux v\u00e9g\u00e9taux se plaisaient en la compagnie l\u2019un de l\u2019autre. Ils ne voyaient pas les saisons s\u2019\u00e9grener au rythme des bouquets printaniers de Prunus, au rythme des bracelets noueux sur la canne de Bambou. Prunus refermait ses boutons, berc\u00e9 par les notes du vent dans le feuillage de Bambou.\u00a0Bambou, lui, au tout d\u00e9but de l\u2019\u00e9t\u00e9, r\u00eavait en voyant virevolter les p\u00e9tales de Prunus dans la brise du soir.<br \/>\nLes beaux jours furent pr\u00e9coces cette ann\u00e9e-l\u00e0. La nature \u00e9tait en f\u00eate. Prunus n\u2019\u00e9tait que nuage vaporeux de coton rose et blanc. Les petites filles du village accoururent, tressant couronnes et colliers. Les anciens retrouv\u00e8rent leurs jambes d\u2019autrefois et vinrent s\u2019asseoir \u00e0 son pied, se confiant souvenirs et secrets.<br \/>\nM\u00eame le Vieux Sage de la montagne, qu\u2019on n\u2019avait pas vu depuis longtemps arriva un matin. Il pr\u00e9para sa pierre \u00e0 encre, ses pinceaux et immortalisa Prunus sur un rouleau de papier de riz.<br \/>\nPour la premi\u00e8re fois de sa vie, Bambou sentit son c\u0153ur se creuser davantage. Il d\u00e9couvrit un sentiment inconnu, la jalousie.<br \/>\nLui qui r\u00e9sistait au soleil le plus ardent, \u00e0 la pluie la plus drue, lui qui jamais ne rompait sous la bourrasque, se sentit abandonn\u00e9, exclu.<br \/>\nUn soir o\u00f9 ses feuilles graciles pleuraient en silence, Bambou entendit le pas lourd d\u2019un buffle clapotant lourdement dans la boue de la rizi\u00e8re, conduit par un paysan chapeaut\u00e9. L\u2019homme attacha son animal au tronc de Prunus. Adoss\u00e9 contre l\u2019\u00e9corce rugueuse, il sortit de sa besace en peau de ch\u00e8vre, une petite tige perc\u00e9e de trous qui fit chanter la brise de nuit.<br \/>\nAussit\u00f4t, les feuilles de Bambou s\u00e9ch\u00e8rent leurs larmes, relev\u00e8rent la t\u00eate, se mirent \u00e0 vibrer comme elles ne l\u2019avaient jamais fait. Prunus, d\u00e9j\u00e0 endormi, ouvrit \u00e0 nouveau ses p\u00e9tales.<br \/>\nCe fut un concert que m\u00eame le Vieux Sage de la montagne entendit au loin. Le village, surpris dans son sommeil, se pr\u00e9cipita. Le Vieux Sage aussi.<br \/>\nBambou sentit son c\u0153ur se gorger d\u2019une s\u00e8ve nouvelle. Avec le bouvier et sa fl\u00fbte, les deux amis offraient \u00e0 tous un spectacle de couleurs, de musique et de joie, chacun \u00e0 sa partition mais tous, \u00e0 l\u2019unisson.<br \/>\nDepuis cette nuit-l\u00e0, il n\u2019est pas rare d\u2019admirer, sur un m\u00eame rouleau de papier de riz, un prunier et un bambou devenus, avec le chrysanth\u00e8me et l\u2019orchid\u00e9e les v\u00e9g\u00e9taux pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s du Lettr\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Marie-Christine H.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le Bambou de la Modestie<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On raconte que sur les rives de la Han, chaque ann\u00e9e, \u00e0 l\u2019aube du septi\u00e8me jour du huiti\u00e8me mois lunaire, est \u00e9lu le Bambou de la Modestie.<br \/>\nPlusieurs centaines de tribus se disputent ce titre qui donne au vainqueur un billet pour la gloire, en toute humilit\u00e9\u00a0: participer \u00e0 la construction de l\u2019Echafaudage de la S\u00e9r\u00e9nit\u00e9.<br \/>\nCette saison, deux chaumes se distinguent\u00a0: \u00ab\u00a0Silice la Malice\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Viscose le Virtuose\u00a0\u00bb.<br \/>\nNul ne sait vraiment qui de ces deux tiges remportera la victoire.<br \/>\nSilice est dot\u00e9 d\u2019un physique de guerrier. Sa canne, fi\u00e8re et \u00e9lanc\u00e9e, affiche au public des cicatrices, t\u00e9moins de sa robustesse et de sa supr\u00e9matie contre tous les temps. Son fourreau est \u00e9pais, lisse, malicieux. Le vent qui se jette sur sa gaine glisse en ses courbes, en musique, et s\u2019\u00e9vanouit subrepticement, sans bruit. Mais bien que v\u00e9ritable sculpture ornementale de n\u0153uds cloisonn\u00e9s, Silice part avec un handicap\u2026 Il est creux, sonne le vide.<br \/>\nViscose, quant \u00e0 lui, n\u2019ose\u2026 Il n\u2019ose pointer le bout de sa tige. La vie souterraine pour lui n\u2019a pas de secret\u00a0: une authentique galerie d\u2019art o\u00f9 s\u2019exposent, \u00e0 l\u2019abri des regards, des racines envahissantes, \u0153uvres naturalistes sign\u00e9es\u00a0Rizhome, qui lui permettront de cro\u00eetre, un jour, en touffes plus ou moins denses, \u00e0 une autre cadence. Il sait que son turion est comestible et que les tiges de l\u2019en-del\u00e0 lui conf\u00e8rent tous les crit\u00e8res de beaut\u00e9\u00a0: courtes et \u00e9paisses, longues et minces. Mais est-ce des atouts suffisants pour d\u00e9tr\u00f4ner Silice la Malice\u00a0?