Des maths à la musique

Après avoir travaillé de nombreuses années dans le secteur de la finance, Patrick Larbier a décidé de changer de carrière en faisant partager ses passions aux autres.

Une passion pour les mathématiques qui va se transformer en un amour de la musique. C’est le parcours de Patrick Larbier. Après avoir travaillé de nombreuses années dans le secteur de la finance, Patrick a décidé de changer de carrière en faisant partager ses passions aux autres. Après avoir créé “Live Band School” d’abord, “Chorus” est né et avec, une école proposant cours de musique, de chant, de théâtre et de… mathématiques! Musicien confirmé, Patrick Larbier a co-écrit une dizaine de méthodes de pédagogie musicale et a également collaboré à des publications musicales telles que Guitariste Magazine ou encore le site Guitare live. Beaucoup de Français de Hong-Kong connaissent surtout les soirées “chansons françaises” organisées par Patrick et Marion Demeneix, son épouse, au Wanch. Rencontre avec un musicien engagé.

Trait d’Union : Chorus est né à la suite de « Live Band School ». Pensiez-vous avoir ce succès aussi rapidement ?
Patrick Larbier : « LIVE BAND SCHOOL » a constitué la première phase d’un vaste projet pédagogique que nous avions, Marion et moi, en tête depuis longtemps. En six mois, LBS est devenu CHORUS.
Les « ateliers Bands », c’est-a-dire les ateliers où les enfants musiciens ou chanteurs sont encadrés par un musicien professionnel, ont grossi selon une allure initialement prévue. De nouvelles activités telles que les cours d’instrument, de chant et d’art dramatique, ont permis à l’ensemble de prendre un véritable essor. Aujourd’hui, nous sommes en avance  sur nos prévisions d’il y a un an. En revanche, la physionomie de CHORUS est sensiblement différente de celle envisagée au tout début : CHORUS est aujourd’hui une structure pédagogique bicéphale partagée entre la musique et le théâtre, avec diverses activités en démarrage.

Qui sont vos élèves aujourd’hui ?
80 % sont des élèves du lycée français international âgés de 4 à 18 ans. Les 20 % restants sont des adultes ou des adolescents provenant d’autres écoles internationales.

Comment travaillez-vous avec vos élèves ?
Toutes les activités se font en groupe. La musique est répartie entre nos locaux situés à Causeway Bay (en studio de répétition) et dans le quartier de Stanley. Philippe Besnard et moi animons les activités musicales. Une fois par mois, nous organisons un concert d’élèves. C’est un des principes conducteurs de CHORUS : créer un sentiment communautaire à travers les concerts et les spectacles.
Le théâtre en français pour enfants et adultes, encadré par trois animatrices,  se déroule à Stanley,  à Central et à Discovery Bay. Là aussi, notre objectif est de souder les élèves autour de projets pédagogiques et culturels.

Musique, théâtre et mathématiques. Pourquoi ?
Dans notre esprit, il n’y a pas de frontière entre les disciplines. L’épanouissement global des élèves passe par les arts et les sciences. Le verbe, les sons, les nombres… il n’y a pas de raison de segmenter les disciplines. Après tout, c’est Pythagore qui est à l’origine de la gamme de sept notes que nous connaissons!

Parlez-nous un peu plus de vos nouvelles activités « théâtre » et « cours de mathématiques » ?
Sentimentalement, les mathématiques ont toujours été ma priorité pédagogique. D’ailleurs, toutes les méthodes de musique que j’ai co-écrites sont inspirées par les manuels de mathématiques de mon enfance. Pour le moment, les mathématiques concernent les terminales ‘S’ et s’étendront bientôt  aux autres classes.
Entre les stages durant les vacances et les divers ateliers en semaine, le théâtre est en plein essor. Si Marion Demeneix et Agnès de Ronne sont en charge des ateliers pour les enfants, Agnès Seelinger Lahirle quant à elle, partage son expérience de la scène et de la mise en scène avec le groupe adulte à Stanley.

Avez-vous atteint tous vos objectifs et quels sont ceux que vous vous êtes fixés pour l’année à venir ?
Partis de 15 élèves il y a un an, nous en encadrons aujourd’hui près de 140 chaque semaine. Les objectifs à court terme sont donc remplis. Mais la route vers le projet final reste encore longue.
Le but de cette année scolaire est de développer l’événementiel (concerts et spectacles de théâtre). Pour la musique, c’est le sens des soirées mensuelles « Chorus at the Wanch » ou l’organisation de la « Rock night » au lycée français.
Nous travaillons également à ce que CHORUS atteigne une certaine taille critique afin d’élargir le choix des activités et de créer des interactions entre les divers ateliers. A la prochaine rentrée, nous entrerons dans la troisième phase de CHORUS.