{"id":1163,"date":"2016-01-30T11:12:33","date_gmt":"2016-01-30T10:12:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=1163"},"modified":"2016-01-30T11:14:56","modified_gmt":"2016-01-30T10:14:56","slug":"un-savoir-faire-a-la-francaise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/?p=1163","title":{"rendered":"Un savoir-faire \u00e0 la fran\u00e7aise"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><em>Conseiller aupr\u00e8s des plus grandes maisons de mode, Beno\u00eet Duvignacq s\u2019est lanc\u00e9 un d\u00e9fi, cr\u00e9er sa propre marque de maroquinerie fran\u00e7aise. Lanc\u00e9e en 2009 avec une premi\u00e8re collection pr\u00e9sent\u00e9e en 2010, le jeune fran\u00e7ais ancien \u00e9l\u00e8ve de stylisme \u00e0 Esmod qui a \u00e9galement collabor\u00e9 avec Sonia Rykiel, voit en l\u2019accessoire en g\u00e9n\u00e9ral, le sac en particulier, un moyen de pouvoir se lancer dans ce monde impitoyable qu\u2019est la mode. Pr\u00e9sent \u00e0 Hong-Kong, \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9nement organis\u00e9 par la French Chamber, Euro Pop, Beno\u00eet Duvignac nous a pr\u00e9sent\u00e9 ses cr\u00e9ations.<\/em> <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>Par Catya Martin<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Son travail se fait autour de fabrication artisanale fran\u00e7aise. Le choix des peaux est aussi important que le travail des coupes.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">D\u00e8s 2010, il pr\u00e9sente ses sacs Rialto et Faubourg, avec la perche du Nil. Ce choix part d\u2019une histoire o\u00f9 hasard et rencontres le m\u00e8nent vers ce poisson aujourd\u2019hui en voie de disparition. \u201cC\u2019est au fond d\u2019un tiroir, chez mon fabricant, que j\u2019ai trouv\u00e9 une peau qui a aussit\u00f4t attir\u00e9 mon attention. J\u2019ai demand\u00e9 ce que c\u2019\u00e9tait, l\u00e0, mon fabricant incapable de savoir d\u00e9cide de joindre son grand-p\u00e8re \u00e2g\u00e9 de 85 ans qui nous livre l\u2019histoire de ce morceau abandonn\u00e9. Une commande non suivie de Dior dans les ann\u00e9es 50 et des peaux de perche du Nil toujours stock\u00e9es en Auvergne. Je d\u00e9cide donc d\u2019y aller et de les r\u00e9cup\u00e9rer pour ma collection\u201d.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Chaque mod\u00e8le est d\u00e9clin\u00e9 en plusieurs teintes, son inspiration sur les couleurs lui vient du quotidien. \u201cChaque instant, chaque regard m\u2019inspire\u201d, d\u00e9clare Beno\u00eet, \u201cune balade \u00e0 Kowloon, un sublime tableau de Klimt, les yeux d\u2019une femme crois\u00e9e dans une rue\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Si travailler dans la mode est une \u00e9vidence pour lui, le combat n\u2019\u00e9tait pas gagn\u00e9 pour autant. Une famille qui lui dessine un avenir tout organis\u00e9, une profession pas forc\u00e9ment accept\u00e9e dans son univers. Lyc\u00e9e, lettres sup\u00e9rieures, sciences politiques seront donc les premiers pas vers un m\u00e9tier pour ce jeune homme d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser ses r\u00eaves. Sa famille s\u2019aper\u00e7oit rapidement que la mode est faite pour lui et qu\u2019il est fait pour elle et c\u2019est l\u00e0 qu\u2019il entre \u00e0 Esmod. Des d\u00e9buts compliqu\u00e9s mais tr\u00e8s vite rep\u00e9r\u00e9 par ses enseignants, le jeune homme va enfin pouvoir s\u2019\u00e9panouir dans son travail. \u201cJ\u2019ai l\u2019oeil et je sens les modes. Tout ce que je sais je l\u2019ai appris sur le terrain, au quotidien, pas \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Si j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 d\u2019int\u00e9grer le monde de la mode ce n\u2019est surtout pas pour le glamour ou les paillettes mais pour l\u2019amour du produit, comprendre et apprendre\u201d, explique-t-il. \u201cJ\u2019ai la chance d\u2019avoir un carri\u00e8re li\u00e9e \u00e0 des rencontres, une envie d\u2019apprendre chaque jour. J\u2019ai envie tous les soirs de me coucher avec le sentiment d\u2019avoir appris des choses, vu des choses bref avoir \u00e9t\u00e9 nourri\u201d, explique le jeune cr\u00e9ateur.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Sa marque, son b\u00e9b\u00e9, il la veut classique. \u201cJ\u2019ai compris que pour qu\u2019un produit dure dans le temps, il faut avant tout faire ce que vous porteriez, vous. Ce que vos amis porteraient, ce que votre famille aime\u201d. Ses nombreux voyages \u00e0 travers le monde lui permettent d\u2019avoir un regard sur les tendances, il observe tout, tout le temps. \u201cC\u2019est avec ce regard et ces constats que je cr\u00e9\u00e9 mes mod\u00e8les et aujourd\u2019hui je travaille en fonction de mes clients, de leurs besoins, beaucoup sont devenus mes amis, j\u2019\u00e9coute et eux m\u2019\u00e9coutent\u201d.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">La marque Beno\u00eet Duvignacq repr\u00e9sente aujourd\u2019hui les sacs avec des accessoires vendus uniquement avec le sac, des vestes et blousons en cuir et peau. Sa position \u00e0 l\u2019international a pris de l\u2019ampleur avec une pr\u00e9sence au Japon et Vietnam pour l\u2019Asie mais \u00e9galement aux Etats-Unis (NYC, LA, Miami, SF, Boston et Chicago). <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Hong-Kong pourrait bient\u00f4t accueillir ses cr\u00e9ations. \u201cJe discute actuellement pour trouver la bonne personne ici, je ne veux pas \u00eatre d\u00e9\u00e7u mais \u00e7a se pr\u00e9cise\u201d, indique-t-il. Ses projets pour le court ou long terme, Beno\u00eet Duvignacq a du mal \u00e0 nous en parler. \u201cC\u2019est tr\u00e8s compliqu\u00e9 pour moi de me projeter, je suis dans l\u2019instant. Je peux le faire pour mes clients, dans mon activit\u00e9 de conseiller de marques mais c\u2019est plus difficile lorsqu\u2019il s\u2019agit de moi\u201d. A suivre\u2026<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conseiller aupr\u00e8s des plus grandes maisons de mode, Beno\u00eet Duvignacq s\u2019est lanc\u00e9 un d\u00e9fi, cr\u00e9er sa propre marque de maroquinerie<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":1164,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-1163","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-economie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1163","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1163"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1163\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1165,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1163\/revisions\/1165"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1164"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1163"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1163"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.traitdunionmag.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1163"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}