<br \/>\nA cette question\u00a0: Point d\u2019interrogation\u2026 Laissons \u00e0 chacun le temps de la r\u00e9flexion. M\u00e9ditons sur les dictons suivants, chantonnant aux quatre vents, \u00e0 \u00e9chelle humaine, les jalons de la vie, ascension tumultueuse ou descente vertigineuse vers une humilit\u00e9 pas si naturelle\u00a0:<br \/>\n\u00ab\u00a0Plus grand est le bambou, plus bas il s\u2019incline.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Le bambou existe au-dessus et en dessous de son n\u0153ud.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0La soci\u00e9t\u00e9 \u00e9tant divis\u00e9e par tranches, comme un bambou, la grande affaire d\u2019un homme est de monter dans la classe sup\u00e9rieure \u00e0 la sienne et tout l\u2019effort de cette classe est de l\u2019emp\u00eacher de monter\u00a0\u00bb.<br \/>\n\u00ab\u00a0Pliera bien qui croyait tendre\u00a0\u00bb\u2026<br \/>\nEt\u2026 Silence\u00a0! \u00c7a pousse\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Sandrine B.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Phyllostachys<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le bambou fort pr\u00e9sent en Asie semble \u00e0 premi\u00e8re vue assez pr\u00e9visible. Une unique tige et quelques feuilles fines en son fa\u00eete. Il file. Il est sans surprise. Il ressemble \u00e0 son voisin qui lui m\u00eame ressemble \u00e0 son fr\u00e8re de lign\u00e9e. Des jumeaux \u00e0 l\u2019infini. Un jeu de miroirs. Des copies, sans personnalit\u00e9, sans \u00e2me, sans projet autre que celui d\u2019avancer en rangs serr\u00e9s. Une petite arm\u00e9e v\u00e9g\u00e9tale.<br \/>\nDepuis quelques temps, cela ne vous aura pas \u00e9chapp\u00e9, l\u2019envahisseur assi\u00e8ge nos jardins. Trembles, seringas, lauriers tins, ajoncs, aub\u00e9pines, ch\u00e8vrefeuilles, charmes, tremblent. Mine de rien, il semble parti \u00e0 la conqu\u00eate de nos haies et de nos cultures. Il colonise.<br \/>\nPersonne ne semble en prendre ombrage. Exotique, il a eu son heure de gloire. Gr\u00e9gaire et d\u00e9brid\u00e9, il prend des airs de mauvaise herbe.<br \/>\nL\u2019on devrait peut-\u00eatre s\u2019en inqui\u00e9ter et s\u2019en prot\u00e9ger.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Catherine D.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Questions au bambou<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu es l\u00e0 depuis la nuit des temps, vieux et jeune \u00e0 la fois. Tu leur es vital, n\u00e9cessaire. Auraient-ils pu vivre sans toi\u00a0?<br \/>\nIls te mangent, te fa\u00e7onnent, te regardent avec tant d\u2019admiration, t\u2019utilisent aussi bien pour la vie que pour la mort. Pas une journ\u00e9e ne passe sans qu\u2019ils ne te touchent au moins une fois.<br \/>\nC\u2019est \u00e0 se demander ce qu\u2019ils seraient devenus sans toi. Leur \u00e9volution en aurait-elle \u00e9t\u00e9 boulevers\u00e9e, si tu n\u2019avais pas exist\u00e9\u00a0?<br \/>\nTe sens-tu combl\u00e9 par cette r\u00e9alit\u00e9\u00a0? Es-tu fier de leur \u00eatre si indispensable\u00a0?<br \/>\nIl semblerait en effet, car sinon, pousserais-tu si droit et si haut, \u00e0 nous regarder tout en bas, du haut de ton importance\u00a0?<br \/>\nTu symbolises pourtant l\u2019humilit\u00e9 \u2026<br \/>\nL\u00e0, r\u00e9side tout le paradoxe de l\u2019Asie.<br \/>\nJ\u2019en conclus que tu es le digne repr\u00e9sentant de la Chine \u00e0 mes yeux\u00a0: un ext\u00e9rieur et un int\u00e9rieur en inad\u00e9quation\u00a0; un \u00eatre familier que je suis pourtant bien incapable de cerner, de comprendre.<br \/>\nQuelque chose de beau, d\u2019une apparente simplicit\u00e9 mais en fait bien plus compliqu\u00e9 qu\u2019il n\u2019y para\u00eet, tout un monde \u00e0 la fois proche et tellement lointain.<br \/>\nLe r\u00e9sum\u00e9 de mon sentiment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Karine L.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ATTENTION TOP CHRONO Il est un incontournable du paysage et de la culture chinoise\u2026 Son jus amer soigne de la<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":1447,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[16,31],"tags":[],"class_list":["post-1442","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-infos-regionales","category-wuhan"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1442","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1442"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1442\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1446,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1442\/revisions\/1446"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1447"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1442"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1442"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1442"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}